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    Sida: le test du VIH gratuit et sans ordonnance à Paris et en Alpes-Maritimes

    media Cette expérimentation pilote se poursuivra si les résultats sont jugés concluants. (Photo d'illustration du ruban rouge symbolisant la lutte contre le sida) AFP/Manjunath KIRAN

    Depuis ce lundi 1er juillet, tous les laboratoires de la capitale et du département des Alpes-Maritimes proposent de faire le test du VIH gratuitement, sans ordonnance ni rendez-vous. Ce dispositif pilote de dépistage durera un an.

    Vaincre le VIH à l'horizon 2030 : c’est l’objectif de la ville de Paris et du département des Alpes-Maritimes (en Provence-Alpes-Côte d'Azur, deuxième région la plus touchée par le virus, après l’Île-de-France) qui lancent une expérimentation pour une durée d’au moins un an.

    Afin d’empêcher la propagation du virus du sida et de prendre en charge au plus vite les personnes contaminées, des tests du VIH sont désormais pris en charge par l'Assurance maladie, sans ordonnance ni rendez-vous, dans tous les laboratoires d’analyse présents sur ces territoires.

    Dépister au plus tôt pour stopper la multiplication du virus

    À Paris, cette expérimentation a pour nom « Au Labo sans ordo ». Le test consiste en une prise de sang classique. « Ce peut être une manière nouvelle de faciliter l’accès au test pour ceux qui n’en font pas ou devraient en faire plus souvent  », estime Frédéric Goyet, médecin référent régional sur le VIH, les infections sexuellement transmissibles, et les hépatites à l’ARS (agence régionale de santé) Île-de-France. « Les personnes sont les plus contaminantes quand elles sont contaminées depuis peu de temps. C’est là que les charges virales sont très élevées, donc plus on les teste tôt, mieux c’est. »

    Cette initiative est également soutenue par le professeur Yazdan Yazdanpanah, président du Comité régional de la lutte contre le VIH Île-de-France Nord et chef de service des maladies infectieuses à l'Hôpital Bichat. « On n’est pas très bon pour le dépistage en France, il faut diversifier l’offre, lever les obstacles », explique-t-il. « C’est bien pour soi-même et pour la société : quand on se sait séropositif, on transmet moins le virus. »

    L’adjointe à la mairie de Paris en charge de la santé, Anne Souyris, a expliqué sur CNews qu’il faudrait que « 90 % de la population contaminée soit dépistée et soignée » afin que « le sida ne se démultiplie plus ».

    10 000 Franciliens porteurs du VIH sans le savoir

    Si le test est positif (donc en cas d’infection par le VIH), la personne bénéficiera d’un « accompagnement vers un service spécialisé en moins de 48 heures », précise dans un tweet Myriam Bouali, conseillère « santé » à la Mairie de Paris.

    En 2017, environ 6 400 personnes ont découvert leur séropositivité en France, dont 2 500 en Île-de-France et 1 000 à Paris, selon l’agence nationale de santé publique (Santé publique France).

    « Près d’un tiers des découvertes de séropositivité sont toujours trop tardives : 30% des personnes ont été diagnostiquées en 2017 à un stade avancé de l’infection à VIH », note Santé publique France. « La moitié des découvertes de séropositivité (52%) a concerné des personnes déclarant n’avoir jamais été testées auparavant. »

    Ainsi, selon l'Agence régionale de santé d'Île-de-France, près de 10 000 Franciliens vivent avec le VIH sans le savoir.

    Cette expérimentation, qui vise à faire baisser les chiffres, est portée conjointement par les projets territoriaux « Vers Paris sans sida » et « Objectif sida zéro : Nice et les Alpes-Maritimes s’engagent ! », l’Assurance Maladie, la ville de Paris et de Nice, les agences régionales de santé et les URPS Biologistes médicaux d’Île-de-France et de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Elle se poursuivra si les résultats sont jugés concluants.

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