Des scooters, des voitures, des piétons et des petits commerces. À première vue, une rue parisienne comme il en existe des centaines d’autres. Et pourtant, depuis janvier 2019, la rue de Paradis est engagée dans la voie du zéro déchet. Quel bilan après bientôt un an d'initiative ?
« On sent que les gens maintenant ils sont conscients et surtout les enfants. Moi j'ai deux enfants et je vous jure ils sont conscients, avec " zéro déchet ", ils ont sensibilisé les enfants. Ils posent des questions : pourquoi maman, c'est quoi " zéro déchet ", qu'est-ce qu'ils veulent faire ? », explique Oussila, habitante de la rue.
Les commerçants aussi
Les habitants, mais pas que : les commerçants pouvaient également participer à l’initiative zéro déchet, à l’image de Paul Solier, cofondateur de la Fédération française de l’apéritif.
« On a lancé un vin zéro déchet. On a développé ce concept parce que nous, on a toujours été sensibles aux questions environnementales et c'est vrai que la dynamique de la mairie nous a invités à aller sans doute plus vite dans notre projet que ce qu'on aurait fait », souligne Paul Solier.
« Pas mal de déchets encore »
Mais tous ne sont pas convaincus, à l’image de Benjamin Kam, gérant du restaurant Egg Factory. « Rue de Paradis zéro déchet, y'a quand même pas mal d'efforts à faire. Je pense ajouter des poubelles, y'a juste à regarder dans la rue là, y'a quand même pas mal de déchets encore. »
La rue de Paradis zéro déchet, plus qu’une campagne de communication ? À en croire la mairie du Xe arrondissement, après six mois on comptait déjà une diminution de 53 tonnes d’ordures ménagères.
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