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    France

    Attentat à Charlie Hebdo: retour sur une journée de deuil et de traque

    media Les agents du GIPN fouillent les alentours de Corcy, commune de l'Aisne (nord-est de la France), pour retrouver les frères Kouachi, suspectés d'être responsables de l'attaque de Charlie Hebdo qui a fait 12 morts le 7 janvier 2015. REUTERS/Pascal Rossignol

    Après l'attentat contre Charlie Hebdo qui a fait 12 morts mercredi 7 janvier, la police recherche toujours activement les frères Kouachi, principaux suspects de l'attaque. Ceux-ci ont été repérés jeudi dans la matinée dans l'Aisne (Picardie), à moins de 100 kilomètres au nord-est de Paris. Après une journée de chasse à l'homme mobilisant 1 500 policiers, les perquisitions ont été suspendues et les effectifs réduits, en vue d'une nouvelle vaste opération policière.

    (RE)ECOUTER nos éditions spéciales sur l'attentat au siège de Charlie Hebdo

    Ce qu'il faut retenir à minuit :

    ■ Les perquisitions sont « terminées pour l'instant » et le dispositif a été réduit, a précisé une source policière à l'Agence France-Presse tard jeudi soir. Une nouvelle opération d'envergure est prévue ce vendredi.

    Les suspects de l'attentat ont été repérés et identifiés à une station-service dans l'Aisne (nord-est de la France). Les forces de l'ordre mobilisées en masse ont tenté de les retrouver jusque tard dans la soirée jeudi 8 janvier, en vain.

    ■ Neuf personnes sont en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur cet attentat terroriste.

    Plusieurs lieux de culte musulmans ont été la cible de tirs depuis mercredi soir sur le territoire français.

    ■ Alors que le plan Vigipirate est à son plus haut niveau en Ile-de-France et en Picardie, une « marche républicaine » est prévue dans les rues de la capitale dimanche à 15h.


    00h40 : Un responsable américain des forces de l'ordre contacté par l'Agence France-Presse indique que les deux auteurs présumés de l'attentat étaient sur la liste noire américaine du terrorisme, y compris sur la « No Fly List », qui interdit à ceux qui y figurent de prendre des vols au départ ou à destination des Etats-Unis.

    00h30 : Barack Obama s'est rendu jeudi soir à l'ambassade de France à Washington pour rendre hommage aux victimes de l'attentat contre Charlie Hebdo à Paris, relate l'Agence France-Presse.  « Vive la France », a écrit le président américain dans le livre de condoléances ouvert après l'attentat sanglant qui a fait 12 morts et 11 blessés, dont 4 graves.

    00h15 : Saïd Kouachi, l'aîné des deux suspects de l'attaque de Charlie Hebdo, aurait passé « quelques mois » au Yémen. C'est ce que rapporte un article paru cette nuit sur le site internet du New York Times (en anglais). Selon un officiel américain cité par le journal, il y aurait appris le maniement des armes auprès d'al-Qaïda dans la Péninsule arabique.

    23h45 : « Attendez-vous à une réaction massive de notre part ». Ce message laissé sur le compte Twitter @OpCharlieHebdo, pour « Opération Charlie Hebdo », a été retweeté plus d'un millier de fois sur le réseau social. C'est le collectif Anonymous qui en est à l'origine. Mais cet appel à venger Charlie Hebdo pourrait perturber l'enquête sur l'attentat contre l'hebdomadaire satirique, s'inquiète Olivier Laurelli, blogueur expert en sécurité informatique, contacté par l'Agence France-Presse. « A partir du moment où on attaque les réseaux où ils (les jihadistes, NDLR) communiquent entre eux, on interfère dans le travail des enquêteurs », a-t-il prévenu.

    23h15 : Un convoi de plusieurs dizaines de véhicules du Raid, la force d'intervention de la police, a quitté la zone où se déroulaient les recherches en Picardie, à une centaine de kilomètres au nord-est de Paris, relate notre envoyé spécial dans l'Aisne Simon Rozé. Il se dirige vers la capitale à vive allure et gyrophares allumés. Un dispositif des forces de l'ordre est resté sur place, aux alentours de la station-essence braquée ce matin par les deux suspects de l'attentat. La traque des frères Kouachi a mobilisé 1 500 hommes du GIPN et du Raid tout au long de la journée.

    23h00 : L’émotion reste très vive en France et à travers le monde ce jeudi 8 janvier. Des manifestations spontanées avaient eu lieu dès hier soir dans de nombreux pays et se sont poursuivies tout au long de la journée ce jeudi. Le point sur ces hommages qui dépassent les frontières en cliquant ici.

    22h45 : Un miraculé. Antonio Fischetti, journaliste à Charlie Hebdo depuis 17 ans, a échappé à l'attentat. Il aurait dû se trouver dans la salle de conférence de rédaction comme tous les mercredi mais il assistait hier à des obsèques familiales en province. Il témoigne au micro de RFI sur ses amis disparus et sur l'obligation de continuer à travailler pour que sorte dès la semaine prochaine un nouveau numéro de Charlie Hebdo.

    ECOUTER
    La présence de Charlie est indispensable dans une démocratie.
    Le témoignage d'Antonio Fischetti, journaliste à Charlie Hebdo 08/01/2015 - par Isabelle Chenu Écouter

    22h30 : Cela fait maintenant plus de 35 heures que la rédaction de Charlie Hebdo a été prise d'assaut par deux terroristes armés de fusils mitrailleurs, faisant au total 12 morts et 11 blessés, dont 4 grièvement. Retour sur la journée d'hier en cliquant sur cet article de RFI ou en consultant l'infographie point par point du Monde.fr.

    22h20 : Sur le terrain, les recherches se poursuivent activement. Les forces de l'ordre sont toujours à la recherche des deux suspects. Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a fait le point ce jeudi soir sur l'enquête en cours. Cliquer ici pour voir ce qu'il faut en retenir.

    22h10 : Dans ce contexte, Michel Houllebecq « suspend la promotion » de son livre Soumission, a annoncé son agent à l'Agence France-Presse ce jeudi soir. L'écrivain est « profondément affecté par la mort de son ami Bernard Maris » dans l'attentat contre Charlie Hebdo. Selon France Info, il aurait quitté Paris « pour une destination tenue secrète ».

    21h10 : Une première réponse de Charlie Hebdo aux kalachnikovs des terroristes. Le quotidien satirique indique sur son site qu'un « journal des survivants » paraîtra mercredi prochain.

    Charlie Hebdo annonce la sortie d'un « journal des survivants », après l'attentat qui a décimé le journal satirique. Capture d'écran du site internet de Charlie Hebdo, jeudi 8 janvier 2015. http://www.charliehebdo.fr

    20h50 : Au lendemain du tragique attentat qui a frappé le siège de Charlie Hebdo, faisant 12 morts et 11 blessés, de nombreuses actions sont organisées partout dans l'Hexagone. Les Français sont invités à placer une bougie à leur fenêtre en mémoire des victimes. Dimanche, une « marche républicaine » sera organisée à Paris. Tous les partis politiques sont conviés sauf le Front national. Une exclusion qui a déclenché un début de polémique. (Cliquer ici pour lire notre article détaillé)

    20h05 : Un million d'euros devraient être débloqués « en urgence » pour Charlie Hebdo, a annoncé Fleur Pellerin sur France 5 ce jeudi soir. Une aide financière qui vise à « assurer [la] pérennité » du journal satirique, a ajouté la ministre de la Culture.

    19h45 : Pendant ce temps, dans l'Aisne, l'envoyé spécial de RFI Daniel Vallot indique que les deux suspects de l'attaque de Charlie Hebdo ont abandonné leur véhicule. Les frères Kouachi seraient donc à pied, dans le périmètre quadrillé par les forces de l'ordre, englobant plusieurs villages à proximité de Villers-Cotterêts. Mais la traque est difficile, car la zone de recherche inclut des forêts. Des mesures supplémentaires ont été mises en place pour sécuriser les bâtiments publics.

    REPORTAGE
    La chasse à l'homme se poursuit dans l'Aisne 08/01/2015 - par Simon Rozé Écouter

    19h10 : Des milliers de personnes affluent sur la place de la République dans le centre de Paris pour rendre à nouveau hommage à Charlie Hebdo décimé lors de l'attentat. Sur place, l'envoyée spéciale de RFI Clémence Denavit parle de « milliers de personnes tenant des stylos », en mémoire des dessinateurs assassinés. Le slogan « Charlie n'est pas mort » est scandé par les manifestants.

    REPORTAGE
    Sur la place de la République à Paris 09/01/2015 - par Clémence Denavit Écouter

    18h45 : Neuf personnes sont en garde à vue, a déclaré Bernard Cazeneuve à l'Agence France-Presse ce jeudi soir. Le ministre de l'Intérieur a aussi précisé qu'il n'existait aucun lien « à ce stade » entre la fusillade de Montrouge ce matin et l'attentat au siège de Charlie Hebdo hier midi, condamnant au passage les attaques contre des lieux de culte musulmans survenues ce matin. Bernard Cazeneuve a enfin indiqué que Said Kouachi a été « formellement reconnu sur photo comme agresseur ».

    18h30 : Le ministre américain de la Justice sera à Paris dimanche pour participer à une réunion ministérielle europénne et américaine sur le terrorisme, à l'invitation du ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, indique l'Agence France-Presse.

    18h05 : Un nouveau rassemblement est organisé en ce moment place de la République à Paris. La maire de la capitale Anne Hidalgo est sur place. « Je suis là avec les Parisiens, pour dire que nous pensons aux victimes, à leurs familles. Nous portons un message de liberté », a-t-elle déclaré au micro de nos confrères de France Télévisions.

    Pancartes « Je suis Charlie », crayons et bougies à la main, des milliers de manifestants se sont réunis jeudi 8 janvier dans la soirée en hommage à Charlie Hebdo dévasté par un attentat terroriste. AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

    17h55 : « Il n'y a plus d'union nationale », estime Marine Le Pen, interrogée jeudi par l'Agence France-Presse. La présidente du Front national (FN) dénonce son « exclusion » de la « marche républicaine » prévue dimanche à 15h en mémoire de Charlie Hebdo. Le FN n'a pas été convié au rassemblement, contrairement à tous les autres partis politiques. Une exclusion condamnée par l'UMP et par François Bayrou.

    Nous allons mettre en place un dispositif exceptionnel pour venir en aide financièrement à Charlie Hebdo.
    Fleur Pellerin, ministre de la Culture 08/01/2015 - par Muriel Maalouf Écouter

    17h40 : Après l'attentat contre Charlie Hebdo, la question de sa parution dans les semaines à venir est plus que jamais d'actualité. Des représentants de la presse française se sont réunis hier soir (mercredi) au ministère de la Culture. Fleur Pellerin a appuyé l'initiative de se mobiliser pour que le journal satirique continue à paraître. Mercredi prochain, c'est une version de 8 pages au lieu de 16 que l'on devrait trouver dans les kiosques. Un journal publié par l'équipe rescapée de l'attentat sanglant.

    17h30 : Charlie Hebdo sera fait citoyen d'honneur de la ville de Paris au cours d'un Conseil de Paris extraordinaire demain à 9h, indiquent nos confrères de Francetvinfo. Par ailleurs, deux bâches seront déployées à 11h sur le parvis de l'Hôtel de Ville, proclamant « Nous sommes Charlie » et « Paris est Charlie ».

    17h15 : Après l'attentat perpétré ce mercredi au siège de Charlie Hebdo, la radio de l'organisation Etat islamique qualifie de « héros » les auteurs de l'attaque qui a fait 12 morts et 11 blessés, relate l'Agence France-Presse.

    16h35 : L'élan de solidarité dépasse les frontières, après l'attentat terroriste survenu au siège de Charlie Hebdo. Au Royaume-Uni, des policiers ont observé deux minutes de silence en début d'après-midi en hommage aux 3 policiers français tués mercredi et jeudi. (En complément, lire notre article sur les rassemblements de soutien partout dans le monde)

    16h30 : Après la localisation dans l'Aisne des deux suspects de l'attentat contre Charlie Hebdo, le niveau « alerte attentat » du plan Vigipirate mis en place en Ile-de-France a été étendu à la région Picardie.

    16h20 : L'envoyé spécial de RFI Daniel Vallot se trouve en ce moment sur une route nationale, entre Soissons et Villers-Cotterêts dans l'Aisne. Des habitants qu'il a pu interroger affirment avoir aperçu de très nombreux policiers lourdement armés. Les forces de l'ordre perquisitionnent des véhicules et des habitations pour localiser les deux suspects de la tuerie de Charlie Hebdo.

    16h10 : Un peu partout en France, des établissements se mobilisent pour le journal satirique Charlie Hebdo, à l'image d'un cinéma près de Marseille qui affiche une large banderole « Je suis Charlie », devenu le slogan de soutien aux victimes. Idem pour la tour de Bretagne, le plus haut bâtiment de Nantes.

    15h55 : L'UMP et l'UDI participeront à la « marche républicaine » prévue dimanche à 15h, en hommage aux victimes de l'attentat de Charlie Hebdo. Syndicats et associations appellent « tous les citoyens » à se joindre à cette manifestation, précise l'Agence France-Presse.

    15h50 : Près de 500 personnes ont manifesté à Genève, en Suisse, en soutien à Charlie Hebdo. Un porte-parole du comité de l'Association genevoise des journalistes, interrogé par l'Agence France-Presse, a dénoncé un « attentat révoltant », qui montre qu'il faut « plus que jamais se battre quotidiennement, le crayon ou la plume à la main, pour défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse, qui sont des fondamentaux de la démocratie et de l'Etat de droit ».

    15h40 : Depuis l'attentat survenu mercredi 7 janvier à Charlie Hebdo, de nombreux dessinateurs se mobilisent, en hommage à leurs confrères tombés sous les balles. Un blog a même été créé, jesuischarlie.tumblr.com. Il répertorie des dizaines de dessins visant à répondre aux auteurs de l'attaque.

    15h25 : Une question qui se pose c'est comment les assaillants ont pu se procurer ces armes de guerre. Ce midi sur l'antenne de RFI, l'ancien agent de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) Pierre Martinez expliquait que ces armes, type Kalachnikov et « Bazooka » sont disponibles en France depuis les conflits qui ont frappé notamment l'ex-Yougoslavie, et après la chute du mur de Berlin. Pour lui, les responsables de la tuerie de Charlie Hebdo ont été formés et « tiennent l’arme comme des professionnels ».

    Ils se déplacent en binôme, ça ne s’apprend pas dans les livres ça!
    Pierre Martinez, ancien agent de la DGSE 08/01/2015 - par Mounia Daoudi Écouter

    15h15 : Au lendemain de l'attentat contre Charlie Hebdo, François Hollande reçoit ce jeudi les responsables des groupes politiques pour appeler à l’unité nationale. Une marche est prévue dimanche, à laquelle tous les partis sont conviés, excepté le Front national. (Cliquer ici pour plus de détails sur notre site)

    14h55 : La justice française classe la fusillade survenue ce matin dans le sud de la capitale « acte terroriste ». Cette attaque a causé la mort d'une policière municipale.

    14h40 : Des drapeaux jihadistes et des coktails Mototov ont été retrouvés dans la première voiture abandonnée par les tueurs à Paris après leur assaut dans la rédaction de Charlie Hebdo mercredi, relate l'Agence France-Presse citant une source proche du dossier.

    14h35 : Les unités d'élite de la police et de la gendarmerie « sont positionnées pour vérification d'objectifs dans cette zone où a été abandonnée la voiture utilisée par les deux suspects identifiés par un témoin », a expliqué à l'Agence France-Presse une source policière alors que les forces de l'ordre sont en train de se déployer entre l'Aisne et l'Oise, aux alentours de Villers-Cotterêt et Crépy-en-Valois.

    14h25 : « Vous allez payer car vous avez insulté le Prophète », c'est la phrase qu'aurait prononcée un assaillant du journal Charlie Hebdo avant de tirer, et c'est aussi le titre d'un article que le site internet du journal Le Monde consacre au déroulé du massacre de mercredi à paris. (Cliquer pour accéder à l'article du « quotidien du soir »)

    14h10 : « Deux hélicoptères Puma de transport de troupes survolent actuellement Crépy-en-Valois dans l'Oise, rapporte France 3 Picardie. Plusieurs fourgons de gendarmes mobiles ont également été aperçus dans les rues de la commune. La préfecture de l'Oise confirme qu'une traque est en cours dans la ville. »

    14h03 : Les unités du Raid et du GIGN sont déployés près de Villers-Cotterêts, dans une zone où les suspects auraient été repérés selon des sources policières citées par l'Agence France-Presse. Selon le site de France 3 Picardie, les deux suspects seraient retranchés précisément dans une habitation de Crépy-en-Valois. Deux hélicoptères de transport de troupes survolent la ville.

    13h30 : Alors que l'avocat du journal satirique a confirmé que Charlie Hebdo sortirait mercredi prochain, précisant qu'il serait tiré à un million d'exemplaires, le quotidien économique Les Echos relate que 500 000 euros seront débloqués « pour que Charlie Hebdo continue à vivre ». (En savoir plus sur le site du quotidien Les Echos)

    13h22 : Dans une enquête sur le jihad chez les jeunes, menée par l'émission « Pièces à conviction » sur France 3 en 2005, le nom d'un des deux suspects de l'attaque de Charlie Hebdo était déjà apparu. (Pour accéder à la vidéo sur le site d'information de France Télévision, cliquer ici)

    13h15 : Le Royaume-Uni renforce son dispositif de sécurité des frontières.

    13h15 : Le plan Epervier a été déclenché dans le sud du département de l'Aisne, où les deux principaux suspects du massacre de Charlie Hebdo ont été signalé par le gérant d'une station-service qu'ils auraient braquée.

    13h09 : Déclaration de Nicolas Sarkozy, ce jeudi matin sur le perron de l'Elysée, où il a rencontré François Hollande. « Je suis assez impressionné, et peut-être même bouleversé, par l'attitude de nos compatriotes et les démonstrations spontanées d'unité dans un climat de recueillement, avec une grande demande de fermeté et une très grande dignité de la part de nos compatriotes. Donc, je crois que c'était mon devoir de répondre à cette invitation, montrer ainsi le front uni, de l'ensemble de ceux qui exercent des responsabilités. Face à cette attaque d'une brutalité inouïe, les hommes civilisés doivent s'unir pour répondre à la barbarie. »

    12h40 : Concernant l'attaque survenue dans le sud de Paris ce jeudi, la Brigade recherche et information (BRI) a agrandi le périmètre de sécurité pour éviter qu'il y ait des blessés en cas de nouvelle fusillade. Ses éléments ont procédé à une fouille systématique, évacué tous les bâtiments, et notamment un hôtel, pour chercher des indices ou d'éventuels suspects. Une équipe d'intervention scientifique est également entrée dans les immeubles et dans un garage. (Aller plus loin)

    12h30 : Alors que les hommages affluent sur Twitter, des partisans du groupe Etat islamique, que ce soit de simples sympathisants ou des combattants qui tweetent de la région syro-irakienne, expriment depuis hier leur joie sans retenue après l'attaque meurtrière de mercredi dans les locaux de Charlie Hebdo. Ce ne sont pas des revendications officielles, mais les marques d'un soutien sympathisant. Un hashtag, notamment en arabe, est utilisé pour l'occasion.

    12h28 : Claude Moniquet, ancien agent du renseignement français au sein de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) et spécialiste du terrorisme, a commenté la traque des suspects sur l'antenne de RFI : « Ce qu’on peut dire sur les frères Kouachi, c’est que ce sont des " clients " - comme on dit dans la police - assez sérieux puisque l’un d’eux, Chérif, le plus jeune d’ailleurs [...] avait été sous l’influence d’un prédicateur qui était lui-même lié [à] l'une des évolutions des GIA algérien. Donc, ce sont des gens apparemment au cœur d’une mouvance jihadiste depuis des années. Mais les frères Kouachi, apparemment, n’avaient pas fait parler d’eux depuis trois ou quatre ans. »

    12h20 : Le président François Hollande s’est exprimé, de nouveau, ce jeudi matin aux Invalides à Paris : « Hier, des rassemblements spontanés partout en France se sont constitués. Notre pays, notre grande France, sait se réunir pour défendre son idéal, l’idéal de la République, l’idéal de la paix face à ceux qui prétendent l’atteindre en tuant des journalistes et des policiers. C’est en étant rassemblés, unis, solidaires que nous ferons face à la barbarie terroriste, à l’intolérance, à l’infamie, au-delà des croyances, au-delà des opinions, au-delà des sensibilités et au-delà des origines oui, tous rassemblés parce que ces différences qui existent de notre pays s’effacent quand il y a l’essentiel qui est en cause. Et ces différences deviennent autant de richesses au service de l’unité nationale. »

    12h09 : Une minute de silence a été observée en France à la mi-journée. L'intégralité du réseau de transport de la RATP (Ile-de-France) s'est arrêté.

    12h05 : Charlie Hebdo pourra « sortir la semaine prochaine », assure sur RFI un chroniqueur du journal, Patrick Pelloux, alors que l'équipe du journal a été décimée dans l'attaque de mercredi. Ci-dessous, un autre des témoignages poignants du chroniqueur, sur iTélé (mis en ligne par le site internet HuffPost).

    11h50 : Le pape François a consacré une prière, jeudi, à toutes les victimes de l'attaque ayant frappé l'équipe de Charlie Hebdo mercredi. « L'attentat d'hier à Paris nous fait penser à toute cette cruauté, cette cruauté humaine ; à ce terrorisme, que ce soit un terrorisme isolé ou un terrorisme d'Etat. Cette cruauté dont l'homme est capable ! », a déclaré le souverain pontife lors de sa messe du matin à la résidence Sainte-Marthe. « Prions, maintenant, pour les victimes de cette cruauté. Tant de victimes ! Et prions aussi pour les personnes cruelles, afin que le Seigneur convertisse leur cœur », a-t-il ajouté.

    11h45 : « Les plaques d'immatriculation ne correspondent pas au véhicule », explique une source proche de l'enquête à l'AFP. « Les brigades d'intervention, stationnées Porte de la
    Villette, ont reçu l'ordre de s'équiper de fusils d'assaut et d'équipements de protection
     », explique une source policière à la même agence de presse.

    11h30 : Les deux suspects principaux ont été « formellement signalés » par le gérant d'une station-service à proximité de Villers-Cotterêt, dans le département de l'Aisne (nord de la France), selon l'Agence France-Presse qui cite des sources proches de l'enquête. Ils sont cagoulés, armés de kalashnikov et de lance-roquettes « apparentes », selon une source de l'AFP. Ils circuleraient en direction de Paris, à bord d'une Renault Clio.

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