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    France

    Immigration: Emmanuel Macron se projette en 2022

    media Emmanuel Macron à l'Elysée, le 27 août 2019. Yoan Valat/Pool via Reuters

    Lors d’un discours à sa majorité lundi 16 septembre, le président français Emmanuel Macron a voulu remobiliser ses troupes et leur a demandé de faire de l’immigration l’une des priorités de la seconde partie du quinquennat. Il a réinstallé son duel avec Marine Le Pen en vue des prochaines échéances.

    « Nous n'avons pas le droit de ne pas regarder ce sujet en face » . Alors qu’aucune actualité ne s’y prêtait, Emmanuel Macron a remis lundi soir le sujet de l’immigration au centre du débat politique lors d’un discours dans le jardin du ministère des Relations avec le Parlement devant le gouvernement et des élus de la majorité. « En prétendant être humaniste, on est parfois trop laxiste », a déclaré un chef de l’État à l’offensive, appelant ses troupes à s’emparer de ce sujet pour ne pas le laisser à la droite.

    Le droit d'asile dans le viseur

    « Il y a notamment un risque de dévoiement du droit d’asile, a précisé Aurore Bergé, députée des Yvelines et porte-parole de La République en Marche sur RFI. Si on veut que ce droit ait encore tout son sens, on ne peut pas accepter que la France soit le premier pays receveur de demandes d’asile venant de la part de gens qui viennent par exemple d’Albanie ou de Géorgie ». Des demandes qui ne sont, d'après elle, « pas légitimes ».

    D'autres ballons d’essai ont été lancés ces derniers jours, comme une révision de l'Assistance médicale d'État qui permet un accès aux soins pour les sans-papiers. Le patron de La République en Marche, Stanislas Guérini, a dit qu’elle conduisait à des « abus » . L'AME sera justement au menu d'un débat parlementaire – sans vote – sur le thème de l'immigration qui aura lieu le 30 septembre prochain à l’Assemblée. Un débat à l’initiative d’un gouvernement soucieux d’envoyer des signaux sur sa droite alors que le débat sur la PMA pour toutes est davantage perçu comme un marqueur de gauche.

    « Vivre avec cela »

    Emmanuel Macron a exhorté ses troupes à ne pas se transformer en « parti bourgeois », aveugle aux préoccupations des « classes populaires » qui « vivent avec cela [l’immigration] ». Le président ne s’en cache pas : il veut séduire celles et ceux qui sont tentés par l’extrême droite dans la perspective des prochaines échéances électorales du quinquennat avec en ligne de mire l’élection présidentielle.

    Le chef de l’État le répète depuis plusieurs semaines en privé à ses proches : il est persuadé qu'une partie du scrutin se jouera sur les questions régaliennes (« immigration, sécurité, communautarisme »). Lors de son allocution du 10 décembre au moment de la crise des gilets jaunes ou lors de sa conférence de presse du 25 avril, Emmanuel Macron n’a jamais oublié d’envoyer des signaux de fermeté en évoquant ce sujet, même s’il n’était pas au cœur des préoccupations exprimées. Le président avait voulu imposer l’immigration comme l’un des thèmes du grand débat, avant de faire machine arrière.

    Lignes de fractures

    Emmanuel Macron doit maintenant convaincre sa majorité de le suivre, ce qui n’est pas acquis. Les propos du président n’enchantent pas tout le monde au sein de La République en Marche. Dès ce matin, plusieurs députés de l'aile gauche du parti ont diffusé une tribune dans laquelle ils insistent pour que le débat se concentre avant tout sur l'amélioration de l'intégration des étrangers plutôt que sur le chiffre des expulsions.

    On ne peut pas laisser ça à Marine Le Pen, il faut qu'on en parle. Par contre, il ne faut pas en parler avec les termes de Marine Le Pen, il ne faut pas en parler avec les termes de Sarkozy, il faut en parler avec nos termes à nous.

    [Reportage] L'aile gauche de la République en marche gênée par l'immigration 17/09/2019 - par Anne Soetemondt Écouter

    Les lignes de fracture observées il y a deux ans au moment du débat sur la loi asile-immigration défendue par l'ex-ministre Gérard Collomb pourraient refaire surface. Au-delà de la majorité, l’offensive d'Emmanuel Macron est critiquée par l'opposition qui dénonce ses visées « électoralistes ». La droite et l'extrême droite disent attendre des actes, plutôt que des paroles.

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