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    France

    France: plus de quarante morts dans une collision en Gironde

    media Les secours sont rapidement intervenus après l'accident. AFP PHOTO / JEAN-PIERRE MULLER

    43 personnes ont trouvé la mort dans une collision ce vendredi matin entre un autocar et un camion sur la route départementale 123, à Puisseguin, près de Libourne, en Gironde.

    43 personnes, pour la plupart des personnes âgées, ont été tuées, brûlées vives, dans une collision ce vendredi matin, vers 7h30 (heure de Paris), entre un car et un camion sur une route secondaire près de Libourne (sud-ouest de la France), a annoncé la préfecture de Gironde.

    Quarante-et-un des morts sont des passagers du car ; les 42 et 43e sont le conducteur du camion et son fils de trois ans, les deux véhicules s'étant embrasés lors du choc frontal. Quatre personnes sont grièvement blessées et quatre autres le sont légèrement, dont le conducteur du car.

    Le groupe de personnes âgées, membres du club du troisième âge de la commune girondine de Petit-Palais-Cornemps (643 habitants), était parti tôt le matin de cette bourgade pour une excursion d'une journée dans le Béarn. Ils se rendaient à Arzacq, dans les Pyrénées-Atlantiques.

    « Manifestement, c'est le camion [un camion de transport de bois à vide, ndlr] qui a perdu le contrôle du véhicule. Il s'est mis en travers de la route. Le bus a vu arriver l'accident, il a tenté de d'éviter le camion, il est venu le percuter, il n'a rien pu faire d'autre que d'activer le mécanisme des portes pour permettre à quelques-uns de sortir, ce qui a été le cas », a témoigné le maire de Puisseguin sur RTL.

    Une soixantaine de pompiers, appuyés d'hélicoptères, sont intervenus. « L'autocar est complètement calciné, le camion également. Il y a encore des corps sur place », a décrit un témoin, en fin de matinée, alors que l'accès au site de l'accident a été fermé aux médias, en raison du début de l'enquête. 200 gendarmes ont notamment à déterminer comment l'autocar a pu s'embraser aussi rapidement, son moteur étant situé à l'arrière. En milieu d'après-midi, la totalité des corps étaient encore dans l'autocar, selon les secours. Les corps calcinés des victimes ont été laissées dans le car pour que les experts puissent effectuer des prélèvements et ne seront retirés des décombres que samedi.

    C'est l'accident de car le plus meurtrier depuis 1982, date de l'accident de car à Beaune, en Côte d'Or, qui avait coûté la vie à 53 personnes, en grande majorité des enfants.

    « 4 personnes grièvement blessées »

    « J'ai vu un nuage de fumée », l'accident s'est produit dans la campagne, entre Puisseguin et Saint-Genès-de-Castillon, sur une route qui serpente entre les vignes de Saint-Emilion, « dans un virage », un endroit « dangereux » appelé « la Fontaine du renard », a témoigné une résidente proche, Yvette Seguy, sur la chaîne i-Télé.

    Le député écologiste de Gironde, Noël Mamère a déclaré que l'accident devait « nous interroger sur les choix politiques qui sont faits en matière d'infrastructures ». « Pour ceux qui connaissent bien cet endroit, ce qui est mon cas, l'endroit où a eu lieu l'accident, c'est un virage extrêmement dangereux qui est considéré comme très accidentogène », a-t-il ajouté devant les caméras d'i-Télé.

    Selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur Pierre-Henry Brandet, interrogé, lui aussi, sur i-Télé, quatre personnes sont « très grièvement blessées », deux avec des brulûres et deux avec des traumatismes crâniens. « Le bilan pourrait encore s'alourdir », a-t-il déclaré.

    « Les secours sont confrontés à une opération particulièrement difficile », a-t-il ajouté. Plusieurs zones, dont un terrain de sport, ont été réquisitionnées par les autorités pour faciliter les opérations.

    Le gouvernement mobilisé

    François Hollande a déclaré, depuis Athènes où il est en visite officielle, que « le gouvernement français est totalement mobilisé sur cette terrible tragédie ».

    Manuel Valls, Bernard Cazeneuve et Alain Vidalies, respectivement Premier ministre, et ministres en charge de l'Intérieur et des Transports, sont arrivés sur place après 11h30, ce matin. Le Premier ministre a notamment dit que l'accident était un « choc terrible pour la France ».

    François Hollande a aussi exprimé sa solidarité aux familles des victimes : « Nous devons adresser aux familles notre plus grande compassion, partager le chagrin, mais également tout connaître sur les circonstances de cet accident, et apporter les secours parce qu’ils sont encore nécessaires », a-t-il assuré. Le président se rendra sur les lieux « le moment venu », sans doute aux obsèques des victimes.

    De même, Alain Rousset, le président de la région Aquitaine, a apporté son soutien aux proches des personnes décédées et blessées : « C’est un drame total. […] Tout le monde est bouleversé, touché, s’incline devant l’angoisse des familles. […] Il faut être le plus discret possible et le plus respectueux face à la douleur ».

    Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, a quant à lui, indiqué, via son compte Twitter, qu'il allait se rendre sur les lieux de l'accident.

    Les députés français ont observé à la mi-journée une minute de silence, et en Europe, les messages de solidarité ont afflué, notamment du président allemand Joachim Gauck, du Premier ministre grec Alexis Tsipras et du gouvernement espagnol.

    Un numéro vert mis en place

    Le préfet Pierre Dartout, qui s'est immédiatement rendu sur place pour coordonner les secours, la préfecture ayant mis en place une cellule de crise, avec un numéro vert (0800 009 763), a également déclenché le Plan Orsec Novi, prévu en cas de nombreuses victimes.

    Une chapelle ardente a été dressée à Puisseguin, et une cellule psychologique a été mise en place pour les familles et les proches.

    (Avec AFP)

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