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    France: fausses rumeurs et vrais lynchages dans la communauté rom

    media Un camp de Roms à Bobigny, le 25 mars 2019. KENZO TRIBOUILLARD / AFP

    Visés par des accusations infondées d’enlèvement d’enfants à l’aide d’une camionnette blanche, des membres de la communauté rom ont subi depuis la mi-mars, une série d’attaques dans le nord-est francilien.

    Relayée sur la toile, la rumeur vieille comme le monde du « tzigane voleur d’enfants » n’en finit pas de se propager entraînant ici et là, rixes, chasse à l’homme et violences répétées à l’encontre de la communauté rom.

    Lundi dernier, à Clichy sous-Bois, une vingtaine de personnes armées de bâtons s’est introduite dans un pavillon squatté par des membres de la communauté. Tous heureusement ont réussi à prendre la fuite.

    Un peu plus tard dans la soirée, à Bobigny, près de cinquante individus armés de couteaux et de bâtons ont été repérés avant qu’ils ne puissent  s'en prendre à un campement installé en bordure de la route nationale trois. Deux camionnettes ont également été incendiées et une rixe a éclaté.

    D’autres faits similaires ont également eu lieu à Aubervilliers, Bondy et aussi à Noisy-Le-Sec sans qu’aucun agresseur ne puisse être interpellé par la police arrivée trop tard sur les lieux.

    Mais le tribut à payer depuis le début de ces violences est lourd. Au total, vingt personnes ont été interpellées, deux policiers blessés mais aussi beaucoup de familles vivent depuis dans la terreur. Et, pour tenter d’éviter les débordements, un dispositif de sécurisation a été déployé sur l’ensemble du département.

    Une rumeur vieille comme le monde

    Pourtant, la multiplication de ces actes de violence est fondée sur une rumeur qui bien que démentie à plusieurs reprises par les autorités hante le web depuis plusieurs années. En 2016 déjà, des accusations similaires avaient déjà été proférées dans la commune de Saint Egrève, près de Grenoble en Isère.

    En Seine-Saint-Denis, la rumeur est relancée le 8 mars dernier au commissariat de Noisy-Le-Sec. Plusieurs personnes y étaient venues pour déposer des mains courantes au sujet d'une camionnette blanche suspecte cherchant à enlever des enfants. Une histoire qui, après vérification de la plaque d’immatriculation du véhicule et une étude scrupuleuse d'une vidéo surveillance s'est révélé fausse.

    Idem à Colombes, le 16 mars dernier, où cette fois c’est une adolescente qui a lancé une nouvelle alerte. Se plaignant d’un homme dans une voiture qui lui aurait fait un clin d'œil avant de faire marche arrière, la jeune fille aurait également précisé qu'une camionnette blanche était à proximité. Mais bien qu'entendue par la police, elle aurait renoncé à porter plainte.

    Une rumeur démentie à plusieurs reprises par les autorités.

    Pourtant, même si la rumeur a été de nombreuses fois démentie par les autorités, elle n’en finit pas de se propager sur la toile. Pour faire face, les élus locaux tentent des actions et appellent au retour au calme. C'est le cas de Patrick Haddad, maire de Sarcelles qui a publié un communiqué  sur la page Facebook de la ville. N’hésitant pas non plus à l’afficher dans les écoles pour rassurer parents et élèves.

    La préfecture a également demandé dès lundi sur Twitter de ne plus relayer « la fausse information » selon laquelle « une fourgonnette blanche circule entre les villes de Nanterre et de Colombes pour enlever des jeunes femmes ».

    De son côté, le commissaire de Clichy-Sous-Bois/Montfermeil, David Moreira, a adressé un communiqué aux communes de son secteur pour appeler à la « prudence car une certaine psychose commence à s'installer ».

    Autant d’actions dont on ignore encore l’impact sur la propagation de la rumeur sur la toile. Les auteurs de fausses déclarations sont passibles de 45 000 euros d’amende.

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