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    Défilé du 1er-Mai: ce que l’on sait de l’intrusion à la Pitié-Salpêtrière

    media La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, en visite à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, le 2 mai 2019. KENZO TRIBOUILLARD / AFP

    Trente-deux personnes ont été placées en garde à vue après s’être introduites mercredi dans l’enceinte de l’hôpital La Pitié-Salpêtrière. Le gouvernement parle d’une « attaque », les témoins de la scène d’une « fuite » pour échapper aux policiers.

    Que s'est-il passé mercredi lors de la manifestation du 1er-Mai à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière dans le XIIIe arrondissement de Paris ? Une trentaine de personnes a été placée en garde à vue suite à une intrusion dans l'enceinte de l'établissement. Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner parle d’une «  attaque ». Autre son de cloche du côté des témoins de la scène qui assurent que les manifestants seraient entrés pour se protéger d'un assaut des forces de l'ordre.

    Intrusion dans l’enceinte de l’hôpital

    Il est un peu plus de 16 heures, mercredi 1er mai lorsque quelques dizaines de personnes forcent une grille située au 97 boulevard de l'Hôpital, sur l’itinéraire du cortège. Les manifestants entrent alors dans l'enceinte de la Pitié-Salpêtrière; mais restent à l’extérieur des bâtiments dédiés aux soins.

    La Pitié-Salpêtrière est le plus grand groupe hospitalier de France, il s’étend sur des dizaines d’hectares et comprend 90 pavillons, des espaces verts et des rues. Les manifestants sont donc dehors, mais à l’intérieur de l’enceinte du complexe hospitalier.

    Quelques instants plus tard, certains d’entre eux montent sur une passerelle à proximité immédiate de la grille d’entrée et tentent de s’introduire dans un bâtiment par une issue de secours condamnée par des infirmières et un interne. Ils n’y parviennent pas, délogés par la police.

    « Une attaque », selon Christophe Castaner

    Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a très vite qualifié cette scène «  d’attaque inacceptable » contre un service public. De son côté le Premier ministre Édouard Philippe parle d’un « geste inexcusable ».

    Le directeur des hôpitaux de Paris, Martin Hirsch, qui a visionné les bandes de vidéosurveillance décrit des images « absolument édifiantes (…) alors que s’interposaient des infirmières, un interne (…) qui tenaient la porte avec toute la force qu’ils pouvaient avoir en criant ‘attention il y a des patients’ ». « Il aurait pu se produire un drame dont je n’ose même pas imaginer les conséquences », conclut Martin Hirsch. Le bâtiment à l’intérieur duquel les manifestants ont tenté d’entrer était dédié à la réanimation des patients.

    Jeudi 2 mai, à midi, la ministre de la Santé Agnès Buzyn s’est rendue sur place pour rencontrer notamment le personnel hospitalier. Elle est restée prudente sur les intentions des manifestants qui se sont introduits dans l’hôpital : « Ça ne veut pas dire que les personnes qui étaient sur la plateforme avaient une volonté de nuire à une réanimation. Je ne le dis pas (…) je pense qu’il y avait des personnes plus ou moins bien intentionnées (…) l’enquête est en cours. » Une enquête a en effet été ouverte jeudi midi par le parquet de Paris après une plainte déposée par la direction des hôpitaux de Paris.

    « Ils ont voulu fuir », assure un témoin

    Très vite les réseaux sociaux se sont enflammés pour défendre une version des faits bien différente de celle d’une « attaque ». Des dizaines de vidéos filmées par des témoins et des journalistes ont été postées. Sur ces images, on voit des manifestants tenter de rentrer dans le bâtiment alors que des policiers arrivent de part et d’autre. Pris en étau, une trentaine d’individus monte sur la passerelle qui débouche sur l’issue de secours.

    Sur plusieurs vidéos, notamment relayées par le journaliste David Dufresne, on constate que les manifestants sont calmes et qu’en aucun cas ils ne tentent de forcer la sortie de secours. Trois membres du personnel hospitalier maintiennent la porte fermée en expliquant que des patients se trouvent derrière.

    « Quand les manifestants ont vu arriver les policiers des deux côtés, ils ont voulu fuir, c’est normal » relate un témoin qui a suivi la scène de la fenêtre de son appartement étudiant, juste en face de la passerelle, rencontré par un journaliste de RFI. « Y’avait pas d’animosité, ils étaient tout calme. Ils n’ont pas essayé de riposter, ils étaient tranquilles (…) et même des infirmiers descendaient pour les aider et leur donner des petits soins pour les yeux », précise ce témoin, en faisant allusion au gaz lacrymogène qui brûle la rétine.

    La scène ne dure que quelques minutes avant que les policiers demandent aux manifestants de descendre de la passerelle. La trentaine d’individus s’exécute alors dans le calme. C’est désormais à l’enquête de déterminer si ces personnes étaient mal intentionnées ou si elles cherchaient simplement à échapper à l’assaut des policiers.

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