GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 21 Juillet
Vendredi 22 Juillet
Samedi 23 Juillet
Dimanche 24 Juillet
Aujourd'hui
Mardi 26 Juillet
Mercredi 27 Juillet
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    France

    Attentats à Paris: gardes à vue, enquête ouverte en Belgique

    media Des experts de la police scientifique sur le site d'une des attaques aux alentours du Stade de France, le 14 novembre 2015. AFP PHOTO / MATTHIEU ALEXANDRE

    Au lendemain des attentats survenus en région parisienne, qui ont fait selon un dernier bilan 129 morts et 352 blessés dont une centaine dans un état grave, le procureur de Paris François Molins a donné samedi soir une conférence de presse où il a dévoilé les premiers éléments de l'enquête. Un des auteurs de l'attaque du Bataclan a été formellement identifié. Il s’agit d’un Français connu des services de renseignement. Un passeport syrien a par ailleurs été retrouvé à Saint-Denis près de la dépouille d'un kamikaze. Des interpellations ont eu lieu en Belgique.

    Sept terroristes, et non pas huit comme il avait été indiqué précédemment, ont été tués vendredi 13 novembre à Paris et près du Stade de France. Six d'entre eux se sont fait exploser. Dans une conférence de presse donnée ce samedi, le procureur de Paris François Molins a précisé que les attentats, qui ont fait 129 morts et 352 blessés selon un bilan « provisoire et évolutif », ont été menés très vraisemblablement par trois équipes coordonnées.

    Au lendemain des faits, les enquêteurs ont réussi à identifier l’un des auteurs de l'attaque qui a frappé le Bataclan. Il s'agit d'un Français de 29 ans, Omar Ismaïl Mostefaï, connu des services de renseignement. Dans sa conférence de presse, François Molins a précisé qu'il était né le 21 novembre 1985 à Courcouronnes dans l'Essonne, en région parisienne. Il a été identifié par ses empreintes, grâce à un doigt sectionné retrouvé dans la salle de spectacle parisienne où se tenait un concert de rock avant l'irruption des jihadistes.

    Profil de petit délinquant radicalisé

    L'individu identifié « avait fait l'objet en 2010 d'une fiche S pour radicalisation, mais n'avait jamais été impliqué dans un dossier de filière ou d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », a précisé le procureur. Il était en revanche connu pour des délits de droit commun. Son casier judiciaire porte mention de huit condamnations entre 2004 et 2010.

    Il fréquentait assidûment la mosquée de Lucé, près de Chartres en Eure-et-Loir, dans la région Centre-Val de Loire. Les enquêteurs tentaient toujours, ce dimanche matin, de confirmer que le kamikaze a bien séjourné en Syrie en 2014, selon des sources policières. Mais le fait qu'il s'agisse d'un Français n'est pas une surprise. Certains survivants du carnage du Bataclan, qui a causé la mort d'au moins 89 personnes dans la salle de concert parisienne, ont assuré que les terroristes avaient pris la parole en français.

    Arrestations et perquisitions

    Le père et le frère d'Omar Ismaïl Mostefaï ont été placés en garde à vue samedi soir. Des perquisitions étaient toujours en cours dans la soirée au domicile du père à Romilly-sur-Seine (centre-est) et à celui de son frère à Bondoufle, en région parisienne, selon plusieurs sources. D'autres interpellations et perquisitions ont eu lieu dans l'entourage familial dans l'Aube et l'Essonne, a précisé une source proche de l'enquête.

    Les restes des corps des kamikazes, qui se sont faits exploser boulevard Voltaire, au Bataclan et au Stade de France, doivent être ramenés à l'Institut médico-légal (IML). Les enquêteurs espèrent que des traces ADN ou des empreintes exploitables coïncideront avec un fichier d'auteurs d'infractions.

    Un passeport syrien retrouvé au Stade de France

    Un passeport syrien a par ailleurs été retrouvé à proximité d'un des kamikazes du Stade de France. Il s'agit du passeport d'un homme né en 1990 en Syrie. L'individu n'était pas connu des services de renseignement français. Il pourrait s'agir d'un migrant. La Grèce travaille en effet en étroite collaboration avec la France pour l'identifier, le ministère grec de la Protection des citoyens ayant confirmé que ce passeport était bien passé par la Grèce, comme le rapporte notre correspondante à Athènes Charlotte Stiévenard.

    Un migrant a été enregistré sous cette identité sur l'île de Leros le 3 octobre. Le ministre Nikos Toskas a précisé que lors de l'enregistrement, les règles de l'Union européenne ont bien été suivies. C'est-à-dire qu'en plus du numéro de passeport et du nom, les autorités ont pris les empreintes digitales du propriétaire. Ce sont elles qui permettront de vérifier si l'identité du migrant correspond ou à celle de l'assaillant.

    Selon une source du ministère grec, ces informations ont été fournies à la demande de la France. La police grecque indique que les autorités françaises auraient demandé à d'autres pays en Europe de faire des recherches au sujet de ce passeport pour identifier la route prise par son propriétaire. Cette année, le nombre de migrants passé par la Grèce a explosé. 670 000 personnes ont choisi cette route pour rejoindre le nord de l'Europe, dont une bonne partie fuit le groupe Etat islamique, qui a revendiqué les attentats de Paris.

    Trois individus arrêtés à la frontière belge

    Des véhicules ont été identifiés par les enquêteurs dans Paris : une Volkswagen noire et une Seat noire (voir encadré). Et un Français résidant en Belgique a fait l'objet, samedi matin, d'un contrôle routier à la frontière belge, au volant d'une troisième voiture, alors qu'il était accompagné de deux autres personnes habitant, elles aussi, dans la région de Bruxelles. Ces informations sont rapportées par notre correspondant dans la capitale belge, Pierre Benazet. Les trois individus contrôlés à la frontière ont depuis lors été interpellés.

    Pourquoi ont-ils été interpellés ? Car le Français avait loué la Polo noire identifiée et retrouvée dans Paris. Le procureur fédéral de Belgique confirme que la justice française l'avait saisi dès vendredi soir de quatre commissions rogatoires, quatre demandes qui ont entraîné l'ouverture d'autant d'enquêtes en Belgique et qui ciblaient en particulier ce véhicule : « Le parquet fédéral a été saisi dès vendredi en soirée par le parquet de Paris de l'exécution de quatre demandes d'entraide judiciaire internationales visant en particulier une voiture immatriculée et louée en Belgique, qui a été retrouvée à proximité du Bataclan », a déclaré Jean-Pascal Thoreau.

    Un individu suspect détenu en Allemagne

    Concernant cette voiture retrouvée au Bataclan, une Polo noire, des rumeurs affirmaient plus tôt dans la journée de samedi que des tickets de stationnement de Bruxelles y avaient été retrouvés. Des tickets de la Commune bruxelloise de Molenbeek-Saint-Jean, une commune où justement le procureur fédéral confirme que des perquisitions ont été menées ce samedi. Le parquet fédéral belge annonce que les perquisitions ne vont pas s'arrêter là et précise par ailleurs qu'étant donné la présence d'au moins deux ressortissants belges parmi les victimes des attentats, une enquête plus générale a été confiée à un juge antiterroriste.

    La piste étrangère est appuyée par l'arrestation le 5 novembre en Bavière d'un homme qui pourrait être lié aux attentats, selon le ministre-président de cette région allemande. D’après un porte-parole de la police bavaroise, l'homme, âgé de 51 ans et originaire des Balkans, avait été interpellé sur une autoroute à hauteur de Rosenheim avec huit kalachnikovs, deux grenades, deux pistolets, un revolver et 200 grammes de TNT cachés dans sa voiture. Le porte-parole de la police a toutefois refusé de confirmer formellement un lien avec les attaques de Paris, expliquant ne pas pouvoir dire « ce qu'il avait l'intention de faire avec ses armes ».

    Des terroristes plus entraînés, mieux préparés

    Les enquêteurs s'interrogent également sur la formation des assaillants. La configuration des attaques de ce vendredi est différente de celle du mois de janvier ou des attentats déjoués ces derniers mois sur le territoire français. Les forces de l'ordre travaillent sur des profils de terroristes plus entraînés, mieux préparés. Une source policière évoquait à l’AFP « des types aguerris à première vue et parfaitement entraînés, que les témoins décrivent comme assez jeunes et sûrs d'eux ».

    Dans un communiqué officiel publié ce samedi matin, le groupe Etat islamique a revendiqué ces attentats. Les services français l'analysent, tout comme une vidéo et un montage sonore diffusés par l'organisation terroriste.


    Attentats de Paris : six lieux attaqués en 33 minutes

    - 21h20 : une première explosion est entendue à la porte D du Stade de France à Saint-Denis pendant le match amical de football France-Allemagne. Le kamikaze meurt ainsi qu’un passant fauché par l’explosion.

    - 21h25 : une première fusillade éclate à l'angle des rue Bichat et rue Alibert dans le Xe arrondissement à Paris. Des assaillants arrivés dans une voiture noire de type Seat et armés de fusils d'assaut tuent 15 personnes sur les terrasses du bar Le Carillon et du restaurant Le Petit Cambodge.

    - 21h30 : une deuxième explosion est signalée au Stade de France. A la porte H, le corps d'un deuxième kamikaze est retrouvé.

    - 21h32 : une seconde fusillade a lieu au coin des rues de la Fontaine au Roi et du Faubourg du Temple, cette fois-ci dans le XIe arrondissement de Paris près de la place de la République. Des hommes à bord d'une voiture noire de type Seat tuent cinq personnes devant le bar A la Bonne Bière.

    - 21h36 : troisième fusillade devant le bar La Belle Equipe, qui se trouve rue de Charonne dans le XIe arrondissement ; es hommes arrivés encore une fois dans une Seat noire tuent 19 personnes.

    - Vers 21h40 : un kamikaze se fait exploser dans le bar Le Comptoir Voltaire, boulevard Voltaire, toujours dans le XIe. L’homme est tué sur le coup. Quasiment dans le même temps, trois individus, porteurs d'armes de guerre, sortis d'une Polo noire, font irruption dans la salle de concerts Le Bataclan, boulevard Voltaire dans le XIe. Ils retiennent alors les spectateurs en otages, les regroupant devant la fosse.

    - Vers 00h20 : l’assaut est donné par les forces de l’ordre au Bataclan. Les trois hommes sont tués, l'un par les forces de l'ordre et l'explosion de son gilet, les deux autres par l'explosion de leurs gilets, identiques à ceux des autres kamikazes. On dénombre 89 morts parmi les spectateurs.

    - 21h53 : une troisième explosion a lieu à 400 mètres du Stade de France, le corps d'un autre kamikaze est découvert.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.