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    Le président déchu Omar el-Béchir, qui a dirigé le Soudan durant trois décennies, est arrivé ce lundi 19 août devant un tribunal de Khartoum, où il doit être jugé pour corruption, a constaté un journaliste de l'AFP. L'ex-chef de l'État, déposé par l'armée le 11 avril en réponse à des manifestations massives, est arrivé en matinée, escorté par un imposant convoi militaire, selon la même source. Son procès devait s'ouvrir samedi 17 août, mais il avait été reporté sine die.

    France

    France: vague d’indignation après des appels au suicide adressés à de policiers

    media Lors de l'acte 23 de la mobilisation des «gilets jaunes», certains manifestants ont lancés des appels au suicide à des membres des forces de l'ordre (photo d'illustration). REUTERS/Yves Herman

    Le parquet de Paris a annoncé, dimanche 21 avril, avoir ouvert une enquête après que des « gilets jaunes » ont scandé « suicidez-vous » aux policiers déployés lors de cette 23e journée de mobilisation du mouvement social.

    Sur les images tournées samedi place de la République à Paris, l’on peut voir les fonctionnaires des compagnies d'intervention et les gendarmes mobiles presque reculer face à l’agression verbale sans précédent de certains « gilets jaunes ».

    Des images qui depuis tournent en boucle sur les réseaux sociaux. Un dérapage qui, ces dernières heures, provoque de vives réactions. Des personnalités politiques de tous bords ont condamné ces propos.

    Les syndicats de policiers réclament des poursuites judiciaires. David Michaux, le secrétaire national CRS du syndicat UNSA Police, veut que les auteurs de ces slogans soient identifiés, interpellés et condamnés.

    Il faut une réponse forte, ajoute Guillaume Lebeau, policier à la BAC, président de l’association Mobilisation des policiers en colère : « On a clairement eu à faire à une bande de décérébrés, des personnes qui n’ont rien dans le crâne et qui ne se rendent pas compte que, derrière leur slogan, ils insultent une corporation, mais aussi les familles des personnes suicidées qui sont meurtries à jamais. C’est un gros manque de respect envers tous ceux qui restent. »

    Le parquet de Paris a ouvert une enquête

    Une enquête a été ouverte du chef d'outrage à personne dépositaire de l'autorité publique commis en réunion. Une incrimination trop légère au goût des syndicats de policiers. Certains promettent un dépôt de plainte, non pour outrage, mais pour incitation au suicide, plus lourdement sanctionnée par le Code pénal, les peines pouvant aller jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende.

    Reste pour la justice à caractériser cette incitation au suicide et ce ne sera pas chose aisée face à ce qui ressemble plus à une provocation stupide. Mais dans un premier temps, les enquêteurs ont bon espoir de pouvoir retrouver certains auteurs. L'exploitation des vidéos de la Ville de Paris, des réseaux sociaux permettra peut-être d'identifier des manifestants.

    Une cellule de vigilance pour prévenir les suicides dans la police

    Depuis le début de l’année, 28 policiers ont mis fin à leurs jours, 2019 pourrait être une année noire. En comparaison, l’an dernier, 35 policiers s'étaient suicidés. Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, entend donc prendre à bras le corps ce problème et en parler. Démarche inédite de la part de la haute hiérarchie, le directeur général de la Police nationale, Éric Morvan, a envoyé en fin de semaine dernière une lettre aux 150 000 policiers dans laquelle il encourage la libération de la parole sur un sujet tabou au sein des forces de l’ordre.

    Une cellule de vigilance sera officiellement installée le 29 avril prochain et sera présidée par Jean-Louis Terra, professeur de psychiatrie à l'université de Lyon. Le ministre de l'Intérieur a indiqué qu'il recevrait à cette date les syndicats de policiers. Mais les associations de policiers en colère souhaitent aussi être entendues à cette occasion.

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