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    France: bientôt la fin pour Wauquiez?

    media Le président du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez, le 11 décembre 2017 sur le plateau de TF1, à Paris. Lionel BONAVENTURE / AFP

    Près d'une semaine après l’échec historique des Républicains aux européennes, la droite française est en soins palliatifs. « Il n’y a plus de droite » regrette même, selon son entourage, l’ancien président Nicolas Sarkozy. Si pour certains, la réponse est toute trouvée - Laurent Wauquiez doit démissionner - d’autres pensent que ça ne suffira pas : « Laurent n’est que la partie émergée de l’iceberg » explique un jeune député. La semaine à venir s’annonce décisive.

    « Laurent va phosphorer jusqu’à dimanche soir, il prendra alors sa décision. D’ici là, il est obligé de se poser toutes les questions, y compris celle de sa démission. » Cinq jours après la claque du 26 mai, les proches de Laurent Wauquiez sont sonnés. « Je ne sais pas comment tout cela peut évoluer » confie un député.

    Avec 8.48 % des voix, les LR ont enregistré dimanche dernier leur pire défaite électorale à des élections nationales. « Un séisme », « un cataclysme », « une vraie claque ». Immédiatement, la question de la présidence de Laurent Wauquiez est posée. À la tête du parti depuis un peu plus d’un an, le président de la région Rhône-Alpes-Auvergne n’est pas parvenu à redresser un parti à terre après l’épisode Fillon et la nomination à Matignon d’un homme de droite, malgré la belle campagne de François-Xavier Bellamy.

    Laurent Wauquiez sommé de prendre ses responsabilités

    Dès dimanche soir, sur les plateaux de télévision, ça dégaine. Chef de file des sénateurs LR à qui on prête des ambitions nationales, Bruno Retailleau découvre le score de son parti : « Nous sommes à la croisée des chemins ». Sur une autre chaîne, Rachida Dati, ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, attaque frontalement : « C’est une catastrophe ». Le premier à demander explicitement à la démission de Laurent Wauquiez est le député des Bouches-du-Rhône Eric Diard. Plus prudente dans le choix de ses mots, Valérie Pécresse, ennemie numéro 1 du patron du parti, fait savoir sur RTL lundi matin qu’elle aurait démissionné à la place de Laurent Wauquiez.

    Un bureau politique exceptionnel a été convoqué au siège du parti, rue de Vaugirard, lundi 27 mai à 18h. Laurent Wauquiez a consulté toute la journée. Il ouvre la réunion par une déclaration préliminaire. Il parle d’un « choc majeur », d’une « défaite amère » et propose pour répondre « au message fort » envoyé par les électeurs l’organisation d’États généraux de la droite à la rentrée. Laurent Wauquiez ne parlera pas publiquement d’une quelconque démission. Autour de la table, Valérie Pécresse, qui sèche depuis bientôt deux ans la plupart des bureaux politiques. La présidente de la région Ile-de-France appelle, en sortant de la réunion, le président du Sénat à être un « trait d’union ». La droite craint une nouvelle guerre des chefs.

    Le lendemain, invité sur France Info, Gérard Larcher passe à l’offensive et lance une initiative pour « reconstruire un projet qui rassemble la droite et le centre ». Si le patron de la chambre haute ne quitte pas le parti, sa démarche vise bel et bien à contourner un Laurent Wauquiez inamovible. « Il a mis ses proches aux manettes de toutes les instances du parti, s’il ne démissionne pas, personne ne peut l’y forcer » décrypte l’un des rares membres du bureau politique ouvertement opposé au patron du parti.

    ► Écouter aussi : G. Larrivé (LR), « la droite et le centre ont un avenir à condition de tout réorganiser »

    Quelques heures plus tard, Laurent Wauquiez assiste à la réunion de groupe à l’assemblée. S’il répète qu’un « ripolinage de façade » ne suffira pas, qu’il faut « tout remettre à plat » pour relever la droite, il est aussi mordu aux mollets par la jeune génération. Les jeunes députés comme Pierre-Henri Dumont et Aurélien Pradié ne s’embarrassent pas de formules alambiquées : « Tu as un problème d’image » lancent-ils à leur chef, souvent perçu comme insincère à l’intérieur de son propre camp. Les deux retrouveront Laurent Wauquiez quelques heures plus tard en tête à tête, au parti. Ils le préviennent : la reconstruction ne se fera pas sans eux.

    48h plus tard, jeudi, ils publient un appel. « Personne n’a tenté de nous en dissuader » précise l’un des rédacteurs. Signé par 11 élus, dont c'est le premier mandat à l'Assemblée, le texte se prononce pour la création d'un « Comité du renouvellement ». Ils attendent une réponse sous une semaine. « Il faut arrêter de couper des têtes », explique Pierre-Henri Dumont, « on l’a déjà trop fait à droite, avec le succès qu’on connaît. Il nous faut débuter un vrai travail de fond ». « Arrêter de parler de dette publique et d’immigration. Parler aussi de travail » reprend Aurélien Pradié. Autrement dit, revenir à la droite populaire.

    Changer de ligne ? Échapper à la droite Trocadéro ? Là-dessus, tout le monde s’accorde. « La stratégie de faire revenir les électeurs partis au RN est un échec. On doit plutôt viser ceux qui sont partis chez Macron » décrypte Damien Abad, membre de l’équipe de direction du parti. Premier vice-président de Les républicains, Guillaume Peltier souhaite que LR devienne « le grand parti du travail » en rompant « avec le conservatisme sociétal, le rigorisme moral, la rigueur budgétaire ». Tandis que le secrétaire général du parti, Geoffroy Didier exhorte la droite à « vivre avec son temps ». La fronde couve donc au sein même de l’équipe dirigeante.

    Une semaine cruciale pour la droite

    Que va faire Laurent Wauquiez ? L’un de ses proches, qui dit bien le connaître, prédit un week-end de réflexion dans sa région pour une décision voire une annonce forte lundi. « Il aurait ainsi des choses à dire aux parlementaires mardi matin, lors des deux réunions de groupe et mardi soir, à Gérard Larcher » analyse un député qui voit dans l’initiative des jeunes élus une opportunité pour Laurent Wauquiez de reprendre la main en y répondant.

    « Pas une mauvaise solution » renchérit un sénateur, qui s’amuse de voir Gérard Larcher, Valérie Pécresse et Bruno Retailleau à la manœuvre. « Si Laurent reste à la présidence, affaibli, cela pourrait bien arranger les ambitieux. » Autre rendez-vous important: un déjeuner, mercredi, avec Nicolas Sarkozy. L’ancien président ne manquera pas de rappeler à Laurent Wauquiez qu’en 1999, quand il avait fait 12.8 % aux européennes, lui avait démissionné.

    Deux hommes forts de la droite sont jusqu’ici restés silencieux : Xavier Bertrand, héraut du combat contre le RN, qui a quitté le parti quand Laurent Wauquiez en a pris la tête et François Baroin, le très discret président de l’association des maires de France.

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