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    France

    Affaire Benalla: le parquet de Paris ouvre deux nouvelles enquêtes

    media Alexandre Benalla prêtant serment lors de sa première audition par les sénateurs le 18 septembre 2018. REUTERS/Charles Platiau

    Nouveau front dans la déjà tentaculaire affaire Benalla: le parquet de Paris a ouvert lundi deux enquêtes préliminaires, notamment pour « faux témoignages », après le signalement du Sénat concernant les auditions de plusieurs protagonistes du dossier, dont d'actuels collaborateurs d'Emmanuel Macron.

    Le Sénat avait saisi en mars la justice, car il soupçonnait de faux témoignages de la part de l'ex-collaborateur du président, Alexandre Benalla, de l'ancien employé de LREM Vincent Crase, et du directeur de cabinet du chef de l'Etat Patrick Strzoda. C'est ce dernier qui avait autorisé Alexandre Benalla à accompagner la police à la manifestation du 1er mai 2018 à Paris, lors de laquelle il est accusé, avec Vincent Crase, d'avoir brutalisé des manifestants.

    Ces faits, révélés le 18 juillet par Le Monde, ont constitué le point de départ d'une affaire qui empoisonne depuis l'exécutif et qui a conduit le Sénat à créer une commission d'enquête parlementaire. Dans son signalement, le bureau de la Haute Assemblée, dominée par l'opposition de droite, avait aussi relevé des « incohérences » et « contradictions » dans des déclarations faites par Patrick Strzoda et deux autres collaborateurs du chef de l'État : son bras droit, le secrétaire général de l'Élysée Alexis Kohler, et le général Lionel Lavergne, chef du groupe de sécurité de la présidence (GSPR).

    « Le cours normal des choses »

    Le faux témoignage est passible de cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende. L'enquête sur ce volet a été confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

    La seconde enquête, confiée à la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE), a été ouverte car Alexandre Benalla est soupçonné d'avoir manqué à ses obligations déclaratives auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, a précisé le parquet dans son communiqué.

    « C'est dans l'ordre des choses: la justice fait son travail en toute indépendance », a réagi le co-rapporteur de la commission d'enquête sénatoriale Jean-Pierre Sueur (PS). Du côté du gouvernement, la porte-parole Sibeth Ndiaye y a également vu « le cours normal des choses ». « On verra ce que ça donnera, cela ne présage en rien de la matérialité des faits », a-t-elle commenté.

    Le signalement du Sénat avait été vécu comme une déclaration de guerre par le gouvernement et dans les rangs du parti présidentiel qui a dénoncé un « procès politique ». Fait rarissime, inédit depuis Lionel Jospin en 1998, le Premier ministre Édouard Philippe avait même boudé la séance des questions au gouvernement au Sénat.

    Nombreuses ramifications

    Dans cette affaire aux nombreuses ramifications, Alexandre Benalla avait d'abord été mis en examen le 22 juillet, notamment pour des « violences en réunion », place de la Contrescarpe, dans le Ve arrondissement de la capitale. Il a écopé ensuite de nouvelles mises en examen pour d'autres faits de violences en marge du défilé parisien du 1er-Mai, un port d'arme non autorisé sur un selfie révélé en septembre par Mediapart ou encore un usage abusif de ses passeports diplomatiques. Dans ce dernier volet, trois collaborateurs du chef de l'État sont convoqués mercredi devant les juges chargés de l'affaire. MM. Kohler et Strzoda le sont en tant que témoins tandis que François-Xavier Lauch, le chef de cabinet, l'est comme partie civile.

    Au coeur des interrogations : les raisons et les conditions ayant permis à Alexandre Benalla d'utiliser jusqu'en décembre des passeports diplomatiques qu'il était censé avoir rendus alors qu'il avait été licencié fin juillet par la présidence. Xavier Lauch doit être entendu en tant que partie civile, car il a déposé une plainte contre Alexandre Benalla dont il était le supérieur, pour « usage de faux » afin de se procurer ses passeports de service.

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