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    France

    Gilets jaunes : défilé des personnalités politiques à Matignon

    media Edouard Philippe reçoit à la chaîne les leaders des partis politiques depuis ce lundi matin: Olivier Faure, Laurent Wauquiez, Yannick Jadot... et Stanislas Guerini de LREM (photo) pour trouver une issue à la crise des gilets jaunes. REUTERS/Stephane Mahe

    En France, les chefs de partis ont défilé dans le bureau du Premier ministre à Matignon, dans le cadre des consultations organisées pour trouver une issue politique à la crise générée par le mouvement des «gilets jaunes». Le président des Républicains, Laurent Wauquiez, le patron du Parti socialiste, Olivier Faure, et la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, sont parmi les chefs de partis reçus ce 3 décembre par Edouard Philippe. Le dialogue semble difficile à établir. Les représentants du collectif «gilets jaunes libres» n'iront pas à Matignon mardi.

    Edouard Philippe avait une dizaine de rendez-vous au programme de sa journée. Le Premier ministre a reçu, à la demande d’Emmanuel Macron, les chefs de partis et des groupes parlementaires. Objectif : trouver un début de sortie de crise face au mouvement des « gilets jaunes ». Mais ces consultations à Matignon n’ont pas permis de surmonter les divisions avec l’opposition.

    Le président Emmanuel Macron avait chargé hier son Premier ministre de consulter pour reprendre la main et les doléances de l’opposition s’empilent dans le bureau du chef du gouvernement. Edouard Philippe sert aujourd’hui de « punching-ball » pour les oppositions, obligé d’entendre les critiques de la droite et de la gauche.

    Ils avaient 30 minutes pour se faire entendre. La trentaine de responsables politiques de droite, de gauche et de la majorité ont défilé dans le bureau d’Edouard Philippe, avec leurs nombreuses doléances. De la dissolution de l’Assemblée à un Grenelle de la fiscalité en passant par la hausse du salaire minimum… Mais une revendication les rassemble tous, à l’exception des écologistes : l’annulation ou la suspension de la hausse de la taxe sur les carburants.

    Le Premier ministre les a poliment écoutés, mais à la sortie, les positions des uns et des autres n’ont pas bougé. Une motion de censure circule toujours entre les partis de gauche. L’organisation d’un débat à l’Assemblée mercredi et jeudi au Sénat n’a rien changé non plus. D’ici là, Edouard Philippe doit annoncer des premières mesures, autrement dit lâcher du lest. Mais est-ce que ce sera suffisant ? Le collectif de « gilets jaunes » conviés par Matignon demain a finalement décliné l’invitation d’Edouard Philippe.

    Motion de censure ?

    Laurent Wauquiez des Républicains demande un référendum sur la fiscalité et un moratoire sur les taxes. Pour la droite, Emmanuel Macron doit s’exprimer désormais, rapporte notre envoyé spécial à Matignon, Julien Chavanne.

    Laurent Wauquiez (LR): «On n'a pas profondément l'impression qu'ils ont pris la mesure à la fois de la colère et de l'engrenage de la violence dans le pays. Aujourd'hui, il y a besoin de gestes d'apaisement» 03/12/2018 - par Adrien Delgrange Écouter

    A sortir de sa rencontre avec Edouard Philippe, Laurent Wauquiez n'a pas exclu de s'associer avec le PS pour une motion de censure contre le gouvernement. « L'inquiétude avec laquelle on peut ressortir de ce rendez-vous, c'est qu'on n'a pas l'impression qu'ils ont pris la mesure de la colère et de l'engrenage de la violence dans le pays. On n'en est plus au débat. On n'en est pas au silence, aux postures. Il aurait fallu le faire il y a 15 jours. Aujourd'hui, il y a besoin de gestes d'apaisement ».

    « Je voudrais que le pouvoir comprenne enfin qu'il ne se bat pas pour une réforme améliorant l'emploi, a poursuivi le chef des Républicains. Il est juste en train d'avoir mis le pays dans l'ornière en s'étant acharné à imposer des taxes sur les classes moyennes. S'ils veulent en sortir, cela passe par des mesures concrètes ».

    « Changer la méthode »: Olivier Faure

    Olivier Faure (PS): «les réponses restent à apporter... mais il faut un moratoire sur les taxes en préalable à toute discussion» 03/12/2018 - par Julien Jeffredo Écouter

    Ce matin, Olivier Faure le chef du Parti socialiste -qui a précédé Wauquiez à Matignon- avait ouvert le feu en réclamant le rétablissement de l’Impôt sur la fortune (ISF) et l’annulation de la hausse de la taxe sur les carburants. « Pour la première fois depuis trois semaines, le gouvernement saisit l'ampleur du mouvement né avec les gilets jaunes, mais les réponses restent à apporter, déclarait-il au micro de RFI. Il faut un moratoire sur les taxes avant toute nouvelle discussion, c'est le seul moyen de les rendre crédibles. On ne discute pas que fiscalité écologique, mais plus largement sur comment rendre du pouvoir d'achat aux Français ».

    « Nous voulons que la méthode change, a ajouté Olivier Faure. Jupiter, c'est fini. Il faut qu'il descende de l'Olympe. Il ne peut pas rester comme il est dans le déni et ne pas considérer ce qui se passe dans son propre pays avec des Français qui n'en peuvent plus et demandent seulement à être entendus ».

    Benoît Hamon demande un référendum

    Benoît Hamon, fondateur du mouvement Génération.s : « On ne tiendra pas trois ans et demi comme cela (...) Nous pensons qu'il est indispensable de revenir devant le peuple sous la forme d'un référendum qui demande aux Français s'ils souhaitent oui ou non qu'on engage des états généraux citoyens vers une sixième république ». Il demande aussi une hausse du SMIC, des minima sociaux et des petites pensions le 1er janvier.

    Marine Le Pen : des «solutions importantes, audibles et immédiates»

    Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national demande à Edouard Philippe une dissolution de l'Assemblee nationale, dénonce ce qu'elle appelle « l'état d'urgence sociale », mais l'ancienne finaliste de la présidentielle aurait préféré être reçue par Emmanuel Macron.

    « Nous avons expliqué au Premier ministre qu’à notre avis il ne restait que quelques heures pour mettre fin à la stratégie de la confrontation qui a été choisie par Emmanuel Macron depuis maintenant près de trois semaines, qu’il fallait immédiatement qu’il annonce la suppression de l'augmentation des taxes sur
    l’essence
     », la baisse des prix de l’électricité et du gaz, l'augmentation des salaires minimum et retraites minimum et l'introduction du scrutin à la proportionnelle, déclare Marine Le Pen à la sortie. « Si Emmanuel Macron ne veut peut pas être le premier président depuis un demi-siècle à faire tirer sur les Français, il faut que les solutions soient importantes, audibles et immédiates », souligne la présidente du Rassemblement national.

    Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France, a quitté les pourparlers au bout de deux minutes après le refus du Premier ministre de filmer l'entretien et de le poster sur Facebook, a-t-il expliqué à la presse à sa sortie. Un représentant des «gilets jaunes» avait lui aussi quitté Matignon vendredi après avoir essuyé un refus similaire.

    «Deux scénarios: cédez ou partez» : Manuel Bompard, La France Insoumise

    Une délégation de La France insoumise (LFI), et non Jean-Luc Mélenchon lui-même, a également été reçue à Matignon, a indiqué le député LFI Alexis Corbière. « Deux scénarios: cédez ou partez. Cédez: revenez sur la hausse de la taxe sur le prix des carburants », déclare Manuel Bompard directeur des campagnes de la France insoumise. « Et nous lui avons dit que s'il n'était pas en capacité de le faire, il avait une deuxième solution: qu'il s'en aille. Nous avons bien compris qu'il n'était pas du pouvoir du Premier ministre de proposer la dissolution de l'Assemblée nationale, mais qu'il pouvait en faire la proposition au président de la République ».

    Edouard Philippe va faire un geste «fort», dit Riester

    Selon Franck Riester, ministre de la Culture, reçu en tant que président du parti Agir, le Premier ministre a dit qu'il « allait annoncer un geste d’ouverture
    fort dans les prochains jours ». « Nous appelons à un Grenelle de la fiscalité et de la dépense publique pour faire en sorte que nous puissions bâtir
    une fiscalité allégée parce qu'il y a un ras-le-bol fiscal », a-t-il ajouté.

    C'est la maire de Paris, Anne Hidalgo qui a ouvert le bal. Elle a été la première reçue ce lundi 3 novembre au matin par Edouard Philippe à qui elle voulait faire part du bilan des violences et des saccages qui ont eu lieu à Paris samedi 1er décembre et de ses craintes pour samedi prochain, le 8 décembre.

    Anne Hidalgo: «Je suis venue porter une parole pour que la protection des Parisiens puisse être assurée» 03/12/2018 - par Julien Chavanne Écouter

    La maire de Paris estime « entre 3 et 4 millions d'euros » les dégâts causés par les violences en marge de la manifestation des « gilets jaunes » à Paris samedi, pour les seuls « mobiliers urbains », a-t-elle dit ce lundi sur France 3. Depuis samedi soir, les personnels municipaux ont déblayé « 900 m3 de gravats » et sont intervenus sur « plus de 200 épaves » de voitures brûlées.

    Les dégradations subies par l'Arc de Triomphe samedi pendant la flambée de violences se chiffrent à plusieurs centaines de milliers d'euros, a affirmé dimanche Philippe Bélaval, le président du Centre des monuments nationaux, à plusieurs médias.

    Plus de sept Français sur dix (72%) soutiennent les « gilets jaunes », selon un sondage Harris Interactive pour RTL et M6, réalisé après les violences du 1er décembre à Paris et dans d'autres villes de France. Au total, 139 personnes ont par ailleurs été présentées à la justice et 111 gardes à vue prolongées pour les violences de ce week-end dans la capitale française.

    «Gilets jaunes»: l'exécutif veut renouer le dialogue

    Crise des gilets jaunes
    Edition spéciale Gilets jaunes -1ere Partie [ 7h10-7h30 ]

    avec Romain Pasquier, politologue, directeur de recherche au CNRS et enseignant à l’institut d’études politiques de Rennes, spécialiste des mouvements sociaux. Et Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat Unité SGP Police FO.

    03/12/2018 Écouter
    Edition spéciale Gilets jaunes - 2e Partie [7h30-8h]

    avec Geoffroy Didier (Les Républicains) invité de Frédéric Rivière

    03/12/2018 - par RFI Écouter
    Edition spéciale Gilets jaunes -3e Partie [ 8h-8h30 ]

    avec Benjamin Morel, politologue, docteur en sciences politiques, chargé de cours en droit public à l'Université Paris I Sorbonne.

    03/12/2018 - par RFI Écouter
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