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    France: François de Rugy démissionne du gouvernement

    media Le ministre de la Transition écologique François de Rugy, lors du défilé du 14 juillet 2019. REUTERS/Charles Platiau

    Le ministre de la Transition écologique était depuis plus d'une semaine en pleine tourmente, fragilisé par les révélations du site Mediapart sur son train de vie quand il présidait l'Assemblée nationale. L'Élysée a fait savoir que le président avait accepté cette démission afin que François de Rugy « puisse se défendre pleinement et librement ».

    Mis en cause par Mediapart pour des dépenses jugées excessives quand il présidait l'Assemblée nationale, François de Rugy a finalement décidé de quitter le gouvernement pour mieux se défendre. Le président Emmanuel Macron a accepté cette démission en soulignant qu'il s'agissait d'une « décision personnelle » du ministre de la Transition écologique. 

    Ce mercredi 17 juillet, le chef de l'Etat a salué en conseil des ministres « le sens des responsabilités » de François de Rugy « qui l'a conduit à préférer quitter le gouvernement plutôt que d'entraver l'action de la majorité », a annoncé la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye.

    Dans un communiqué diffusé sur Facebook, l'ex-numéro deux du gouvernement donne les raisons qui l'ont poussé à finalement jeter l'éponge : « La mobilisation nécessaire pour me défendre fait que je ne suis pas en mesure d’assumer sereinement et efficacement la mission que m’ont confiée le président de la République et le Premier ministre ».

    François de Rugy insiste en début de communiqué sur « les attaques et le lynchage médiatique » dont lui et sa famille font l'objet et explique être « soumis à un feu roulant de questions nouvelles et contraint de parer sans cesse à de nouvelles attaques ». « La volonté de nuire, de salir, de démolir, ne fait pas de doute », assène-t-il. Il annonce avoir déposé une plainte pénale en diffamation contre Mediapart. Ce mercredi 17 juillet, lors de la passation de pouvoir avec sa successeure Elisabeth Borne, il a évoqué une « erreur regrettée et payée au prix le plus élevé et le plus cruel ».

    De son côté, le site d'investigation estime que « l'information a été plus forte que la communication ». Selon le journaliste Fabrice Arfi, une nouvelle enquête publiée sur Mediapart, concernant cette fois l'utilisation des frais professionnels du député de Rugy, aurait précipité les choses ce mardi 16 juillet. François de Rugy était en effet sommé de s'expliquer sur l'utilisation, entre 2013 et 2014, d'une partie de ses frais de représentation de député pour alimenter la caisse des Verts. En deux ans, 9 200 euros d'argent public auraient ainsi été versés sur le compte du parti écologiste.

    Vendredi dernier, Médiapart révèle que François de Rugy n'a pas payé d'impôts en 2015 : rien d'illégal, précise le site web qui détaille néanmoins la loi de l'époque qui permettait aux parlementaires de ne pas être imposés sur la totalité de leurs revenus.

    Enfin, il y a bien sûr les dépenses fastueuses prêtées à François de Rugy. Parmi elles, les fameux dîners par lesquels le scandale est arrivé. Entre 2017 et 2018, François de Rugy, alors président de l'Assemblée nationale, aurait invité au frais du contribuable des amis lors de fastueux dîners. Au menu notamment, des grands crus et des homards géants à l'origine de l'affaire devenue le « homard gate ».

    REACTION

    C’est une sage décision qu’il a dû prendre en son âme et conscience. […] Il ne s’agit pas pour nous dans l’opposition de couper des têtes, il s’agit simplement de dire qu’il y avait des comptes à rendre aux Français, des explications à donner.

    Damien Abad, député Les Républicains 16/07/2019 - par Anthony Lattier Écouter

    ■ Les réactions à l'Assemblée nationale

    Deux ministres de l’Écologie qui partent en moins d’un an, pour des raisons différentes, certes, c’est le ministère maudit, déplore la députée Delphine Batho : « C’est mission impossible ce ministère dans un contexte où vous avez un ensemble d’une politique gouvernementale qui est orientée vers le soutien aux industries destructrices, vers la croissance économique et où donc, par définition, il ne peut pas y avoir de cohérence dans la lutte contre le changement climatique ou pour préserver le vivant. »

    Autre député tendance écolo, François-Michel Lambert veut lui voir le positif dans cette démission : « François de Rugy a excellé dans une certaine forme de petite ambition, voire presque d’immobilisme, de ce gouvernement sur l’écologie. Il n’est plus là. Faisons du départ de François de Rugy une opportunité de faire enfin avancer les sujets. »

    Dans la majorité, le chef de file du groupe de La République en marche (LaREM), Gilles Le Gendre, espère lui au contraire que la successeure sera sur la même ligne que l’ex-ministre : « François de Rugy incarne l’écologie moderne. Il a concilié notre développement économique et la protection écologique. Nous devons rester dans cette voie-là. » Un portrait-robot qui colle avec le profil d’Elizabeth Borne.


    Un bilan environnemental mitigé

    François de Rugy est donc le deuxième ministre de l'Environnement à quitter le gouvernement en 11 mois. Une tâche pour l'exécutif qui ne cesse de clamer que l'action contre le dérèglement climatique figure au premier rang de ses priorités. D'autant plus que François de Rugy ne restera pas dans les mémoires comme un grand ministre de l'Environnement.

    Lors de la passation de pouvoir avec Nicolas Hulot, François de Rugy réclamait du temps pour l'action écologique. Il a eu 11 mois. Une petite année qui ne laissera pas de souvenir impérissable aux ONG et associations de défense de l'environnement. François de Rugy n'a en effet pas eu le temps d'imprimer sa marque, et a surtout hérité des dossiers de son prédécesseur.

    La loi de programmation énergétique, l'économie circulaire, la chasse... autant de projets qui ont par ailleurs été arbitrés au sommet de l'Etat, minimisant encore un peu plus l'action du ministre de la Transition écologique.

    De Rugy, ça n'est ni une bonne ni une mauvaise nouvelle pour la planète...

    Réaction de François Ruffin (député LFI) 16/07/2019 - par RFI Écouter

    La hausse de la taxe carbone en a été l'exemple parfait : c'est le président de la République lui-même qui a décidé de son annulation en pleine crise des « gilets jaunes ».

    Ironie de l'histoire, la démission de François de Rugy intervient alors qu'il allait défendre son premier texte porté en personne, le projet de loi énergie et climat. Faute de ministre, ce sera donc probablement Emmanuelle Wargon qui le portera. Une secrétaire d'État pour un texte qui entend notamment décréter l'urgence climatique en France. Les mauvaises langues y verront un symbole de plus dans le peu de cas que fait le gouvernement de la question environnementale.

    Spéciale du 16 juillet 2019 (20h15 - 20h30): Démission de François de Rugy 16/07/2019 - par Guillaume Naudin Écouter
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