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    France

    France: le mouvement des «gilets jaunes» peine à trouver un nouveau souffle

    media Un manifestant «gilets jaunes» sur les Champs-Elysées ce samedi 9 mars 2019. REUTERS/Philippe Wojazer

    Le mouvement des « gilets jaunes » a donné lieu samedi à des manifestations disparates à travers la France et à quelques affrontements, notamment à Quimper et à Saint-Herblain, près de Nantes. Quelque 28 600 personnes ont participé à l'acte XVII (contre 39 300 samedi dernier) dont 3 000 à Paris (4 000 le 2 mars) selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, la plus faible mobilisation depuis le début du mouvement le 17 novembre dernier.

    Ils promettaient d'occuper le Champ-de-Mars tout le week-end, mais le projet a tourné court : les forces de l'ordre ont empêché toute installation près de la tour Eiffel dès vendredi soir. A défaut, une poignée de « gilets jaunes » se sont rassemblés avec des militants écologistes sous le monument dans la matinée .

    Quant à la manifestation qui promettait de faire « converger toutes les mobilisations » dans les rues de la capitale samedi, elle a finalement provoqué une scission des manifestants.

    Au lendemain de la Journée internationale des droits des femmes, un cortège emmené par des assistantes maternelles, vêtues de gilets roses, de femmes mobilisées contre les violences sexistes et arborant du violet, et de syndicats, ont fait plusieurs kilomètres dans Paris sur un parcours autorisé, avant de se disperser en fin d'après-midi sans incident.

    Pendant ce temps, plusieurs centaines de « gilets jaunes » ont préféré rester massés en haut des Champs-Elysées. Après quelques tensions sporadiques - des grenades lacrymogènes répondant à des jets de projectiles - les forces de l'ordre commençaient à utiliser des canons à eau en fin d'après-midi pour disperser progressivement les manifestants. Treize personnes ont été interpellées, selon la préfecture de police.

    A l'aéroport de Roissy, des « gilets jaunes » ont protesté en dansant contre le projet de privatisation d'Aéroports de Paris, sous le regard amusé des touristes.

    « On ne lâche rien »

    En régions, le mot d'ordre restait le même : « on ne lâche rien », comme le chantaient des manifestants à Bordeaux. A Toulouse, autre foyer de la contestation, plusieurs dizaines de femmes ont pris la tête du cortège de plus d'un millier de « gilets jaunes », en scandant des slogans féministes en début d'après-midi.

    Ratée à Paris, la convergence s'est en revanche opérée à Nice, où des assistantes maternelles et leurs gilets roses ont rejoint la foule en jaune. D'autres manifestations se déroulaient sans incident majeur à Lyon, Saint-Brieuc, Caen, Rouen, Dijon, Lille, Strasbourg ou Nancy. L'ambiance était plus tendue à Nantes, Montpellier ou encore au Puy-en-Velay. Environ 2 000 personnes ont défilé dans les rues du chef-lieu de la Haute-Loire, avec parfois des jets de projectile sur les forces de l'ordre.

    (Avec Afp)


    ► Un maire prend un arrêté anti-LBD

    Moins de monde dans les manifestations de ce XVIIe acte des « gilets jaunes » et moins de heurts aussi avec les forces de l'ordre. La France est régulièrement pointée du doigt pour ses opérations de maintien de l'ordre. Le LBD, lanceur de balle de défense utilisé par les CRS, est de plus en plus décrié. 13 000 balles de défense ont été tirées depuis fin novembre. Certaines faisant des blessés graves. C'est pour cette raison que le maire de Phalsbourg, petite ville de l'est du pays, les a interdits sur le territoire de sa commune.

    Il s'agit d'un arrêté municipal symbolique. Un maire n'a pas autorité pour donner des ordres aux gendarmes. Il ne peut pas interdire l'utilisation de ces armes sur son sol. Mais Dany Kocher, maire de Phalsbourg, a voulu faire passer un message politique.

    « Le mouvement des " gilets jaunes " a décidé de faire une manifestation dans la ville, ce qui est un petit peu inédit ici. Profitant du contexte, j‘ai pris cet arrêté évidemment symbolique pour montrer évidemment qu’il y a des gens dont je fais partie qui estiment que les mesures prises par le gouvernement en matière de maintien de l’ordre sont disproportionnées, sont exagérées, voire dangereuses », explique l'élu.

    Pour justifier son arrêté municipal, Dany Kocher s'est appuyé sur la récente requête du Haut-commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Michèle Bachelet qui réclamait une enquête approfondie sur les violences policières en France. 

    « Je me suis appuyé sur des déclarations récentes pour montrer que finalement on n’est pas quelques seuls isolés en France dans nos campagnes à montrer la même chose, dit-il. Qu’aujourd’hui quelques personnes à l’échelle du monde regardent la France un petit peu de façon bizarre et nouvelle. On n’avait pas l’habitude de cela en France, en tout cas. »

    Le Conseil d'Etat a récemment validé l'utilisation des LBD par les forces de l'ordre en manifestation. Actuellement, 83 enquêtes concernant des tirs de cette arme ont été lancées par l'Inspection générale des services.

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