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    Procès Balkany: le parquet requiert la prison ferme et dix ans d'inéligibilité

    media Le maire (LR) de Levallois Patrick Balkany à son arrivée à son procès à Paris, le 13 mai 2019. REUTERS/Benoit Tessier

    Le parquet national financier a rendu ce jeudi 16 mai ses réquisitions dans le procès du couple Balkany, jugé depuis lundi pour fraude fiscale.

    Au palais de justice de Paris, Franck Alexandre

    Ironisant sur « l'acharnement à frauder » de « l'homme le plus honnête du monde », le parquet national financier a requis quatre ans de prison avec mandat de dépôt contre Patrick Balkany et quatre ans de prison, dont deux ferme pour son épouse Isabelle. Il a également réclamé pour le couple une peine de dix ans d'inéligibilité. Le représentant du parquet invoque une « mesure de dissuasion à l'encontre d'un homme politique qui n'a qu'un seul regret : celui d'avoir été pris. »

    Pour le substitut du procureur, les faits sont simples et établis : le couple Balkany s'est bien rendu coupable de fraude fiscale sous deux formes. Il y a d'abord l'omission pour l'essentiel, à savoir la villa aux Antilles et le riad à Marrakech. Et il y a la minoration pour l'accessoire, la valeur de leur moulin à Giverny. Au total, la fraude à l'impôt est estimée à 1,3 million d'euros.

    Le représentant du parquet s'interroge : d'où viennent les fonds des Balkany ? « Je n'en sais rien, mais ils auraient dû être déclarés », poursuit-il. Et faisant référence à l'héritage familial, le substitut insiste : ce n'est pas le père de Patrick Balkany qui a créé les sociétés-écrans pour cacher leurs villas. Ce n'est pas l'alchimie qui a transformé l'or en billets de 500 euros, qui n'existaient d'ailleurs pas à l'époque de son père.

    Le représentant du parquet agonit alors le maire de Levallois. « Parfois, la mise à l'écart d'un individu est nécessaire au vivre ensemble », affirme-t-il. Patrick Balkany, écarlate, encaisse. « Vous avez entendu le procureur. Il voudrait tout prendre, y compris la maison de nos enfants dont nous avons fait donation il y a plus de 20 ans. C'était pas indécent de dire que nous avons commencé la politique, nous étions très aisé. Aujourd'hui, il n'y a plus rien », se défend le maire de Levallois.

    « Balkany, c'est l'homme à abattre, au point de l'envoyer en prison pour réjouir l'opinion publique, réagit brutalement son avocat, Me Eric Dupont-Moretti. Ces réquisitions, c'est le populisme dans son expression judiciaire. Une justice dénaturée rendue au montant du mur de l'exemple. » Et l'avocat de rappeler qu'il n'y a pas si longtemps en France, frauder le fisc était comparé à un sport national.

    Le jugement doit être rendu le 13 septembre, mais cela augure déjà des réquisitions encore plus sévères dans quelques jours pour le blanchiment de fraude fiscale, qui peut être sanctionné de dix années d'emprisonnement.

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