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    France

    France: mobilisation des agriculteurs, en colère contre les prix bas

    media Des agriculteurs bloquant l'A47, à Givors, au sud de Lyon, le 27 novembre 2019. JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

    Des centaines d'agriculteurs ont convergé mercredi 27 novembre vers Paris, où ils bloquaient le périphérique qui entoure la capitale. L'objet était faire monter la pression sur des négociations commerciales avec la grande distribution, à l'appel des syndicats FNSEA et Jeunes agriculteurs. La mobilisation a notamment touché Lyon et Toulouse. 

    Selon les estimations, entre 800 et 900 tracteurs de six régions de France ont envahi Paris pour manifester leur colère face aux prix bas et à la multiplication des réglementations. À Toulouse, dans le sud-ouest, des agriculteurs ont envahi un marché pour dénoncer la distorsion de concurrence entre produits français et produits venant de l'étranger, dont les normes de production sont moins contraignantes qu'en France.

    Ce matin, le trafic était partiellement bloqué sur trois autoroutes autour de Lyon par des agriculteurs protestant contre la détérioration de leur situation économique, a indiqué la préfecture de région. La circulation était impossible sur l'A466 dans le sens sud-nord, sur l'A6 dans le sens nord-sud au niveau de Anse et sur l'A47 en direction de Lyon au niveau de La Madeleine. 

    La principale revendication : les prix des produits.- « Notre détresse est réelle. Nous demandons à rencontrer le président. Nous sommes prêts à rester aussi longtemps qu'il le faudra », a clamé le président de la FDSEA de Seine-et-Marne, Cyril Milard, au mégaphone, dans le cortège se rapprochant de Paris. Avec cette mobilisation, les agriculteurs entendent exprimer leur désarroi face aux difficultés économiques qui s'accumulent et à la défiance d'une partie des citoyens. « Notre principale revendication porte sur la compétitivité des exploitations agricoles et donc sur la construction du prix de nos produits, alors que débutent les discussions commerciales avec les centrales d'achat de la grande distribution », a déclaré Guillaume Tailland, le directeur de la FDSEA de la Loire, présent sur le blocage de Givors, près de Lyon.

    Le ministre « soutient » la colère.- « Je soutiens la colère des agriculteurs et cette manifestation, il y en a assez de ce dénigrement », a assuré le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume, mercredi matin au micro de nos confrères Europe 1. Du côté des agriculteurs, la mobilisation semblait forte. « Dans mon groupe, nous sommes 15 agriculteurs, soit 30% des effectifs de mon syndicat local du Val-d'Oise, ce qui est énorme comme mobilisation chez nous. Cela montre bien la situation critique et de détresse des agriculteurs », explique Guillaume Moret, céréalier et maraîcher, joint par téléphone à bord de son tracteur, sur la route menant à Paris.

    Nous, on cherche à communiquer avec le public, faut pas qu'on puisse avoir peur...

    Carinne Bonnard, agricultrice dans l'Eure 27/11/2019 - par Pauline Gleize Écouter

    Mathieu Garnotel, qui exploite 130 hectares dans la Marne, est venu avec une vingtaine d'autres agriculteurs rejoindre les convois parisiens. « Actuellement dans la Marne, un exploitant sur trois est à zéro ou en déficit, et l'année précédente nos revenus avaient baissé de 75 % par rapport à la moyenne 2010-2014, à cause de la chute des prix, de la suppression des quotas (sucriers, NDLR) et de l'augmentation des charges (matériel et intrants plus chers, augmentation de la redevance pour pollution diffuse et de la taxe sur l'azote), on est pris dans un effet ciseau », explique-t-il.

    La Loi Egalim « n’a pas porté ses fruits ».- La Loi dite Egalim, issue des États généraux de l'alimentation et mise en place en début d'année, était censée ramener du revenu dans les cours des fermes en rééquilibrant les relations commerciales, mais jusqu'ici les agriculteurs disent ne pas vraiment voir de différence. « Cette loi n'a pas assez porté ses fruits parce que la meilleure répartition de la valeur n'a pas eu lieu », a aussi reconnu le ministre de l'Agriculture. « Nous sommes à mi-parcours de cette expérimentation. La loi prend réellement effet maintenant. L'année dernière c'était l'année zéro, les négociations commerciales avaient eu lieu sans que la loi porte ses fruits. Mais aujourd'hui, c'est le début de nouvelles discussions, et là, il faut que ça paye », a-t-il ajouté.

    (avec AFP)

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