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    France: un 133e portrait de Macron «décroché» en plein procès d’activistes

    media Les activistes posent devant la mairie de Saint-Ouen avec un portrait du président français retiré de la mairie de Saint-Ouen, près de Paris. , le 11 septembre 2019. DOMINIQUE FAGET / AFP

    Ce mercredi 11 septembre, 8 militants écologistes, membres d’Action Non Violente-COP21, et un vidéaste étaient jugés devant la 16e chambre correctionnelle de Paris pour « vol en réunion » pour avoir décroché des portraits d’Emmanuel Macron dans les mairies. Depuis le début de la campagne de désobéissance civile lancée par ANV-COP21, 132 portraits avaient déjà été décrochés. Alors que l'audience débutait en début d'après-midi, une dizaine de militants ont décroché un portrait de plus d'Emmanuel Macron à la mairie de Saint-Ouen.

    « On est dans le métro. Destination pour l’instant inconnue. » La discrétion est le mode opératoire standard pour décrocher un portrait d’Emmanuel Macron. On se retrouve à 10 dans un square et on ne connaît la mairie visée seulement  quand on y arrive.

    Ici, c’est la Mairie de Saint-Ouen. On sort du métro. Une action de désobéissance civile se pratique toujours à visage découvert. Les militants enfilent leurs t-shirts jaunes siglés ANV-COP21, et c’est parti.

    « Aujourd’hui, on a décroché le 133e portrait d’Emmanuel Macron dans les mairies de France, explique l'un des militants. Aujourd’hui, c’est un jour particulier : on a voulu décrocher ce portrait pour monter le vide de la politique climatique et sociale d’Emmanuel Macron, mais également pour soutenir les activistes de Paris qui sont en cours [de jugement]. Aujourd’hui du coup, on est là pour soutenir Marc, Marion, Cécile, Félix, Étienne, Thomas, Pauline et Vincent. Nous leur apportons notre soutien et notre détermination et on a envie de dire à notre gouvernement qu’on continuera à décrocher ces portraits tant qu’il ne changera pas de cap. »

    Et le portrait d’Emmanuel Macron de la mairie de Saint-Ouen est parti en toute discrétion dans la sacoche d’un cycliste, pour rejoindre les 132 autres stockés dans un lieu secret.

    À lire aussi : G7: des portraits «décrochés» de Macron marchent dans Bayonne pour le climat

    Huit « décrocheurs » accusés de « vol en réunion »

    Ils sont poursuivis pour une à trois actions de décrochage de portraits présidentiels dans des mairies parisiennes en février dernier. Les décrocheurs ayant d'emblée reconnu les faits, c'est la légitimité de leur action et donc la politique d'Emmanuel Macron qui ont été au cœur des débats pendant leur procès ce mercredi à Paris.

    Les militants, qui revendiquent les décrochages comme une opération de sensibilisation, ont finalement fait de ce procès un prolongement de leur action. Devant un public et des médias nombreux, ils ont fustigé « l'inaction climatique » d'Emmanuel Macron, qui légitime, selon eux, le recours à la désobéissance civile.

    Un sociologue a d'ailleurs témoigné que les « décrocheurs » s'inscrivaient pleinement dans ce mode d'action, notamment parce qu'ils agissaient au nom de l'intérêt général, à visage découvert et de manière pacifique.

    Mais pour le procureur, les faits de vols ont été établis, reconnus et cela mérite sanction. « Quelle que soit la motivation des prévenus, l'infraction ne peut être la réponse ». Sinon, a-t-il insisté, n'importe qui pourrait s'arroger le droit de violer la loi, pour une cause noble ou non.

    « Si j'ai enfreint la loi, c'est que la politique du gouvernement menace ma vie maintenant que les autorités restent sourdes aux autres moyens d'alerte et ne respectent pas les engagements qu'elles ont elles-mêmes pris », a souligné l'une des accusées.

    Pour la défense, les militants ont ainsi agi « en état de nécessité », face à un danger imminent : l'urgence climatique, rappelée par un climatologue à la barre. « Il vous faut rendre un jugement courageux et les relaxer », a demandé Maître Faro au tribunal, avant d'ajouter « ils ont pris un risque personnel pour la société, ce ne sont pas de simples voleurs de sac ».

    De son côté, le procureur a requis 1 000 euros d'amende, dont 500 avec sursis pour chacun des prévenus. Le jugement est attendu le 16 octobre.

    Marion Esnault, l’une des militantes au sein d'Action Non Violente-COP21,  indique déjà qu'elle poursuivra ce type d'actions, quel que soit le jugement.

    Nous on va continuer inévitablement à agir, peu importe le jugement, parce qu’on est beaucoup plus angoissés par notre avenir que par les casiers judiciaires que l’on va éventuellement avoir dans un mois.

    Marion Esnault, une des prévenues 11/09/2019 - par Laura Martel Écouter

     

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