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    France

    Plans de lutte contre l’homophobie: les associations attendent les actes

    media Place de la République, à Paris, lors du rassemblement contre l'homophobie le 21 octobre 2018. REUTERS/Benoit Tessier

    L'association Urgence Homophobie diffuse ce mercredi 19 décembre le clip musical « De l'Amour », réalisé avec 70 personnalités qui se mobilisent contre l'homophobie. Un sujet plus que jamais d'actualité en France en 2018. Face à la multiplication des agressions homophobes, le gouvernement a annoncé fin novembre de nouvelles mesures pour 2019. La mairie de Paris a aussi présenté un plan, en débloquant une enveloppe de 100 000 euros. Les associations saluent les mesures, mais restent vigilantes quant à leur mise en œuvre.

    Chaque semaine, ces images reviennent inlassablement sur les réseaux sociaux : des visages tuméfiés, des corps roués de coup. Depuis le mois de septembre, de nombreuses agressions homophobes sont ainsi dénoncées par les victimes elles-mêmes.

    En visite dans les locaux de l’association SOS homophobie, le 30 octobre, Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, a indiqué que les plaintes pour homophobie étaient en hausse de 15% entre janvier et septembre 2018 par rapport à la même période en 2017, avec « 262 faits constatés ».

    Des mesures du gouvernement et de la mairie de Paris

    Face à cette tendance à la hausse, la secrétaire d’Etat chargée de la Lutte contre les discriminations, Marlène Schiappa, a présenté le 26 novembre en Conseil des ministres une série de mesures contre les violences homophobes.

    Un « plan d’urgence » qui comporte un volet éducatif de prévention, mais aussi un volet répressif, avec une vigilance accrue sur les messages de haine sur les réseaux sociaux. Une campagne de communication nationale de lutte contre la « haine anti-LGBT [lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres] » est prévue pour 2019, ainsi qu’une campagne de sensibilisation dans les établissements scolaires. Le plan prévoit aussi une formation des forces de l’ordre.

    De même, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a présenté le 21 novembre un plan de lutte contre les « violences LGBTphobes ». Parmi les mesures figurent la création d’un « Observatoire parisien LGBTQI+ », la mise à disposition de locaux pérennes pour les associations de lutte contre les discriminations, des campagnes de communication dans les transports en commun. Une enveloppe de 100 000 euros devrait être débloquée pour appliquer ces mesures dès fin 2018.

    Les associations restent vigilantes

    Si les associations saluent des avancées, elles restent vigilantes quant à leur mise en œuvre. « Il y a une prise de conscience et une volonté de faire une action », souligne Frédéric Gal, directeur de l'association Le Refuge, qui offre un hébergement à de jeunes homosexuels rejetés par leurs proches. « Mais il faut qu’il y ait les moyens de le faire. On veut vraiment des actes ».

    Même constat pour l’association SOS homophobie, qui demande que les mesures soient « précisées et budgétées ». Dans son 22e rapport annuel, publié en mai dernier, l’association précise avoir recueilli 1 650 témoignages de victimes d'actes homophobes en 2017, soit près de 5% de plus qu’en 2016. 139 cas d’agressions physiques sont recensés en 2017, contre 121 l’année précédente.

    Un appel à en faire la grande cause nationale 2019

    Jean-Luc Romero, élu du XIIe arrondissement de Paris, militant pour les droits des LGBT, prône un travail sur le long terme. « Ce ne peut pas être des mesures qu’on prend à un moment, puis qu’on oublie », prévient-il. Le 31 octobre, il a lancé une pétition appelant le gouvernement à faire de la lutte contre le sexisme et les « LGBTphobies » la grande cause nationale pour l’année 2019. C’est également une proposition qui figure dans le plan de la mairie de Paris.

    « 2019 va être une année compliquée. Si le gouvernement tient son engagement sur la PMA, il va y avoir des propos homophobes, lesbophobes, transphobes, et une montée de l’homophobie sur les réseaux sociaux. L’idée est qu’il y ait un contre-feu, avec une grande cause nationale, pour donner des moyens aux associations, permettre des campagnes de communication et obliger les ministères à travailler sur la question », explique Jean-Luc Romero. Sa pétition a été signée à ce jour par près de 47 000 personnes.

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