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    «Gilets jaunes»: la course contre la montre du gouvernement

    media Le gouvernement cherche à calmer le jeu alors que de nouveaux appels à la mobilisation ont été lancés pour la journée du 8 décembre. Abdulmonam EASSA / AFP

    Au surlendemain d’une journée de mobilisation des « gilets jaunes » marquée par de nombreuses violences, le gouvernement français tente d’apaiser la crise sociale et politique qui ne cesse de se tendre.

    Le temps presse pour l’exécutif. Alors que de nouveaux appels à la mobilisation des « gilets jaunes » ont été lancés pour samedi prochain, le gouvernement s’emploie à éviter que les violences de la dernière journée ne se reproduisent.

    Edouard Philippe va annoncer « un geste d’ouverture fort dans les prochains jours », a fait savoir le ministre de la Culture et président du parti Agir Franck Riester à l’issue d’un entretien ce lundi avec le Premier ministre. Objectif : permettre le « déroulement serein » de la concertation de trois mois annoncée par Emmanuel Macron mardi 27 novembre et qui vise à répondre à la colère des « gilets jaunes ». Aucun détail sur ce geste n’a été donné, mais l’opposition et une partie de la majorité appellent à un moratoire sur la hausse des taxes sur les carburants prévue le 1er janvier, et qui a été le détonateur de la crise qui dure depuis plus de trois semaines.

    A la demande du président Emmanuel Macron, le chef du gouvernement recevait les chefs de partis et des groupes parlementaires afin de trouver un début de sortie de crise. Une trentaine de responsables politiques de droite, de gauche et de la majorité ont ainsi défilé dans le bureau d’Edouard Philippe, avec leurs nombreuses doléances. Au final, les positions des uns et des autres n’ont pas évolué.

    Les « gilets jaunes libres » menacés

    Le Premier ministre doit maintenant s’entretenir ce mardi avec des représentants des « gilets jaunes ». Ceux du collectif des « gilets jaunes libres », qui avaient appelé à une sortie de crise dans une tribune publiée dans le Journal du dimanche, ont annoncé qu’ils ne s’y rendraient pas. Ils invoquent des « raisons de sécurité » après des menaces reçues par tous les signataires de cette tribune.

    « Si ça continue comme ça, on va avoir le même problème que la dernière fois », reconnaissait un conseiller à Matignon cité par l’Agence France-Presse. Vendredi dernier, une réunion entre Edouard Philippe et des représentants des « gilets jaunes » avait déjà viré au fiasco lorsque seuls deux d’entre eux s’étaient présentés, l’un repartant presque aussitôt après être arrivé.

    Le lendemain, le troisième acte de la contestation avait été marqué par de nombreuses scènes de violence un peu partout en France. A Paris, celles-ci ont donné lieu à 363 placements en garde à vue, selon le parquet de Paris. Pour l’heure, 139 suspects ont été présentés à la justice et 111 ont vu leur garde à vue prolongée. Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner et son secrétaire d’Etat Laurent Nunez doivent être entendus ce lundi par les députés et demain par les sénateurs pour expliquer leur gestion du maintien de l’ordre, critiquée par les organisations syndicales policières. Celles-ci seront reçues mardi place Beauvau.

    Blocage de lycées

    En attendant, les actions des protestataires se poursuivent sur le terrain, avec des dépôts pétroliers bloqués et la circulation perturbée un peu partout en France, provoquant en Bretagne des pénuries de carburant et à la frontière espagnole des kilomètres de bouchons. Aucun secteur de l'économie n'est épargné par les pertes générés par ces blocages. Dans l'agro-alimentaire, elles sont estimées à 13 milliards d'euros, pour les transporteurs routiers à 400 millions, tandis que les centres commerciaux voient leur chiffre d'affaires baisser de 15 à 25 %.

    Et le mouvement fait tache d’huile. Ce lundi, près de 200 lycées étaient bloqués partiellement ou totalement dans tout le pays en soutien aux « gilets jaunes » et contre les réformes de l’Education nationale. Parmi les académies les plus touchées figuraient Toulouse, Versailles et Créteil.

    La nouvelle plateforme d'accès aux études supérieures, Parcoursup, est également dénoncée pour son manque de transparence et la crainte de ne pas pouvoir accéder aux formations désirées.

    A Marseille, les multiples revendications des lycéens de Marie Curie 03/12/2018 - par Stéphane Burgatt Écouter

    Macron bouleverse son agenda

    La situation a obligé Emmanuel Macron à bousculer son agenda. Après avoir déjeuné avec des CRS et policiers dans une caserne parisienne ce lundi, il accueillait ce soir à l’Elysée une réunion à laquelle assistaient Edouard Philippe et plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de l’Economie Bruno Le Maire et celui des Comptes publics Gérald Darmanin, ainsi que celui de la Transition écologique François de Rugy, selon des sources concordantes de l’Agence France-Presse.

    La présidence a également annoncé le report d’une réunion prévue mardi après-midi avec des associations d’élus, ainsi qu’une rencontre avec le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Une visite en Serbie où il devait se rendre mercredi et jeudi a également été reportée. « En raison de la situation et des problèmes auxquels il fait face, le président Macron m’a demandé de reporter de quelques semaines sa visite dans notre pays », a indiqué le président serbe Aleksandar Vucic lors d’une conférence de presse.

    Né du refus de la hausse de la fiscalité sur les carburants pour financer la transition écologique, le mouvement des « gilets jaunes » a été exacerbé par la question du pouvoir d’achat sur fond de mépris ressenti par de nombreux habitants des zones rurales et périurbaines. Selon les sondages, cette contestation bénéficie du soutien de 70 à 80 % de l’opinion.

    (Avec AFP)

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