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    France

    Saccage des Champs-Elysées: réactions après les annonces du gouvernement

    media Un homme jette un drapeau de l'Union européenne dans les flammes. AFP/Zakaria Abdelkafi

    Après les violences qui ont émaillé le 18e samedi de manifestations des « gilets jaunes », le gouvernement serre la vis. Dès samedi prochain, plusieurs mesures entreront en vigueur pour limiter au maximum les dégâts causés par les casseurs. Policiers et « gilets jaunes » réagissent.

    C’est la mesure la plus symbolique prise quelques jours après un samedi de violences à Paris : deux personnages clefs de la sécurité parisienne ont été limogés. Il s’agit du préfet de police de Paris, Michel Delpuech, ainsi que de Frédéric Dupuch, le directeur de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP). Michel Delpuech a été remplacé par le préfet de Nouvelle-Aquitaine, Didier Lallement, lui aussi confronté aux violences de certains, samedi à Bordeaux notamment.

    Un durcissement assumé

    Des mesures plus concrètes ont également été prises par le gouvernement. Samedi prochain, une interdiction de manifester en cas de participation de casseurs sera mise en place dans certains périmètres comme l’avenue des Champs-Elysées.

    Les forces de l'ordre seront également dirigées par un commandement unifié permettant une réponse plus coordonnée face aux casseurs. Enfin, les CRS seront plus mobiles et pourront aller au contact pour interpeller précisément tel ou tel individu. Un dispositif qui est souvent mis en place lors de manifestations violentes.

    Aller au contact des manifestants

    Selon Jean-Pierre Colombiès du syndicat de police UPNI, ce dispositif plus mobile et plus proche des manifestants présente le risque de faire plus de blessés aussi bien du côté des forces de l’ordre que du côté des manifestants : « Aller au contact, ça veut dire qu’on ne va pas hésiter à aller frontalement face à ces groupes, face à ces individus qui sont ultra violents. Donc, pour faire simple, il risque d’y avoir de la casse. Jusqu’où sommes nous prêts à aller, et est-ce que les personnalités politiques applaudiront encore des deux mains s’il y a des dommages collatéraux ? Des blessés ? », s’interroge le représentant syndical.

    Du côté des « gilets jaunes », nombreux sont ceux à penser qu’Emmanuel Macron et son gouvernement veulent limiter la liberté de manifester. Antonin, étudiant de 21 ans et manifestant bordelais, rappelle que « les "gilets jaunes" ne sont pas des casseurs ». Il reconnait se rendre dans les cortèges de plus en plus avec la boule au ventre : « Evidemment que ça fait peur, même avant ces mesures. Quand on reste un peu dans les manifestations, on se rend compte de la dangerosité que représentent des manifestations aujourd’hui. Pour moi, le droit de manifester est remis en cause aujourd’hui. Quand on a peur d’aller en manifestation, c’est qu’il y a un problème ! ».

    Un « acte XIX » prévu malgré tout

    Malgré les annonces du gouvernement, un 19e samedi de mobilisation est déjà prévu sur les réseaux sociaux. Sur Facebook, un groupe intitulé « Acte 19 : la guerre est déclarée » compte déjà près de 5 000 personnes intéressées.

    Par ailleurs, certaines figures du mouvement comme Maxime Nicolle (alias Fly Rider) appellent, elles, à une nouvelle mobilisation violente d'ici 3 ou 4 semaines. Un appel à manifester qui peut donner lieu à des représailles. C'est ce qui est arrivé à Eric Drouet, lui aussi l’une des figures des « gilets jaunes » qui a retrouvé ce mardi matin sa voiture et sa maison badigeonnées de peinture jaune. Eric Drouet avait appelé à participer à la manifestation de samedi dernier qu'il présentait comme « un ultimatum ».

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