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    France

    Au lendemain des attentats, ambiance morose dans les rues de Paris

    media Les équipements de la Ville de Paris, comme ici le jardin des Tuileries, étaient fermés ce samedi 14 novembre 2015. REUTERS/Reinhard Krause

    L'état d'urgence et l'appel des autorités à la prudence après les attentats de vendredi 13 novembre donné à Paris un air de ville fantôme, sensible aux touristes de passage comme aux Parisiens.

    Des touristes déambulent, hagards, sur le boulevard Haussmann où les grands magasins sont exceptionnellement fermés. Si un important dispositif policier rappelle que l’effroyable est survenu dans les rues de la capitale, les vitrines animées et les décorations de Noël qui font la magie des grands magasins s’offrent au regard des passants. « On se promène, on essaie de trouve quelque chose à faire. C’est encore plus déprimant si on reste chez nous. Le but des terroristes, c’est de semer la terreur. Ressentir la terreur, c’est leur donner raison », confie Théo, venu visiter Paris avec son ami Thomas, à notre journaliste, Ablaa Jounaidi.

    Un peu plus loin, une dame d'une quarantaine d'années lit la pancarte collée sur une vitrine des Galeries Lafayette : « Pour la sécurité de nos équipes et celle de nos clients, nous sommes exceptionnellement fermés ». A l'évidence déçue, la dame semble aussi refréner son émotion. Dans un souffle, elle avoue : elle vient de Syrie. La guerre qu'elle a fuie n'épargne plus davantage Paris.

    Invités à rester chez eux au lendemain des attentats qui ont frappé Paris, les Parisiens qui ont malgré tout quitté leur domicile se sont ainsi souvent heurtés à des portes closes ce samedi. Tous les équipements de la Ville de Paris étaient fermés : les écoles, les crèches, les salles municipales, les mairies d'arrondissement. Les marchés alimentaires ont également baissé le rideau.

    Musées, bibliothèques, salles de spectacle et cinémas fermés

    Tout ce qui fait habituellement la distraction des Parisiens et des habitants d'Ile-de-France le week-end a été annulé. Les compétitions sportives, professionnelles ou amateurs, ont été suspendues et les gymnases municipaux fermés. Les grilles des grands musées comme le Louvre ou Orsay, mais aussi des bibliothèques, étaient closes. Il n’y avait pas de spectacles non plus à l'Opéra de Paris, à la Philarmonie, ni à la Comédie française. Outre les salles publiques, les cinémas Gaumont-Pathé, UGC et MK2 ont décidé de suivre les recommandations de la préfecture et d'annuler les séances de samedi.

    Les grands établissements parisiens, comme la Coupole à Montparnasse, habituellement fréquentés par les touristes, ont enregistré une cascade d'annulations, tandis que les cafés des champs Elysées étaient désertés.

    Ce matin, là où habituellement les touristes se bousculent pour accéder aux étages de la tour Eiffel, il n’y avait qu’une centaine de personnes, constatait notre journaliste, Alice Pozycki. Il s'agissait essentiellement de touristes étrangers qui souhaitaient visiter le monument mythique. Mais la tour Eiffel n’a pas ouvert ses portes ce matin. 

    Des policiers et des militaires effectuaient des patrouilles, qui rassuraient certains, mais en effrayaient d’autres. Un touriste allemand, venu avec son frère, décrivait une sorte de malaise à Paris. Au quai Branly, un musée situé à quelques centaines de mètres de la tour Eiffel, les allées qui bordent le musée n'étaient fréquentées que par une poignée de visiteurs. Parmi eux, une Parisienne passionnée de ce lieu culturel, se disait choquée par les attaques d’hier mais refusait de rester chez elle et comptait bien ne pas laisser ces événements l’empêcher de vivre.

    REPORTAGE
    Il y a 80% de clients en moins, il n'y a personne, c'est mort.
    Sur la place Saint-Michel, 24 heures après les attentats 15/11/2015 - par Pierre Olivier Écouter

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