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    Cédric Villani, si Paris m’était compté

    media Cedric Villani, à l'annonce de sa candidature à la mairie de Paris, le 4 septembre 2019. Christophe ARCHAMBAULT / AFP

    Le mathématicien et député de la 5e circonscription de l’Essonne a annoncé sa candidature à la mairie de Paris, ce mercredi 4 septembre.

    Le mathématicien reconnu internationalement, titulaire de la Médaille Fields en 2010, avait déjà choisi Paris pour son baptême sur la scène publique. C’était lors de son soutien sans étiquette à la campagne d’Anne Hidalgo en 2014. Un premier pas en politique.

    Sans perdre de temps et ne se considérant ni de droite, ni de gauche, ni du centre, il est néanmoins passé par le Modem avant de rejoindre la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron en 2017 sur ce même crédo.

    Élu député de l’Essonne LREM aux élections législatives avec 69,36 % des suffrages exprimés, il fait une campagne remarquée, sur son thème de prédilection, qu’il défendra plus tard à l’Assemblée nationale, « redonner confiance dans la politique ». Il est d’ailleurs chargé par Édouard Philippe d’intervenir lors de l’examen du projet de Loi pour la confiance de la vie publique le 3 août 2017.

    Par la suite, il n’a eu que peu d’occasions de faire entendre sa voix dans l’hémicycle. Membre de la commission des lois, il est pour autant un parlementaire assidu avec 379 interventions en commission, ce qui fait de lui l’un des plus actifs sur ce critère, s’attachant à des dossiers aussi différents que l’Équilibre dans le secteur agricole et alimentaire, la Protection des données personnelles ou l’immigration maîtrisée, droit d’asile effectif et intégration réussie.

    Cependant certains de ses votes sont fermement contestés, notamment par David Cormand, secrétaire national EELV sur France Inter ce jeudi 4 septembre : abstention sur l’interdiction du glyphosate ou absence remarquée à l’Assemblée lors du vote sur le CETA. Mais aussi son vote de la loi «Asile et immigration» qui lui vaut encore des reproches. 

    Chargé en 2017 par le Premier ministre d’une mission sur l’intelligence artificielle, il produit à la suite un rapport en janvier 2018 sur l’enseignement des mathématiques dans le primaire et le secondaire. Il tient également régulièrement sa permanence à Villers-Le-Bâcle dans l’Essonne, où il a élu domicile depuis 2009 avec son épouse et ses deux enfants.

    Les arts et lettres, son éducation

    Cédric Villani naît à Brive-la-Gaillarde (Corrèze) de 1975 dans une famille d’intellectuels, de parents professeurs de lettres, de proches, professeur de philosophie, poète ou musicien. C’est peut-être de là que lui vient son goût pour l’excentricité qui perce dans son allure romantico-gothique, arborant souvent le même uniforme : cheveux longs, costume trois-pièces, lavallière soyeuse et protubérante broche-araignée à la boutonnière.

    Il se fait plus discret sur le port de ses distinctions (Chevalier de l’ordre national du mérite en 2009 et de la Légion d’honneur en 2011). Il réapparait en cette rentrée, littéralement transformé ; cheveux coupés, barbe taillée de près, chemise blanche et gilet noir. Bref un style « bon élève », qui n’est pas sans évoquer celui qu’il fût longtemps. Parcours sans faute, lycéen surdoué, il obtient son bac avec 18 de moyenne avant d’intégrer, après les classes préparatoires, l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm de 1992 à 1996.

    Agrégé à 21 ans, il est nommé professeur à l’ENS de Lyon tout en étant invité à plusieurs reprises dans les universités d’Atlanta (Géorgie) ou de Berkeley (Californie). Il fait ses premiers pas dans le 21e siècle sous une pluie de distinctions françaises et internationales jusqu’à la Médaille Fields de mathématiques, équivalent du prix Nobel dans cette discipline. Passionné par sa matière, il écrit plusieurs ouvrages théoriques avant de se dédier à la popularisation des maths sous toutes ses formes, livres, débats, documentaires, émissions. Sa dernière entreprise avant son entrée en politique fut de prendre la direction de l’institut Poincaré, le plus ancien établissement de recherche en sciences physiques et mathématiques, un de ses arguments pour démontrer qu’il a les pieds sur terre.

    Une candidature qui ne laisse rien au hasard

    Comme le mentionne son site internet, cette campagne est très « calculée ». Il avait lancé en janvier 2019 une consultation modestement intitulée « Paris & moi ». Candidat malheureux à l’investiture de La République en marche pour la mairie de Paris, le mouvement lui ayant préféré Benjamin Griveaux, il se positionne désormais comme celui qui pourrait créer la surprise en 2020.

    Pour ce faire, il mise avant tout sur son originalité et un pedigree constitué hors du cénacle des professionnels de la politique. Travaillant à ne fâcher personne, il a pris soin de déclarer deux jours avant l’annonce officielle de sa candidature que « sa décision n'était en aucun cas un acte de défiance » vis-à-vis de l’action de la majorité. Il est néanmoins avéré qu’il cherche des alliances du côté du Modem.

    Selon L’Opinion, il aurait « pris langue » en juillet 2019 avec Marielle de Sarnez avant de voir « le tout-Paris écolo progressiste » pour créer « les conditions d’un rassemblement » autour de sa personne et contraster avec le spectre plus restreint du candidat investi par LREM. La Croix évoque la même stratégie en mentionnant les multiples rapprochements qu’il chercherait à nouer, du centre aux déçus du parti socialiste, tel que l’ex-PS, Gaspard Gantzer, lui aussi candidat aux municipales parisiennes. À plus de six mois du scrutin, avec la détermination qui lui a valu sa carrière de scientifique, Cédric Villani avance ses pions et compte ses points.

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