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    France

    L'acte XVIII des «gilets jaunes» émaillé de violences et de pillages à Paris

    media Barricades enflammées sur les Champs-Elysées, samedi 16 mars. REUTERS/Philippe Wojazer

    Quatre mois après le début du mouvement et alors que le grand débat national s'est achevé cette semaine, les « gilets jaunes » étaient à nouveau dans la rue ce samedi 16 mars pour leur acte XVIII. A Paris, la manifestation a très vite laissé place à des affrontements dès la fin de la matinée. Des magasins ont été pillés sur les Champs-Elysées et un immeuble près de la célèbre avenue a dû étre évacué à cause d'un incendie.

    Ce samedi 16 mars à Paris on a renoué avec une situation que l'on n'avait pas vue depuis le mois de décembre 2018 : la place de l'Etoile submergée de gaz lacrymogènes et des petits groupes de casseurs qui affrontent les forces de l'ordre regroupées autour de l'Arc de Triomphe.

    Certains manifestants ont lancé des projectiles et des pavés sur les gendarmes et policiers. Entre 7 000 et 8 000 personnes manifestaient à la mi-journée à Paris, a affirmé le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, qui a dénoncé la présence d'environ « 1 500 ultra-violents ».

    51 détachements d'action rapide

    Ce sont des images qui rappellent celles du 1er décembre où l'Arc de Triomphe avait été endommagé par les casseurs. La police, qui a déployé 51 détachements d'action rapide, soit 1 500 hommes, a procédé à 237 interpellations. 64 personnes ont été placées en garde à vue.

    A la mi-journée, les casseurs se sont attaqués aux vitrines symboles de l'opulence et du capitalisme sur l'avenue des Champs-Elysées. Les banques, bijouteries, toutes les enseignes les plus célèbres ont été pillées : Hugo Boss, Longchamp, Zara, Lacoste, Swarovski ou encore Nespresso et même la boutique du PSG. Le Fouquet's, le célèbre restaurant parisien, a lui aussi été saccagé. Ces scènes ont duré jusqu'à 18H00 heures.

    Les casseurs ont aussi mis le feu à plusieurs kiosques à journaux et à des panneaux de bois ou des barrières de chantiers qui servaient de barricade.

    Christophe Castaner a dénoncé « les professionnels de la casse » qui ont infiltré les « gilets jaunes », et promet une réaction de fermeté. Mais les ultras ont fait basculer dans la violence un acte XVIII que ses organisateurs, notamment Eric Drouet et Maxime Nicolle, souhaitaient particulièrement mobilisateur.

    Un important incendie

    Un important incendie s'est déclaré dans un immeuble qui a dû être évacué boulevard Roosevelt, près des Champs-Elysées. On dénombre 11 blessés légers, parmi lesquels deux policiers. « Deux personnes ont été sauvées des flammes. Une femme et son bébé étaient coincés au deuxième étage », ont indiqué les pompiers. Le feu est parti d'une banque au rez-de-chaussée. Le quartier a été bouclé et l'incendie maîtrisé peu avant 14H00.

    Un autre groupe de « gilets jaunes » s'est rendu en début de soirée dans le quartier des Halles, où le Forum, vaste centre commercial, a été fermé, et une voiture de police incendiée devant le commissariat.

    C'est la violence qui l'emporte

    Quatre mois après le début du mouvement et alors que le Grand débat national s'est terminé cette semaine, les « gilets jaunes » voulaient avant tout montrer que leur mouvement ne s'essoufflait pas.

    Depuis le début des manifestations, 2 200 manifestants et 1 500 membres des forces de l'ordre ont été blessés. Le Premier ministre Edouard Philippe s'est rendu dans le commissariat du VIIIe arrondissement dans l'après-midi pour remercier les forces de l'ordre. Il a dénonçé les casseurs affirmant que ceux qui excusent et encouragent ces actes s'en rendent complices.

    Selon les derniers chiffres du ministère de l'Intérieur communiqués à 18h, 32 300 personnes ont manifesté dans toute la France ce samedi. Dans les régions, 2.000 « gilets jaunes » ont manifesté à Montpellier, 800 à Marseille, et ils restaient mobilisés à Bordeaux, l'un des bastions du mouvement.

    En fin de journée, l'Elysée a annoncé qu'Emmanuel Macron écourtait son séjour à la Mongie pour rentrer à Paris, suite aux violences perpétrées dans la capitale.

    Un kiosque à journaux brûle, ce samedi 16 mars, sur les Champs-Elysées. REUTERS/Philippe Wojazer
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