GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 12 Octobre
Dimanche 13 Octobre
Lundi 14 Octobre
Mardi 15 Octobre
Aujourd'hui
Jeudi 17 Octobre
Vendredi 18 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    France

    Mélenchon devant les juges après la perquisition mouvementée de LFI

    media Jean-Luc Mélenchon lors d'une intervention à l'Université autonome de Mexico le 9 septembre 2019. REUTERS/Edgard Garrido

    Jean-Luc Mélenchon passe devant la justice ce jeudi 19 septembre et demain. Le leader de la France insoumise (LFI) comparaît en correctionnelle en compagnie de cinq de ses proches suite aux incidents qui ont émaillé la perquisition du siège de leur parti, en octobre 2018.

    C'est le procès d'une grosse colère qui s'ouvre ce jeudi 18 septembre, devant le tribunal de Bobigny. Alors que le siège de LFI est perquisitionné, ce 16 octobre 2018, et que les policiers l'empêchent d'entrer, Jean-Luc Mélenchon s'emporte. « La République, c'est moi », tonne-t-il au visage de l'agent charché de protéger la porte. Les images de la fureur, feinte ou réelle, de Jean-Luc Mélenchon ont tourné en boucle sur les réseaux sociaux et les écrans de télévision. Les journalistes avaient été conviés par le mouvement.

    Pour ces faits, Jean-Luc Mélenchon risque jusqu'à dix ans de prison. Excessif, jugent les Insoumis qui dénoncent une instrumentalisation politique de la justice. Outre la gravité des charges retenues (« actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire, rébellion et provocation ») et des peines encourues, ils critiquent l'importance du dispositif déployé ce matin-là. Onze lieux ont été perquisitionnés en même temps, dans toute la France : le siège de LFI, donc, mais aussi le domicile parisien du leader insoumis et ceux de ses proches.

    Tout cela prouve, selon Jean-Luc Mélenchon, qu'il est victime d'un « procès politique », comme Lula au Brésil. Lors d'une conférence de presse, jeudi dernier, à la Maison de l'Amérique latine à Paris, il a expliqué qu'en France, le pouvoir cherchait à museler toute forme d'opposition, qu'il s'agisse des « gilets jaunes », des syndicats ou des politiques. Et d'insister : « Il s'agit d'essayer de nous détruire. C'est de la politique de A jusqu'à Z. (...) Je n'ai pas peur. Vous pouvez me mettre en prison, me rendre inéligible. Je n'ai pas peur. »

    La stratégie du clash

    Depuis son retour en France, après deux mois passés en Amérique latine à panser ses plaies, Jean-Luc Mélenchon est combattif :  publication d'une tribune avec 200 personnalités dénonçant l'instrumentalisation politique de la justice ; interview à BFM et au JDD ; sortie d'un livre... Le chef de file de LFI ne manque aucune occasion de dire tout le mal qu'il pense des magistrats français. À tel point que le Syndicat de la magistrature et l'Union syndicale des magistrats ont réagi en début de semaine pour rappeler que « les responsables politiques sont des justiciables comme les autres ». Alors est-ce que Jean-Luc Mélenchon se montrera aussi virulent ce jeudi, dans la salle d'audience ? C'est la grande question...

    Cette stratégie fonctionnne, en tout cas, auprès de ses fidèles qui défendent leur chef, à l'image de Boris Petrov que RFI a rencontré à la Fête de l'Humanité, samedi dernier. Ce militant insoumis en est sûr, Jean-Luc Mélenchon fait l'objet d'un procès politique, tout comme Lula au Brésil. « Sur deux ou trois heures d'intervention, il a perdu ses nerfs pendant une minute, comme d'autres. Cela n'est pas passible de poursuites pénales. C'est inadmissible qu'on le poursuive pour cela. »

    En revanche, auprès des électeurs, l'affaire des perquisitions a eu un effet désastreux, comme en témoigne le score désastreux des Insoumis aux européennes : à peine 6,3% des voix.

    ► À lire aussi : Rentré d’Amérique Latine, Mélenchon déclare la guerre aux «procès politiques»

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.