GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 19 Février
Mercredi 20 Février
Jeudi 21 Février
Vendredi 22 Février
Aujourd'hui
Dimanche 24 Février
Lundi 25 Février
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    France

    Cyber-harcèlement: vague d'indignation autour des méfaits de la #LigueDuLOL

    media A Libération, deux journalistes ont été mis à pied, aux Inrocks, un autre a été suspendu à titre conservatoire. Ils sont accusés d'avoir harcelé pendant plusieurs années d'autres journalistes et blogueurs, en particulier des femmes. ©REUTERS/Kacper Pempel

    En France, une polémique enfle depuis vendredi 8 février et la parution d'un article du journal Libération sur la «Ligue du LOL», un groupe privé Facebook, créé par des journalistes devenus des harceleurs en ligne, sévissant sur les réseaux sociaux depuis une dizaine d'années. Les cibles de prédilection de ce groupe d'hommes étaient pour la plupart des femmes ou des militantes féministes, journalistes ou blogueuses. Parmi les victimes, la vidéaste et blogueuse scientifique Florence Porcel.

    Les petits sigles Lol, « laughing out loud » ou Mdr, «Mort de rire», qu’on utilise pour signer des commentaires narquois sur les réseaux sociaux, connaissent un regain d’intérêt depuis ce vendredi sur le réseau Twitter. La popularité du mot dièse #LigueDuLOL ne cesse d'enfler pour dénoncer les campagnes de cyber-harcèlement dont ont été victimes de nombreuses femmes, journalistes, politiques, militantes féministes ou encore blogueuses.

    Au nombre des souffre-douleurs de la toile, la vidéaste et vulgarisatrice scientifique Florence Porcel qui a subi pendant des années un « harcèlement avilissant sur Twitter », faisant l’objet de publications de photos montages à caractère pornographique, d'un canular téléphonique humiliant mis en ligne sans son autorisation dans lequel un recruteur d’une chaîne de télévision lui proposait une embauche fictive.

    Ça a commencé en 2010 et ça s'est terminé en 2013. Au début, c'était des tweets malveillants, en groupe, de manière régulière, ce qui me laissait dans un état de tension permanente...
    Florence Porcel 12/02/2019 - par RFI Écouter

    Les excuses publiées aujourd’hui par leurs auteurs, bien que satisfaisantes, ne sont pas suffisantes, nous explique la vidéaste. Les faits sont maintenant prescrits, au regard de la loi cyber harcèlement a-t-elle indiqué sur Twitter, à la secrétaire d’Etat à l'Égalité femmes-hommes Marlène Schiappa.

    «Personnellement je suis assez soulagée d'avoir des excuses maintenant. Elles sont plus ou moins maladroites ou de mauvaise foi. Mais je suis très satisfaite de voir que les directions des différents journaux prennent des dispositions pour qu'il y ait des actions concrètes contre les harceleurs qui en l'occurence sont des journalistes. Il y a prescription pour quasiment tous les faits. en ce qui me concerne, c'est profondément injuste et insupportable. C'est pour ca que je me suis permis d'en parler à Marlène Schiappa lorsqu'elle a twitté son soutien aux victimes de la Ligue du LOL. J'ai dit que la prescription était quelque chose qui nous empêchait de porter plainte. Elle m'a répondu qu'elle en parlerait à la ministre de la Justice», raconte Florence Porcel.

    Cinq journalistes, notamment des journaux Libération et des Inrocks, sont concernés par ces révélations. Certains ont été mis à pied pour les besoins des enquêtes internes, d’autres démissionnent ou font l’objet d’un licenciement pour faute grave. Ces harceleurs du web occupent aujourd'hui en effet des postes à responsabilité dans de grands médias nationaux. « L’esprit de camaraderie issu des agissements de ce groupe Facebook a plutôt servi la carrière d’une grande partie de ses membres » commente sur Twitter le journaliste Jules Darmanin. Et c’est peut-être là le fond du problème : un harcèlement en ligne qui conforte ses auteurs dans leur lâcheté, avec un sentiment d’impunité, surtout quand ils pratiquent leurs méfaits, quasi exclusivement en meute.

    ■ Que risquent les harceleurs ?

    Si les faits sont avérés, les personnes mises en cause pourraient subir les conséquences de leurs actes surtout en matière de droit du travail. Plusieurs d'entre elles ont été mis à pied à titre conservatoire: c'est le cas notamment du responsable web du journal Libération ou encore de l'un des rédacteurs du site des Inrockuptibles. Une suspension qui n'est pas définitive : elle permet à l'employeur d'enquêter et de réfléchir à une éventuelle sanction pouvant aller jusqu'au licenciement disciplinaire. Mais dans le cas de la «Ligue du LOL», il faudrait prouver que les faits ont été commis depuis le lieu de travail. 

    En l'absence de plainte contre les anciens harceleurs il n'y a pas pour l'instant de suites judiciaires. Mais si tel était le cas, l'affaire se heurterait à 2 écueils : la prescription des faits, et le niveau de responsabilité de chacun des membres de la «Ligue du LOL». Le harcèlement sur internet est passible de 2 ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende. 
     

    → Pour comprendre comment un échange de tweets devient un fait national, lire l'article de Reputatio Lab

    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.