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    France

    Elections municipales: percée du Front national, la gauche en recul

    media Marine Le Pen (à g.) et Steeve Briois, le 23 mars à Hénin-Beaumont. REUTERS/Pascal Rossignol

    Poussée de l'extrême droite, la gauche en recul. Ce sont les deux grandes tendances de ce premier tour des élections municipales en France avec donc notamment, et c'est une grande première, l'élection dès le premier tour du candidat FN Steve Briois à la mairie de Hénin-Beaumont dans le Pas-de-Calais. Le Parti socialiste, qui est sanctionné dans les urnes, appelle à former un front républicain contre l'extrême droite. Le taux d'abstention a atteint un record pour une municipale, puisqu'il se situe autour de 38%.

    Article actualisé régulièrement

    Ce lundi 24 mars, au lendemain du premier tour des élections municipales françaises, l'abstention très forte et la percée du Front national montrent que l'exécutif de gauche a été lourdement sanctionné ; il s'agit, par ailleurs, d'un sévère avertissement pour les  partis traditionnels qui appellent les électeurs à se mobiliser avant le second tour, le dimanche 30 mars.  Selon des résultats consolidés du ministère de l'Intérieur, lors de ce premier tour, la droite aurait obtenu 46,54% des voix au premier tour, la gauche 37,74% et le FN 4,65%.

    A côté de la victoire de Steeve Briois à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), de nombreux candidats du Front national sont arrivés premiers à l'issue de ce scrutin. C'est le cas à Avignon, Béziers, Fréjus, Forbach, Perpignan, Saint Gilles-dans le Gard. Marine Le Pen, qui parle d'une victoire inespérée et spectaculaire à Hénin-Beaumont, voit dans cette soirée un vrai tournant pour son parti. D'après Florian Philippot, interrogé sur iTélé ce lundi, « c'est plus qu'un pari réussi » pour le FN qui a d'ores et déjà gagné 472 conseillers municipaux et sera présent dans 315 seconds tours. 

    Le Front national s’implante comme il voulait le faire et il s’implante avec un cru assez exceptionnel ce soir.
    Marine Le Pen Présidente du Front national 23/03/2014 - par Ariane Gaffuri Écouter

    Le Parti socialiste appelle au front républicain

    Que faire face à cette montée de l'extrême droite ? C'est la question qui se pose ce dimanche soir aussi bien à l'UMP qu'au Parti socialiste. Le PS qui appelle à tout faire pour empêcher que le FN n'emporte d'autres villes.

    Avec notre envoyé spécial au siège du Parti socialiste, Florent Guignard

    Outre l’abstention aux yeux des socialistes, le score du Front national, c’est bien le fait marquant de cette soirée. Et très vite, ici au Parti socialiste on a appelé au front républicain. Harlem Désir, le patron du PS, a réclamé ce soir une réaction claire et ferme de tous les républicains.

    Il faudra faire barrage à la fois à la droite et à l’extrême droite.
    Harlem Désir Premier secrétaire du Parti socialiste 23/03/2014 - par Florent Guignard Écouter

    Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a également appelé « l'ensemble des forces démocratiques » à faire barrage au FN au second tour, dimanche prochain.

    J’appelle à la mobilisation des électrices et des électeurs dimanche prochain et notamment ceux qui ont choisi de s’abstenir.
    Jean-Marc Ayrault Premier ministre 23/03/2014 - par Ariane Gaffuri Écouter

    Au premier étage du siège du PS, on est en train d’analyser tous les résultats et de voir déjà dans quelle ville le candidat socialiste pourrait se retirer pour éviter l’élection d’un maire FN. Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre avait déjà lancé un appel au front républicain il y a trois jours, histoire de placer la droite face à ses responsabilités. Le front républicain, on l’a vu ces derniers temps, est plutôt mal en point et donc il va être très intéressant de suivre cet entre deux tours et de voir les appels au désistement à droite comme à gauche.

    La déception au PS

    « Déception », le mot a été lâché ici dans les couloirs du Parti socialiste. Il n’y a pas grand monde et les visages sont plutôt sombres. Quand sont tombées les premières estimations pour Marseille, les visages se sont encore plus fermés. C'était vraiment la douche froide. La gauche à Marseille avait fondé des espoirs mesurés. Une victoire sur la Cannebière permettrait d’occulter en partie une défaite annoncée. Eh bien, ce soir on en est loin, très loin. La faute à l’abstention tant redoutée par les socialistes, elle a bien eu lieu. L’abstention-sanction contre un président et un gouvernement qui n’ont jamais été aussi impopulaires. Les scores recueillis par les socialistes sont finalement assez conformes aux opinions que recueille François Hollande dans les sondages. La volonté, ici, c’est de ne surtout pas nationaliser la campagne de l’entre deux tours, ça fait partie des éléments de langage que l’ont entend ce soir. Aux municipales, on le répète, c’est d’abord un maire qu’on élit.

    A Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet devance Anne Hidalgo

    Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) est arrivée en tête du premier tour de ces élections municipales à Paris devant Anne Hidalgo (PS), selon les estimations concordantes d'Ipsos/Steria et de CSA portant sur l'ensemble de la capitale. L'ancienne ministre UMP recueillerait 35,8% des suffrages exprimés, et la première adjointe au maire PS de Paris 34,5%, selon l'estimation CSA pour BFMTV et Ricoh.

    Le « peuple de Paris », « libre et rebelle », a « fait mentir tous les pronostics » en plaçant les listes UMP/UDI/MoDem en tête dès le premier tour des municipales à Paris, a déclaré Nathalie Kosciusko-Morizet. « Le changement est possible, il est tout proche », a-t-elle estimé.

    Après treize ans de pouvoir sans partage, deux Parisiens sur trois ont condamné l’équipe sortante. Plus que jamais l’alternance est possible, le changement est possible, il est tout proche.
    Nathalie Kosciusko-Morizet Candidate UMP à la mairie de Paris 24/03/2014 - par France 3 Écouter

    De son côté, Anne Hidalgo a affirmé que la gauche, les écologistes et « les équipes
    de progrès 
    » étaient en tête dans la majorité des arrondissements de Paris. « Dans deux arrondissements clés, les XIIe et XIVe, la gauche est largement en tête », a-t-elle ajouté, avant d'appeler « au rassemblement et à la mobilisation de tous les Parisiens qui veulent une ville de progrès ».

    J’appelle dès ce soir au rassemblement, à la mobilisation de toutes celles et ceux qui veulent une ville de progrès, une ville qui continue à innover, une ville attractive mais aussi une ville solidaire et bienveillante.
    Anne Hidalgo Candidate PS à la mairie de Paris 24/03/2014 - par Ariane Gaffuri Écouter

     


      ■ Les résultats les plus significatifs

    Hénin-Beaumont : le parti de Marine Le Pen a remporté dès le premier tour l'élection à Hénin-Beaumont avec 50,26% des voix, devant le maire sortant Eugène Binaisse (divers gauche) 32,04%. « Déjà, arriver à gagner une ville dès le premier tour, c'était inespéré », a déclaré Marine Le Pen, très émue sur France 2. A Perpignan, Avignon, Forbach, Béziers, Fréjus, le Front national est arrivé en tête et est en mesure de l'emporter dimanche prochain. Niort également a basculé à droite après près de 60 ans de gouvernance de la gauche.

    Marseille : le maire sortant UMP Jean-Claude Gaudin est en tête avec 38,8% des voix devant le FN (23,2%) et le PS (19,8%) à Marseille où l'abstention serait de 47%.

    Bordeaux : l'ancien Premier ministre Alain Juppé a été largement réélu maire de Bordeaux dès le premier tour.

    Strasbourg : la candidate UMP Fabienne Keller arrive légèrement en tête avec 32,9% des voix devant le maire PS sortant Roland Ries (31,2%), avec un FN en mesure de se maintenir au second tour (10,9% des voix).

    Le président de l'UMP Jean-François Copé, a été réélu à Meaux. Il a appelé les électeurs du FN à reporter leurs voix sur les candidats de son parti au second tour, estimant que « les conditions d'une grande victoire » de la droite étaient réunies. 

    Les écologistes devancent les socialistes à Grenoble. Le candidat EELV Eric Piolle a réussi son pari à Grenoble en devançant le socialiste Jérôme Safar au premier tour et est en mesure de devenir le premier maire écologiste d'une grande ville de province.

    A Limoges, le maire sortant PS Alain Rodet subit un séisme politique en s'effondrant à 30%, ce qui le contraindra à affronter un second tour pour la première fois depuis 1995, alors que le FN perce à près de 17%. La gauche risque aussi de perdre Amiens, Angers, Reims, Saint-Etienne et Laval.

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