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    France

    France: accueil frais pour Emmanuel Macron sur le site de Whirlpool à Amiens

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    Usine Whirlpool: en visite, Emmanuel macron est très entouré par les salariés qui lui demandent des comptes sur l'une de ses promesses de campagne: la reprise de l'usine en 2017 qui devait sauver les emplois. Christophe ARCHAMBAULT / AFP

    Le président français est de retour pour deux jours sur sa terre natale. Après avoir rencontré les étudiants hier jeudi, ce vendredi matin il était sur le site de l'usine Whirpool où il s'était rendu lors de sa campagne en 2017.

    Ce vendredi matin, Emmanuel Macron a affronté la colère et la rancoeur des salariés de Whirlpool. Il s'était déjà rendu sur le site à deux reprises : d'abord en tant que candidat puis fraîchement élu président en octobre 2017, avec un repreneur WN, soutenu par l'Etat. WN, dirigé par l'industriel picard Nicolas Decayeux, fera faillite deux ans plus tard.

    À écouter aussi : Pour les anciens de Whirlpool-Amiens, le souvenir amer du «ramdam» Macron-Le Pen

    Le président et les anciens salariés, une trentaine, ont échangé plus d'une heure dans un immense hanger vide. Des échanges vifs entre des salariés écoeurés et un président qui refuse de baisser les bras et plaide la bonne foi dans ce dossier : « comme les salariés, j’y croyais. Comme eux, j’ai été déçu » reconnaît Emmanuel Macron.

    Extrait d'un échange entre E. Macron et des salariés de Whirlpool, recueilli par notre envoyé spécial, Anthony Lattier : 

    « - Vous avez promis des emplois sur le site. Il devait y avoir des centaines d’emplois. Il y a 200 personnes qui sont au chômage !

    - Attendez, je viens au printemps 2017, il y en a d’autres qui vous disent Whirlpool ne fermera pas avec moi. Est-ce que moi je vous ai tenu ce langage ? Non. J’ai dit que ça fermerait. Je vous l’ai dit, les yeux dans les yeux.

    - Oui…

    - Cela vous vous en souvenez.

    - Avec de l’emploi sur le site.

    - Je vous ai dit : l’engagement que je prends, c’est que l’ensemble des salariés de Whirlpool retrouvent des perspectives et des emplois, et on va se battre pour ça. Il y a un repreneur. Le repreneur, ce n’est pas l’État qui l’invente, ce n’est pas l’État qui vient le chercher, ce n’est pas un copain à moi, on ne le connaissait pas.

    - Vous l’avez mis bien haut sur l’estrade.

    - Mais bien sûr. Collectivement. Et on l’a aidé. Vous m’auriez dit quoi s’il y avait eu un repreneur et qu’on ne l’avait aidé ?

    - Moi, je regrette c’est d’avoir mis ma signature du syndicat sur cette reprise. Tous les jours, je m’en mords les doigts d’avoir mis sa signature. Tous les jours.

    - Attendez, c’est trop facile de regretter. »

    Dans une reprise, il y a toujours une part de risque, a expliqué Emmanuel Macron aux salariés et à François Rufin, proche de LFI, qui était aux côtés des salariés pour accueillir le président.

    « Venir il y a deux ans dire à tous les salariés qu'ils seront repris alors que derrière il n'y a rien, c'est nous prendre pour des cons, a déclaré François Ruffin avant l'arrivée du président. Et venir dire qu'aujourd'hui Emmanuel Macron, comme s'il était un citoyen lambda (...) est déçu, c'est nous prendre pour des cons une deuxième fois ».

    À lire aussi : La stratégie d'Emmanuel Macron à mi-mandat

    Le projet du repreneur d'alors ne tenait pas la route et cet échec a entraîné de nouveaux licenciements. Un nouveau repreneur a été trouvé mais il n’a embauché cette année qu’une trentaine de salariés sur les 280 que comptait l’ancienne usine. Aujourd’hui, 193 des anciens de Whirlpool -  sur les 280 que comptait le site - n’ont pas de travail…

    et avec agences

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