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    G7: après les premières rencontres, l'économie au coeur des discussions

    media Le président de la République, Emmanuel Macron, et son épouse, Brigitte Macron, accueillent le couple Trump à Biarritz, le 24 août 2019. Neil Hall/Pool via REUTERS

    Emmanuel Macron s’est démultiplié lors de cette première journée du G7 à Biarritz. Après une adresse télévisée aux Français, il a déjeuné avec Donald Trump, eu un entretien avec Angela Merkel, rencontré ses homologues européens et dîné avec les chefs des délégations des pays membres du G7. Le président a affiché ses ambitions et sa méthode, tandis que la deuxième journée s’annonce chargée pour les dirigeants des sept pays les plus industrialisés de la planète.

    Avec nos envoyés spéciaux à Biarritz, Valérie Gas et Nicolas Falez

    Le premier dîner de ce G7 avait pour but de délier les langues et de rapprocher les points de vue en créant du lien personnel. C’est pour ça qu’Emmanuel Macron l’a voulu « informel » au pied du phare de Biarritz, dans un décor magnifique que le président a choisi de faire découvrir à ses hôtes.

    Avec un dîner aux saveurs basques - piperade au menu - concocté par deux chefs prestigieux. Mais aussi des discussions pendant environ trois heures qui ont porté essentiellement sur l’initiative pour l’Iran, l’Ukraine et l’Amazonie.

    L’Amazonie au cœur des discussions

    Sur l’environnement, Emmanuel Macron veut répondre à « l’appel de la forêt » et à « l’appel de l’océan ». Il l’a dit dans son allocution ce samedi, en prélude à l’ouverture du Sommet du G7 de Biarritz qui doit notamment aborder les urgences écologiques. « Nous sommes tous concernés », a ajouté le président français à propos des incendies au Brésil, rappelant au passage qu’avec la Guyane la France était un pays amazonien.

    « Aujourd’hui ce qu’on attend, ce sont des engagements politiques qui soient clairs. Si Emmanuel Macron veut éviter la déforestation en Amazonie, il existe des solutions. Il faut limiter la déforestation en limitant les importations de soja, en limitant les importations de viande, donc en diminuant la consommation de viande au niveau français, changer de modèle agricole et surtout refuser les accords internationaux qui vont accélérer cette déforestation. Cela fait partie des choses à faire, notamment l’accord avec le Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay), mais aussi tout simplement le Ceta qui vient d’être ratifié avec le Canada (le 23 juillet) », estime Lucile Dufour, du Réseau Action Clima- France.

    Présente à Biarritz, la militante écologiste demande plus de cohérence dans les politiques du président français. Elle constate que la situation au Brésil et dans la forêt amazonienne ne date pas d’hier. « Il y a beaucoup de discours en ce moment autour de cette question de l’Amazonie. Et effectivement, c’est une crise qu’il faut régler, cette crise de la forêt amazonienne qui est en train de partir en fumée. Mais ce n’est pas une crise qui date d’hier. Cela fait des mois que cette forêt,attaquée par la déforestation, est aussi attaquée par une absence complète de politique pour limiter l’impact sur les forêts. »

    Un dîner minutieusement étudié

    Mais revenons à la table d’Emmanuel Macron et Donald Trump. Dans ce dîner, tout a été minutieusement étudié, le plan de table par exemple. À la gauche d’Emmanuel Macron, Donald Trump était tout près de lui pour continuer à discuter après leur déjeuner en tête-à-tête qui avait déjà duré deux heures. Encore une fois, le président américain est l’homme à convaincre du sommet, sur la crise iranienne, le commerce international, le numérique, le climat.

    Le président américain a d’ailleurs réagi sur Twitter à son entrevue avec le président de la République et à la première journée passée à Biarritz.

    « Le déjeuner avec Emmanuel a été la meilleure réunion que nous ayons eue jusqu'à présent. De même, les réunions du soir avec les dirigeants mondiaux se sont très bien déroulées. Des progrès sont faits ! », a dit le président américain.

    Et dans l’entourage d’Emmanuel Macron, on déclare que des convergences sont possibles. Sur l’Iran par exemple, l’Élysée explique que Donald Trump ne veut pas « la confrontation, mais un deal ». Sur le climat, Emmanuel Macron a expliqué sa recherche de coalition sur le textile, le transport maritime. Expliquer, faire baisser la pression, créer des espaces pour la négociation, c’est le but d’Emmanuel Macron.

    ► À lire aussi: À Biarritz, Emmanuel Macron défend l'utilité du G7


    L’économie à la table des dirigeants aujourd’hui

    Economie internationale et commerce au programme d’une première session ce matin. C’est un gros sujet du G7, en plein climat d’inquiétude pour une économie qui donne des signes de ralentissement sur fond de tension commerciale.

    Alors que de nombreux pays sont au bord de la récession, Allemagne, Japon, États-Unis…, Emmanuel Macron a demandé aux pays du G7 de trouver « de nouveaux moyens pour relancer la croissance ». Il a en particulier appelé « les pays qui avaient une marge de manœuvre budgétaire à investir dans l'éducation et l'emploi ». Un appel du pied à l'Allemagne qui est toujours réticente à le faire.

    Signes de récession

    « Tous les signes avant-coureurs sont là pour dire qu’il va y avoir une récession assez importante probablement courant de 2020, partout dans le monde. En général, il faut à la fois baisser les taux d’intérêt et faire de la relance budgétaire dans ces cas-là. Les taux d’intérêt sont déjà tous à zéro ou en dessous, ils sont négatifs. Donc on va pouvoir les baisser un petit peu, mais cela ne sert à rien, car l’inflation étant proche de zéro de baisser le taux d’intérêt. Donc on le fera, mais ce n’est pas du tout suffisant », souligne l’économiste Jacques Delpla.

    L’économiste à la fondation Asterion, estime : « Ce qui est important aujourd’hui, c’est qu’il y ait une relance de la politique budgétaire, c’est-à-dire des déficits budgétaires plus larges. Alors ils sont déjà larges au Japon et aux États-Unis. Ils sont assez larges au Royaume-Uni, en France et en Italie. »

    « Relance budgétaire » ?

    « Donc le pays qui a le plus de possibilités de faire de la relance budgétaire, c’est l’Allemagne qui est en surplus budgétaire aujourd’hui. Donc tout le discours actuel de Macron et d’autres dirigeants européens sur la nécessité d’une relance budgétaire, il n’est destiné qu’à Angela Merkel et à son Parlement », poursuit-il.

    Le président de la République, Emmanuel Macron, et la chancelière Angela Merkel à Biarritz, le 24 août 2019. AFP/ Ludovic MARIN

    Les dirigeants du G7 doivent ensuite continuer leurs discussions sur les questions de sécurité. Les chefs d’état et de gouvernement auront aussi des entretiens bilatéraux. Puis ils se retrouveront au complet pour un déjeuner consacré à la lutte contre les inégalités, priorité de la France organisatrice de ce sommet.Cette thématique, on la retrouvera en début d’après-midi quand les dirigeants du G7 entendront les recommandations du conseil consultatif pour l’égalité homme / femme.

    Entreprenariat au féminin

    Le continent africain fera l’objet de discussions en présence des invités africains du G7 : Afrique du Sud, Sénégal, Burkina Faso, Rwanda, Egypte. Le Sahel donnera lieu à la seule conférence de presse annoncée ce dimanche. A la table des discussions, on parlera aussi de l’entrepreunariat féminin en Afrique.

    En fin de journée, seront accueillis les dirigeants d’autres pays invités : Inde, Australie, Chili et l’Espagne voisine, des pays que la France a tenu à associer au travail du G7 notamment parce qu’elle considère que ce sont de grandes démocraties impliquées dans la protection de la planète.

    ►À écouter aussi: G7 à Biarritz: « Nous essayons de rendre le G7 profitable »

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