GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 10 Décembre
Mercredi 11 Décembre
Jeudi 12 Décembre
Vendredi 13 Décembre
Aujourd'hui
Dimanche 15 Décembre
Lundi 16 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    France

    La France convoque l'ambassadeur de Turquie après les propos d'Erdogan

    media Selon le président Recep Tayyip Erdogan, quelque 1200 anciens membres du groupe EI sont détenus en Turquie. REUTERS/Bernadett Szabo

    L'ambassadeur de Turquie en France va être convoqué au ministère des Affaires étrangères pour s'expliquer sur les déclarations du président turc Recep Tayyip Erdogan. Le président turc n’a pas du tout apprécié les propos d'Emmanuel Macron sur l’offensive récente d'Ankara en Syrie et sur la place de la Turquie au sein de l’Alliance atlantique.

    De notre correspondante à IstanbulAnne Andlauer

    Le ton monte entre la France et la Turquie. « Ce n'est pas une déclaration, ce sont des insultes », a réagi l'Elysée aux propos de Recep Tayyip Erdogan vis-à-vis d'Emmanuel Macron. Le président français avait jugé l’Otan « en état de mort cérébrale ». Son homologue turc l’invite à « faire contrôler son propre état de mort cérébrale. » Les autorités indiquent que l'ambassadeur de Turquie en France sera convoqué.

    Emmanuel Macron avait dénoncé jeudi la façon dont l’allié turc avait « agressé » les forces kurdes en Syrie, l’accusant d’avoir « mis en péril » la lutte contre le groupe État islamique. Tayyip Erdogan le qualifie « d’inexpérimenté » en matière de lutte anti-terroriste. « C’est pourquoi, ajoute-t-il, les gilets jaunes ont envahi la France. »

    Le chef d’État français, enfin, est allé jusqu’à se demander s’il ne fallait par remettre en cause la solidarité militaire entre membres de l'Alliance atlantique en cas d’agression de l’un d’eux, prenant l’exemple turc. Recep Tayyip Erdogan lui répond, usant encore du tutoiement : « Ce n’est pas à toi de décider s’il faut exclure ou non la Turquie de l’Otan. »

    Un ressentiment qui date

    Ces derniers mois – à force de petites phrases lâchées au détour d’interviews ou de déclarations à la tribune – on sentait monter une sorte de ressentiment ou de frustration du président turc à l’égard de son homologue français, avec lequel il espérait pourtant nouer des relations étroites à l’époque de son élection.

    Le mois dernier encore, Recep Tayyip Erdogan assurait avoir dit à Emmanuel Macron de se « regarder dans le miroir » après ses critiques de la dernière offensive d’Ankara contre les forces kurdes en Syrie.

    Le dirigeant turc n’apprécie pas du tout que le président français, contrairement à ses homologues européens, ne se contente pas de protestations verbales, mais qu’il invite à l’Elysée des représentants de ces forces kurdes pour leur signifier son soutien. Dans d’autres dossiers – tels que la place de la Turquie dans l’Otan, ses rapports avec l’Union européenne ou les forages gaziers dans les eaux chypriotes – Tayyip Erdogan estime que l’Elysée adopte une position anti-turque.

    Un message à destination de l'opinion turque

    Evidemment, en rendant publiques ses rancoeurs au lien de les confier en privé au président français, Recep Tayyip Erdogan s’adresse surtout à l’opinion turque. Il cultive son image de leader qui tient tête aux Occidentaux.

    Une des raisons pour lesquelles le président Erdogan est virulent c’est parce qu’il a une situation très tendue à l’intérieure. Une crise économique profonde et pour la première fois en 17 ans, son pouvoir, désormais absolu, est défié.

    Marc Pierini

    ancien ambassadeur européen en Turquie et en Syrie et chercheur auprès de Carnegie Endowment for International Peace à Bruxelles

    30/11/2019 Écouter

    L’ambiance risque d’être électrique au sommet de l’Alliance atlantique des 3 et 4 décembre. En marge de l’événement, une rencontre doit réunir les présidents turc et français, ainsi que la chancelière allemande et le Premier ministre britannique.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.