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    Afrique

    Goût de France: la gastronomie mondiale a son village

    media Le village gastronomique, toutes les cuisines du monde, à Paris face à la Tour Eiffel. Thomas Bourdeau / RFI

    Au Village International de la Gastronomie, Goût de France a pris les saveurs des goûts du monde. Dans ce village éphémère au pied de la Tour Eiffel, tous les continents viennent présenter leurs spécialités culinaires, des plus plébiscitées aux trésors moins connus. L’Afrique faisait figure de découverte appétissante pour de nombreux visiteurs durant les quatre journées.

    « C’est un petit village gaulois aux pieds de la Tour Eiffel dans lequel on a mis tous les pays du monde ! » Sous le soleil parisien en bas du Trocadéro, Anne-Laure Descombin s’enthousiasme de son Village International de la Gastronomie qui s'intègre aux journées spéciales Goût de France. « Il y a, à peu près, 45 pays, mais aussi quelques régions françaises qui viennent présenter leurs cuisines populaires. Pendant quatre jours, ce village gastronomique présente aux Parisiens et aux touristes l’ADN culinaire de tous ces pays. Tous les continents y sont représentés comme toutes les religions. C’est un village où il n’y a pas d’image toute faite sur les gens, on est tous égaux comme ce grand peuple de la planète qui mange chaque jour. »

    Traverser les frontières du goût, s’imprégner de saveurs différentes

    Avec la sensation réelle que tous les pays du monde cuisinent pour une fois tous dans la même cuisine ! Même si cela peut engendrer des rencontres particulières quand une forte odeur de fromage nous envahit devant le stand des représentants de l’Afghanistan qui jouxte celui de la tartiflette. Car dans l’allée de ce joyeux village, en à peine trois mètres, on traverse les frontières du goût, on s’imprègne de saveurs différentes. C’est peut-être cela le futur de la gastronomie à l’échelle mondiale ! La chine, le Vietnam, mais aussi le Maroc, la Tunisie, le Mexique, le Pérou… La liste est longue, interminable presque, mais parfaitement digeste et très instructive comme avec cette très belle présence africaine qui s’est offert une exposition rare, car trop souvent cette cuisine demeure toujours un peu mystérieuse pour certains des visiteurs. Elle est moins connue, ou tout simplement moins utilisée dans les restaurants de cuisines exotiques qui sont plus souvent adeptes de traditions asiatiques ou sud-américaines...

    Sur le stand du Congo, c’est le saka-saka qui est proposé « avec des légumes et de la viande ». Avec un grand sourire, la cuisinière nous précise très vite : « Chez nous, on a tellement de choses à vous faire découvrir ! » Ce sera plus tard, car on est déjà passé en Côte d’Ivoire, où joyeusement on nous présente différentes recettes pour cuisiner le poulet, notamment le poulet braisé, mais aussi le travail sucré autour de la canne à sucre. « Le foutou est un plat national. A la banane ou à l’igname, avec du poisson ou de la viande », nous explique-t-on. Les patates sont douces, mais il y a aussi de la semoule de manioc -attiéké-, un riz gras surnommé tchep… Tout est appétissant et les visiteurs s’amusent devant les stands à picorer et déguster.

    Devant les cuisines de Côte d'Ivoire. Thomas Bourdeau / RFI

    « Il y a presque autant de plats que d’ethnies au Mali »

    C’est sur le stand du Mali, pays à l’honneur cette année que les richesses des produits typiquement africains sont présentées de façon didactique aux visiteurs.

    La cuisinbe malienne expliquée dans le détail... Thomas Bourdeau / RFI

    Devant les caisses en bois garnies de produits comme le gombo, des patates douces, des cacahuètes ou des bananes plantain, les visiteurs dégustent du bissap ou une boisson tonifiante au gingembre en écoutant la présentation qui est faite en musique : « Il y a presque autant de plats que d’ethnies au Mali, et il est bon de connaître vraiment les racines, précise la cuisinière sur le stand, c’est bon pour le corps. Les racines comme le manioc on peut en faire de la purée, c’est délicieux avec du poisson séché ! L’ignam, on peut le cuire directement, mais moi je le fais frire tout comme la patate douce ».

    Des Gombos, un légume typique de l'alimentation africaine. Thomas Bourdeau / RFI

    Les visiteurs sont attentifs : « Le gingembre que vous buvez est obtenu par pression à froid, avec un peu de sucre, un peu de vanille et de fleurs d’orangers », précise-t-elle à ses visiteurs qui s’étonne des gombos ou de curieuses aubergines… Puis la cuisinière du stand continue : « Il y a forcément le poulet yassa à goûter, mais n’oubliez pas aussi le mafé… un poulet à la pâte d'arachide ! » On aura besoin de plusieurs jours, voire de plusieurs repas...

    Pour le mafé, il faut des cacahuètes. Thomas Bourdeau / RFI

    « Il y a bien souvent trop de clichés autour des cultures culinaires »

    Anne-Laure Descombin détaille le fonctionnement de son village gastronomique et son activité : « On ne cuisine évidemment pas de la même façon dans chaque pays, mais on partage sa nourriture de la même façon. C’est ce qui est intéressant ici et particulièrement beau ! » Puis : « Ce village a quatre ans, il s'agrandit. Les participants de chaque pays sont enthousiastes, car il y a bien souvent trop de clichés autour des cultures culinaires. Les Mexicains n’ont pas que des tacos, l’Espagne n’est pas que de la paella et la Tunisie n’est pas que du couscous ! » C’est un long travail à faire en effet pour que chacun regarde différemment les cuisines des autres, sortir du prisme grossier des produits les plus vendus. La démarche Gout de France va dans ce sens et ce village lui apporte une dimension internationale et généreuse. « Nos chefs ici sont contents de pouvoir présenter vraiment qui ils sont à travers leurs cuisines. Il sert à cela ce village : à se rassembler autour d’une table pour se découvrir » ajoute-t-elle. Il fallait venir plusieurs jours pour déjeuner, dîner et profiter par exemple des glaces coco de Marie-Galante en Guadeloupe. Dont le principe est « simple » nous a-t-on souligné : « il faut de l’huile de coude pour tourner le lait de coco, la cannelle, la noix de muscade et le citron vert insérés dans un cylindre au coeur de cette machine en bois entouré de glace et de gros sel… » Sportif à obtenir, mais délicieux, définitivement exotique et rafraîchissant.

    Des bananes, oui mais plantain. Thomas Bourdeau / RFI
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