GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 12 Octobre
Dimanche 13 Octobre
Lundi 14 Octobre
Mardi 15 Octobre
Aujourd'hui
Jeudi 17 Octobre
Vendredi 18 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    France

    Emmanuel Macron va lancer son «grand débat national» dans l'Eure

    media Le président français Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse à l'Elysée le 17 décembre 2018. REUTERS/Benoit Tessier/Pool

    Emmanuel Macron a choisi une petite commune de l'Eure, Grand-Bourgtheroulde, pour débuter, mardi 15 janvier, sa tournée des régions françaises à la rencontre des maires dans le cadre du grand débat national. Durant deux mois, le chef de l'Etat va arpenter l'Hexagone pour écouter ces élus en prise directe avec les citoyens.

    Si Emmanuel Macron a choisi de se rendre dans l'Eure pour ce premier déplacement, c'est sur les conseils de Sébastien Lecornu, son ministre en charge des relations avec les élus et qui a été président de ce département de Normandie.

    Ce dernier fait d'ailleurs partie des organisateurs du grand débat national en compagnie d'Emmanuelle Wargon (Transition écologique).

    « Commune nouvelle »

    La commune de Grand-Bourgtheroulde, dont le centre sportif va accueillir la rencontre du président de la République avec environ 600 maires normands, coche quant à elle un certain nombre de cases.

    C'est une petite commune rurale de moins de 4 000 habitants, mais surtout c'est qu'on appelle une « commune nouvelle » qui est née du regroupement de plusieurs villages. Les problématiques de la ruralité - services publics, mobilité notamment - peuvent être illustrés.

    Et puis, les « gilets jaunes » y sont actifs. Le député Bruno Questel en a fait les frais, il fait partie de ces parlementaires qui ont subi des violences. Des coups de feu ont été tirés à proximité de son domicile.

    Je vais lui remettre le cailler de doléances qui a ouvert en mairie; cahier qui regroupe principalement des doléances sur le pouvoir d'achat, le niveau de retraite qui est trop bas pour vivre, le problème de fiscalité avec l'ISF...

    Vincent Martin, maire de Grand-Bourgtheroulde 15/01/2019 - par Julien Chavanne Écouter

    → A (RE)LIRE : «Grand débat» en France: les maires entre résignation et revendications

    Tous ces sujets seront forcément abordés durant l'échange avec Emmanuel Macron qui vient, dit-on dans son entourage, avant tout pour entendre les doléances. Il prononcera quelques mots au début et il laissera la parole aux maires. Un test grandeur nature de sa volonté d'être à « l'écoute ».

    Bouder ou participer ?

    Dans la sphère politique, sans surprise, l'opposition est globalement sceptique. Deux camps se dessinent toutefois, ceux qui s'opposent frontalement et ceux qui joueront le jeu.

    En tête des opposants farouches au débat : le Rassemblement national. Pour Jordan Bardella, tête de liste aux Européennes, « c'est du vent ».  La lettre d'Emmanuel Macron est le symbole d'une « déconnexion » : « C’est très long. Moi, j’ai le sentiment que Monsieur Macron est quand même très déconnecté des réalités quotidiennes. On sait que les Français veulent la paix fiscale, on sait qu’ils veulent aujourd’hui qu’on ait une baisse significative du niveau d’imposition dans notre pays parce qu’ils n’en peuvent plus. Les Français veulent qu’on mette fin à l’immigration massive aujourd’hui dans le pays. Et encore une fois, Monsieur Macron n’en tient pas compte. »

    Pas question de participer au débat non plus du côté de la France insoumise : « une grande diversion » pour Jean-Luc Mélenchon quand le député Eric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis, s'interroge sur l'indépendance des débats : « Le problème, c’est qu’à partir du moment où rien n’est prévu pour qu’on puisse vérifier quels thèmes sont majoritaires et qu’il est hors de question de revenir sur la politique du chef de l’Etat, vous voyez bien que les gens auront beau parler, leurs paroles resteront lettre morte. »

    Si le président des Républicains, Laurent Wauquiez voit aussi dans ce débat un « artifice grossier », il place la droite dans le camp de ceux qui joueront le jeu. Laurence Saillet est l'un de ses porte-parole : « En ce qui nous concerne, nous avons une attitude responsable par rapport à ce débat qui est proposé parce que nous voulons sortir le pays du chaos. Donc nous participerons. »

    Participeront aussi - malgré leurs réserves - les écologistes « pour sortir d'un climat de guerre », les communistes « avec des propositions concrètes par exemple sur l'évasion fiscale » et les socialistes « pour se faire entendre notamment sur le rétablissement de l’ISF [l'Impôt sur la fortune] ».

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.