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    France

    Acte XIX des «gilets jaunes»: une mobilisation plus importante et plus calme

    media Les manifestants se sont rassemblés par milliers sur la butte du Sacré-Coeur, le samedi 23 mars 2019. REUTERS/Benoit Tessier

    Plusieurs dizaines de milliers de « gilets jaunes » ont défilé en France pour le 19e samedi consécutif, marqué par un renforcement drastique du dispositif policier. Des incidents ont eu lieu, mais sans commune mesure avec les scènes de violence de la semaine précédente. « Aujourd'hui, l'ordre républicain a été maintenu », a triomphé Christophe Castaner.

    D'un samedi à l'autre, les deux visages d'un mouvement jaune. Si l'on retient de l'acte XVIII saccages, pillages et incendies sur les Champs-Elysées, l'image d'un cortège bon enfant et d'un rassemblant canari sur la butte Montmartre à Paris reste de la journée du 23 mars.

    Côté chiffre, l'acte XIX du mouvement de contestation sociale a rassemblé environ 40 500 personnes en France, dont 5 000 à Paris, selon les chiffres du ministre de l'Intérieur. Des chiffres contestés par les « gilets jaunes » qui ont eux dénombré 127 212 participants ce samedi.

    En conférence de presse, Christophe Castaner a relevé que 233 interpellations avaient eu lieu dans toute la France, 172 placements en garde à vue et 107 personnes verbalisées pour avoir tenté de prendre part à des rassemblements interdits. Le ministre s'est félicité de ce que le dispositif sécuritaire et « consignes de fermeté » données « ont permis de maintenir l'ordre et d'éviter des débordements ». « Aujourd'hui, l'ordre républicain a été maintenu », s'est-il réjoui.

    A Paris, une manifestation pacifique dans son ensemble

    A Paris ce samedi, plus que les grenades assourdissantes, c'est donc bien la musique qui a résonné dans le cortège parisien, rapporte notre journaliste Pierre Olivier. Dans la foule les gilets jaunes savourent ce XIXe acte : « Contrairement à ce qu'on dit, cela ne s'essouffle pas », résume cette manifestante. « Moi j'arrose mon 10e aujourd'hui ! Je suis vraiment heureux là », confie un autre homme.

    Un itinéraire déclaré en préfecture assez inédit pour une manifestation : il reliait la place Denfert-Rochereau, au sud, au Sacré-Coeur, au nord. « Je crois que les gilets jaunes ont choisi de s'accaparer toute la capitale avec tout son patrimoine », estime un manifestant.

    Cet acte XIX était encadré par un important dispositif policier, mais la présence des forces de l'ordre ne semble pas avoir gêné les gilets jaunes. « On les a vus, mais ils sont détendus, ils nous regardent passer. Et on n'a vu aucun militaire, aucun. » Pas de violence pendant la manifestation, à l'opposé de l'ambiance de samedi dernier, mais pour certains gilets jaunes, les débordements permettent aussi de se faire entendre. « Sincèrement, s'il n'y avait pas eu de casse, est-ce qu'on aurait parlé de nous comme ça ? Je ne suis pas sûre, même si je suis contre. »

    Sophie Tissier est l'une des figures du mouvement. C'est elle qui a déposé la demande de manifestation à la préfecture.

    J'ai 40 ans, je suis maman isolée au RSA, suite à la naissance de mon deuxième enfant, j'ai perdu mes droits au chômage, j'ai pas réussi à retrouver du travail, donc je n'ai pas de place en crèche, et je n'ai pas de place en crèche donc je ne trouve pas de travail. Il faut arrêter d'opposer les quelques violences avec la vraie et profonde crise sociale qui vit tout notre pays. En France, il y a 9 millions de personnes qui vivent quasiment sous le seuil de pauvreté, il y en a 3 millions qui n'ont pas les moyens de se payer un morceau de savon ou du dentifrice. Vous vous rendez compte du dénuement dans lequel vivent ces gens-là?

    Sophie Tissier 24/03/2019 - par RFI Écouter

    La situation s'est tendue en fin d'après-midi quand une partie du cortège a repris la direction du centre de la capitale. Les manifestants ont incendié des poubelles et vandalisé une devanture de banque, avant d'être dispersés à coup de lacrymogènes. A quelques encablures de là, place de la République, un policier d'une compagnie d'intervention a fait un malaise cardiaque et été conduit à l'hôpital, dans un « état très sérieux » selon la préfecture.

    Les manifestants se sont déjà donné rendez-vous pour l'acte XX dans une semaine.

    Des échauffourées dans les villes du Sud

    A Nice, les services de police ont fait évacuer dans la matinée la place Garibaldi pour éviter que les manifestants ne pénètrent dans la vieille ville. Une femme de 73 ans a été blessée lors de l'opération et a dû être hospitalisée, selon une source interrogée par Reuters. Deux autres personnes ont été légèrement blessées dans l'après-midi. Quatre-vingts personnes ont été interpellées dans les Alpes-Maritimes, dont 75 à Nice, selon la préfecture.

    Des violences aussi ont éclaté à Lyon, Montpellier, Lille, Toulouse où les tensions ont été exacerbées par les interdictions de manifester, en vigueur dans les zones sensibles de la plupart des grandes villes.

    A Montpellier, entre 400 et 500 casseurs ont infiltré le cortège, formé de 4500 personnes, selon la préfecture de l'Hérault. Des échauffourées ont éclaté sur la place de la Comédie et dans le quartier Gambetta. Un policier a été blessé par un jet de pierre.

    A Toulouse, les quelque 3 000 manifestants ont été dispersés à l'aide de gaz lacrymogène et de grenades de désencerclement lorsqu'ils ont voulu s'approcher de la place du Capitole. Des poubelles et des barricades ont été incendiées. A Lyon, où les forces de l'ordre tentaient d'empêcher les cortèges d'entrer dans les quartiers commerçants, policiers et « gilets jaunes » ont aussi échangé des jets de projectiles et grenades lacrymogènes.

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