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    France

    France: les soignants alertent sur la situation dramatique de la psychiatrie

    media Les mobilisations du secteur psychiatrique se sont multipliées ces derniers mois (comme ici à Paris Philippe LOPEZ / AFP

    Médecins, infirmiers et autres personnels des établissements psychiatriques sont appelés à cesser le travail et à manifester mardi à Paris par plusieurs organisations pour réclamer davantage d'effectifs pour « des soins plus humains ».

    Grève à Rennes, campement à Amiens, grève de la faim à Rouen, occupation du toit des urgences psychiatriques au Havre, manifestation dans la capitale... Les mobilisations du secteur se sont multipliées ces derniers mois.

    « Renforcé » par « cette convergence des luttes », le collectif Pinel en Lutte - à l'origine d'une grève à l'hôpital Philippe-Pinel d'Amiens - rejoint notamment par La Psychiatrie parisienne unifiée, des syndicats de psychiatres (SPH, USP), Sud Santé et la CGT, appelle à un rassemblement place de la République à 11h, avant une marche en direction de l'Assemblée nationale.

    Objectif, « alerter la population de la situation dramatique de la psychiatrie publique ». Une discipline que la ministre de la Santé Agnès Buzyn a elle-même qualifiée de « parent pauvre de la médecine » et qui souffre d'un manque d'attractivité et d'effectifs.

    « Les perchés du Havre »

    Parmi les manifestants figurent notamment les soignants de l'hôpital psychiatrique Pierre Janet du Havre. Ils avaient fait parler d'eux en juin 2018 en montant sur le toit du bâtiment des urgences pour dénoncer les conditions désastreuses de prise en charge des patients. Ils réclamaient des postes supplémentaires. Les soignants en grève se sont rapidement baptisés « les perchés du Havre ».

    S’ils ont obtenu la création de quelques lits supplémentaires, aujourd'hui « les perchés » ne désarment pas. Ils continuent à exiger de meilleures conditions de travail. Le manque de moyens conduit à de la maltraitance.

    Des patients en demande de soins

    Selon Frédéric Le Touze, infirmier et délégué syndical, et Mathias Monnier infirmier, les patients sont conscients de la dégradation des lieux, ce qui mène à des situations ingérables. « Les patients se rendent aussi très bien compte des conditions dans lesquelles ils sont accueillis. Et il y en a qui ont compris le truc, et qui ont compris finalement qu’on s’occupe de qui ? De ceux qui posent problème. Et cela est aussi générateur de violence. C’est-à-dire qu’en gros, pour qu’on s’occupe d’eux, ils "foutent le bordel" ».

    Et cela aboutit parfois à des violences, déplorent les soignants. « Eventuellement, ils vont taper sur le voisin de chambre. Comme ça, ils sont sûrs qu’on va s’occuper d’eux. Dans le pavillon, on a eu une agression au couteau, une jeune femme qui a compris que si elle voulait accéder à l’écoute du médecin, il fallait en passer par là. Elle avait des demandes à formuler et personne ne l’écoutait, elle a agressé l’autre femme qui était dans la chambre. »

    Multiples griefs

    Mais les infirmiers du Havre rappellent que la situation n’est pas propre à leur établissement. « Ce n’est pas que dans mon service, ce n’est pas que dans mon hôpital. Les situations sont pareilles partout ».

    Manque de personnel, de financement, de formation et turn-over important des équipes font partie des griefs. Le personnel soignant dénonce aussi les délais d'attente pour des consultations, le recours « plus facile au médicament » ou le manque de places d'hébergement dans les centres médico-sociaux, qui contribuent à l'engorgement des services et qui poussent à faire sortir les patients le plus rapidement possible pour libérer des lits au détriment du « travail de fond ».

    Car la diminution du nombre de lits de psychiatrie générale à l'hôpital, de 60% entre 1976 et 2016 selon l'Igas, n'a pas été entièrement compensée par l'augmentation des moyens en ville, où les centres médico-psychologiques sont saturés, tandis que les besoins s'accroissent.

    (avec AFP)

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