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    France

    L’opposition partagée sur le rapatriement de jihadistes français de Syrie

    media Mardi, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a indiqué que tous les «revenants» de la Syrie seraient remis à la justice pour être jugés et sanctionnés. REUTERS/Charles Platiau

    Que faire des jihadistes français détenus par les Kurdes en Syrie, environ 130 hommes, femmes et enfants ? Avec le départ prochain des soldats américains du pays, ces personnes pourraient être libérées. Le gouvernement français, qui jusqu'à présent s'opposait à leur retour, n'exclut plus leur rapatriement si les Forces démocratiques syriennes les expulsent. C'est une « option possible », une option parmi d'autres qui sont à l'étude, a indiqué ce mardi le ministère des Affaires étrangères. Dans l'Hémicycle, Christophe Castaner a précisé que ces « revenants » devraient être emprisonnés et jugés. Des propos qui n'ont pas manqué de faire réagir les oppositions.

    Avant d'être des jihadistes, ces personnes sont des Français, explique Christophe Castaner pour justifier cette inflexion du gouvernement. Mais le Rassemblement national fait le raisonnement inverse : « Ces terroristes n’ont plus rien de français, commente Sébastien Chenu. On devrait déchoir immédiatement de leur nationalité française ces gens qui ne nous veulent que du mal, qui veulent simplement porter atteinte à notre territoire, à la République et les empêcher de rentrer. Ces gens n’ont rien à faire sur le territoire national. »

    A gauche, en revanche, on se range derrière les arguments du ministre de l'Intérieur d'autant plus que si l'on veut assurer la sécurité de la France, il faut s'occuper des « revenants », estime le communiste Sébastien Jumel : « Moi, je serai favorable à ce que l’on juge les criminels jihadistes chez nous et faire en sorte qu’ils ne peuvent plus récidiver. Qu’ils puissent être suivis, c’est la garantie qu’ils ne soient pas dans la nature. »

    Hors de question, s'insurge le député Les Républicains Eric Ciotti pour qui ces jihadistes sont des barbares. « On n’a pas besoin de consacrer des moyens à surveiller, à contrôler, voire à emprisonner des personnes qui de toute façon n’ont qu’un but : nous détruire et nous faire la guerre », dit-il.

    Pour l'instant, le gouvernement n'a pas tranché dans ce dossier extrêmement sensible. Mais le retrait américain et l'évolution de la situation dans les zones kurdes devraient l'obliger à se prononcer plus vite que prévu.


    Jusqu'ici, la France n'envisageait que le rapatriement des enfants retenus avec leurs mères, mais souhaitait que combattants et épouses soient jugés sur place et y purgent leur peine. L'avocat français William Bourdon, qui défend bon nombre de femmes de jihadistes, se félicite de ce changement de doctrine.

    Il y a une compétence française qui doit s’exercer s’agissant des faits criminels reprochés à des Français.

    Me William Bourdon, avocat de femmes de jihadistes 29/01/2019 - par Franck Alexandre Écouter

    (Re) lire : France: les familles de jihadistes retenus en Syrie portent plainte contre X

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