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    France

    Hébergement d’urgence: les associations tirent la sonnette d’alarme

    media Une femme sous une couverture dans une rue de Paris. AFP PHOTO JOEL SAGET

    En cette période hivernale, les associations de lutte contre le mal-logement tirent la sonnette d’alarme sur la situation des sans-abri, et demandent au gouvernement une réponse s'inscrivant dans la durée.

    « Je ne veux plus d'ici la fin de l'année avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ». Telle était la promesse d’Emmanuel Macron, en juillet 2017. Une promesse qui n’avait pas été tenue, et qui semble aujourd’hui « illusoire » pour les associations.

    Le Collectif des associations unies pour le logement des personnes sans-abri a ainsi alerté le 19 décembre sur la situation de l'hébergement d'urgence en France, et réclamé plus de moyens.

    Manque de places d'hébergement

    Selon Florent Gueguen, directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité, la situation parisienne et francilienne des familles à la rue est en ce moment « très inquiétante » : « Le 115 de Paris dit qu’il y a chaque jour environ 600 personnes qui le sollicitent, sans obtenir d’hébergement. Sur ces 600, il y en a 500 en famille, et la moitié ont des enfants. »

    Dans le cadre du plan grand froid -se terminant le 31 mars 2019-, le gouvernement a annoncé qu'il allait ouvrir 14 000 places d'hébergement supplémentaires (7 000 sont pour l'heure ouvertes). Celles-ci viennent ainsi s'ajouter aux 136 000 places déjà existantes.

    Si les associations saluent des efforts, elles estiment qu'ils ne sont pas à la hauteur des besoins, la faute à une « politique du thermomètre ». « C’est une formidable hypocrisie d’ouvrir des places pendant l’hiver et de les fermer quand il fait un peu plus beau car on retrouve parfois les mêmes personnes qui appellent le 115. La bonne réponse est d’accompagner vers une solution plus durable les personnes en situation de détresse », estime Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre.

    « Des milliers de personnes vont être remis dehors à partir du 31 mars »

    On estime qu’il y a 14 000 places qui ouvrent cet hiver. Il faudrait que le gouvernement en pérennise au moins la moitié. On estime que cela coûte en année pleine 70 millions d'euros. Il faut le faire sinon on va se retrouver dans une situation catastrophique cet été.

    Florent Gueguen

    Directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité

    21/12/2018 - par David Pauget Écouter

    Un constat partagé par Florent Gueguen : « S’il n’y a pas un effort budgétaire supplémentaire qui permette de pérenniser des places hivernales ouvertes actuellement, on va vers une catastrophe cet été », prédit-il. « Des milliers de personnes seront remises dehors, faute de crédits pour ouvrir ces places toute l’année. »

    Un point positif est cependant salué : le fait que l’Etat va débloquer 5 millions d’euros supplémentaires pour financer des équipes de maraude pour orienter les sans-abri vers les dispositifs d’urgence.

    Pour Florent Gueguen, ceci traduit une prise de conscience du gouvernement sur la crise de l'hébergement, et aussi une « posture plus constructive » avec les associations. « Mais la situation structurelle des personnes sans domicile fixe ne s’améliore pas », regrette-t-il.

    « Le logement est l’angle mort des annonces sociales de l'exécutif »

    Les associations regrettent enfin que la question du logement ait été absente des récentes déclarations d'Emmanuel Macron, dans le contexte de mouvement de contestation sociale des « gilets jaunes ». « C'est l’angle mort des annonces sociales de l'exécutif. Or, la dépense de logement est la première des plus pauvres », souligne Florent Guegen.

    « Parallèlement au développement du plan quinquennal sur le logement, le gouvernement fragilise depuis un an les deux leviers de la solidarité dans le domaine du logement : les APL et le logement social », critique Christophe Robert, voyant là une « contradiction majeure ». Il appelle ainsi à revenir sur la baisse des APL de 5 euros.

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