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    France

    «Gilets jaunes»: la crainte d'un nouveau samedi de violences

    media L'Arc de Triomphe, sur la place de l’Etoile à Paris, a été la cible de dégradations ce 1er décembre 2018. Stephane Mahe/REUTERS

    L'ensemble des syndicats représentatifs de la police nationale a demandé à être reçu par le président de la République après les violences commises lors des manifestations des « gilets jaunes ». Les organisations syndicales seront reçues ce mardi par le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner qui a annoncé « des forces supplémentaires » mobilisées samedi prochain.

    Quelles leçons tirer des affrontements de ce week-end à Paris, alors que les forces de l'ordre ont semblé être dépassées par les manifestants, dont certains étaient particulièrement violents ? Ce sera sans doute LA question débattue entre les représentants des syndicats de police et le ministre de l'Intérieur ce mardi 4 décembre.

    Les sept syndicats, sans avoir pour l'heure adopté une démarche unitaire, veulent exposer la « gravité de la situation » et demandent que la stratégie d'ordre public soit adaptée en cas de nouvelle mobilisation, ont expliqué leurs secrétaires généraux à l'AFP.

     → A (RE)LIRE : «Gilets jaunes»: Matignon va proposer un moratoire sur les taxes carburant

    Plusieurs organisations syndicales comme Alliance, Synergies ou le SCPN souhaitent un changement de « paradigme » dans la gestion de l'ordre public, avec davantage de « mobilité » pour les forces de l'ordre en cas de nouvelle manifestation. Elles proposent en outre que l'armée puisse être appelée « en renfort » pour garder les bâtiments publics. Substituer les militaires aux forces de l'ordre permettrait aux CRS et aux escadrons de gendarmerie d'être totalement dédiés à la manoeuvre opérationnelle.

    Plus de mobilité, c'est aussi ce qu'aimerait voir le général Bertrand Cavallier, ancien commandant du Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie de Saint-Astier et spécialiste du maintien de l'ordre : « Je pense que l’augmentation des effectifs déployés sur le terrain n’aurait pas changé de façon significative la donne. Maintenant se pose peut-être une question sur une nécessité d’être plus dynamique puisqu’on est sur des dispositifs à dominante statique avec des manœuvres qui sont un peu lourdes, un peu lentes. »

    « [Mais] n’oublions pas que dès lors que c’est très rapide, il peut y avoir une dislocation des unités, un isolement de certains gendarmes ou policiers comme ça a pu arriver », prévient tout de même le général, au micro de RFI.

    Lundi, Christophe Castaner a promis de revoir la doctrine d'emploi du maintien de l'ordre en France tout en défendant les choix sécuritaires à Paris le 1er décembre.

    Interdire la manifestation parisienne ?

    Face à la perspective d'un nouveau samedi de violences autour de la place de l'Etoile et des Champs-Elysées, la question de l'interdiction pure et simple de la manifestation des « gilets jaunes » se pose. Probème, rappelle une spécialite de la sécurité intérieure à l'AFP, pour interdire une manifestation encore faut-il qu'elle ait été déclarée en préfecture. Or pour la manifestation des « gilets jaunes » du 1er décembre, à Paris, la préfecture de police assure ne pas avoir eu de déclaration, ni aucun interlocuteur, ce qui est un peu la caractéristique du mouvement.

    De plus l'interdiction d'une manifestation n'empêche pas forcément les violences. En juillet 2014, une manifestation pro-palestinienne interdite par la préfecture avait ainsi dégénéré dans le nord de la capitale.

     → A (RE)LIRE : Gilets jaunes: qui sont les auteurs des violences en marge des manifestations ?

    Protéger les monuments

    Sur la question de la sécurisation de la place de l'Etoile et de l'Arc-de-Triomphe, qui a fait l'objet de nombreuses dégradations, Christophe Castaner a précisé que le monument était défendu par deux forces mobiles qui ont perdu puis repris le site « six fois dans la journée ».

    « C’était un schéma totalement inhabituel où on a évité le pire de façon à permettre une sortie de crise et une instauration du dialogue », juge Bertrand Cavallier.

    Trois jours après la vandalisation de l'Arc de Triomphe par les gilets jaunes et les casseurs, les dégâts se chiffrent à plusieurs centaines de milliers d'euros selon le président du Centre des monuments nationaux. Pour le général Bruno Dary, président du Comité de la flamme, il faut défendre ce symbole de la nation française : « Peut-être au vu de l’émotion suscitée dans l’opinion publique, le préfet de police sur ordre du gouvernement va défendre la place de l’Etoile. J’espère, parce que sinon, nous, on va investir les lieux pour protéger notre tombe. On va investir le terre-plein avec les anciens combattants et on va dire que c’est le patrimoine de la nation française. »

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