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    France

    Attentats à Paris: carnage dans la salle de concert du Bataclan

    media Les forces de sécurité françaises devant la salle de spectacle du Bataclan, le 14 novembre 2015, quelques minutes après l'attaque qui a fait une centaine de morts. REUTERS/Christian Hartmann

    Au moins 82 morts étaient à déplorer à l'issue de la prise d'otage qui s'est déroulée dans la nuit du 13 au 14 novembre dans la salle de spectacle du Bataclan à Paris, ont annoncé les autorités. Les quatre assaillants présumés sont morts dans l'assaut des forces du Raid.

    Cet article est régulièrement mis à jour

    Les forces de l'ordre sont intervenues peu avant 00h30 ce samedi, trois heures après l'arrivée des assaillants au Bataclan. Quatre détonations sèches ont alors été entendues, rapporte notre journaliste sur place Olivier Rogez. Après une minute plutôt silencieux, quatre autres détonations un peu plus sourdes ont retenti.

    TEMOIGNAGE
    C'est un cauchemar
    Louis, rescapé de l'attaque du Bataclan 14/11/2015 - par France Info Écouter

    Les quatre assaillants de la salle de concert du Bataclan sont morts lors de l'assaut qui s'est terminé vers 1h du matin. L'assaut policier « a été extrêmement difficile : les terroristes s'étaient enfermés à l'étage, ont explosé et avaient des ceintures d'explosifs », a affirmé à la presse le préfet de police Michel Cadot. « Trois d'entre eux se sont fait sauter avec leurs ceintures d'explosifs et un quatrième, lui aussi porteur d'une ceinture, a été touché par la police avant d'exploser en tombant », a précisé une source proche de l'enquête. Ce qui correspondrait probablement aux dernières détonations entendues aux alentours de la salle de concert.

    Le Bataclan, célèbre salle de spectacle parisienne de 1 500 places, affichait complet selon les sites de réservation ce vendredi soir pour un concert du groupe de rock américain Eagles of Death Metal. « En plein concert, on a entendu comme des pétards, des étincelles, ça tirait énormément, je pense qu'ils étaient deux ou trois, ça tirait dans le tas, le groupe ne s'en est pas rendu compte sur le coup mais seulement après quelques secondes », a témoigné une spectatrice sur BFMTV.

    Tirs « à l'aveugle » dans la foule

    Les assaillants « ont tiré en plein dans la foule en criant "Allah Akbar" [Dieu est le plus grand ndlr] », a rapporté un autre témoin sur France Info. Julien Tierce, un journaliste d'Europe 1 présent dans la salle du Bataclan, a lui aussi témoigné de la fusillade. « Je me trouvais à l'intérieur de la salle de concert quand plusieurs individus armés sont rentrés en plein concert », a-t-il rapporté au micro de la radio privée.

    TEMOIGNAGE
    Je me trouvais à l'intérieur de la salle quand plusieurs personnes armées sont rentrées en plein concert.
    Julien Tierce, journaliste à Europe 1 présent au Bataclan pendant l'attaque 14/11/2015 - par Europe 1 Écouter

    « Deux ou trois individus non masqués sont rentrés avec des armes automatiques de type kalachnikov et ont commencé à tirer à l'aveugle sur la foule, explique-t-il. Ça a duré une dizaine, une quinzaine de minutes. Ça a été extrêmement violent et il y a eu un vent de panique, tout le monde a couru vers la scène, il y a eu des scènes de piétinement, je me suis moi-même fait piétiner. »

    Il raconte avoir vu « beaucoup de personnes blessées par balles. [...] Les assaillants ont eu tout le temps de recharger à au moins trois reprises, décrit-il. Ils n'étaient pas masqués, maîtres d'eux-mêmes. Ils étaient très jeunes », ajoute-t-il.

    « Le concert a débuté à 19h00. A 22h00, la musique s’arrête. On entend des cris dans la rue et des bruits de pétards, témoigne une journaliste, qui habite au passage Saint-Pierre-Amelot, tout près du Bataclan, à 20 mètres de la sortie des artistes. Puis vient la première rafale de kalachnikov. Des gens crient, courent. Les cris et les bruits deviennent confus. Certaines personnes sont montées sur le toit du Bataclan et y sont restées… Autre rafale de kalachnikov et autres cris. Le RAID, l’unité d’élite de la police, arrive vers 23h30. Il ya une tentative de négociation et, de nouveau, des échanges de tirs. Trois explosions consécutives surviennent vers 0h30-1h00, suivie d’une autre 15 minutes après ».

    Evacuation des blessés et des morts

    Ce samedi matin vers 5h, les derniers rescapés du Bataclan ont fini d'être évacués en bus, rapporte notre journaliste sur place. Ils ont auparavant été entendus par des officiers de police dans les cafés alentours. Ces policiers voulaient recueillir leurs témoignages afin de commencer leur enquête.

    C'est ensuite la police scientifique qui a investi la salle de concert pour les analyses balistiques et pour récupérer notamment des douilles. Un véhicule des services funéraires a également été aperçu, probablement afin de commencer l'évacutation des corps qui se trouvent a priori toujours au Bataclan.

    « La France ne se laissera pas impressionner »

    Le président François Hollande s'est rendu sur les lieux de la salle de spectacle dans le XIe arrondissement de la capitale. Le chef de l'Etat s'est entretenu avec les secouristes ayant pris en charge les nombreuses victimes de la prise d'otages survenue vendredi soir.

    Accompagné du Premier ministre, Manuel Valls, du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, de la ministre de la Justice, Christiane Taubira, ainsi que du préfet de police et du maire de Paris, Anne Hidalgo, le président français a fait « le point » avec le chef des pompiers et du Samu, a indiqué l'Elysée, saluant devant les médias « les services de secours ».

    François Hollande a affirmé samedi que la France allait mener un combat « impitoyable » contre le terrorisme, après les attentats qui ont fait au moins 128 morts vendredi soir à Paris. « Nous voulions être là, parmi ceux qui ont vu ces choses atroces, pour dire que nous allons mener le combat, qu'il sera impitoyable », a affirmé le chef de l'Etat devant la salle de spectacle. « La France est déterminée, unie, rassemblée et ne se laissera pas impressionner », face à la « barbarie » et « l'abomination ».

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