GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 24 Août
Jeudi 25 Août
Vendredi 26 Août
Samedi 27 Août
Aujourd'hui
Lundi 29 Août
Mardi 30 Août
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    France

    Attentats à Paris: l’enquête progresse, la France riposte en Syrie

    media Hommage aux victimes des attentats de vendredi, sur la place de la République, à Paris, ce dimanche 15 novembre 2015. AFP PHOTO / JOEL SAGET

    Deux jours après les attentats qui ont endeuillé Paris, vendredi 13 novembre, l'enquête a avancé en France et en Belgique. Plusieurs personnes ont été interpellées et trois kamikazes ont été identifiés. Un mandat de recherche a été émis contre un suspect en fuite. La France a aussi fortement riposté en menant un bombardement aérien massif sur des positions de l'organisation Etat islamique dans son fief syrien de Raqqa. Retour sur les évènements du dimanche 15 novembre. 

    Ce direct est maintenant terminé. Vous pouvez relire ici le déroulement des évènements de ce dimanche 15 novembre. Les heures sont données en heures de Paris (TU -1).

    L'essentiel des informations de ce dimanche 15 novembre :

    Enquête : Trois kamikazes français ont été identifiés. Sept personnes sont en garde à vue en France. Sept personnes également arrêtées en Belgique. Des armes découvertes dans une voiture en banlieue parisienne. Un appel à témoin lancé par la police judicaire française.
    ■ Bombardement en Syrie : l'armée de l'air française a mené un raid aérien sur Raqqa, fief de l'organisation Etat islamique en Syrie.
    François Hollande reçoit de nombreuses personnalités et leaders politiques à l'Elysée. Il devrait demander une prolongation de l'état d'urgence de trois mois.
    G20 : les Etats réunis au G20 en Turquie s'apprêtent à renforcer les contrôles aux frontières.

    ■ Bilan : le bilan des attentats de vendredi est de 129 morts et 352 blessés. Un nouveau bilan avait été annoncé en fin d'après-midi, faisant état de 132 personnes tuées, mais s'est révélé erroné. Les services hospitaliers parisiens ayant évoqué des blessés décédés dans les heures qui ont suivi l'attentat, vendredi soir.
    ■ Rappel : un numéro d’urgence d’assistance aux familles et aux proches a été mis en place : 0 800 40 60 05 (accessible depuis la France) ; un numéro spécifique a été mis en place à l’attention de nos ressortissants à l’étranger : +33 (0)1 45 50 34 60.


     

    21h45 : les forces aériennes françaises ont mené un bombardement massif sur le fief de l'organisation Etat islamique, à Raqqa, en Syrie. Douze avions, dont dix avions de chasse, ont largué un total de 20 bombes sur plusieurs cibles, selon un communiqué du ministère français de la Défense. « Le premier objectif détruit était utilisé par Daech (acronyme en arabe de l'organisation Etat islamique) comme poste de commandement, centre de recrutement jihadiste et dépôt d'armes et de munitions. Le deuxième objectif abritait un camp d'entraînement terroriste », lit-on dans ce communiqué. 

    21h30 : les pays du G20 réunis en Turquie vont prendre une série de mesures contre « La circulation croissante des terroristes étrangers », selon un projet de communiqué non encore validé. Ces mesures pourront aller de la « gestion des frontières » à un « renforcement de la sécurité aérienne ». Le texte prévoit également « un partage d'informations opérationnelles, une gestion des frontières pour détecter des déplacements, des mesures préventives et une réponse judiciaire appropriée. Nous allons travailler ensemble pour renforcer la sécurité aérienne internationale. »

    20h47 : une messe est en cours à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Plusieurs centaines de personnes sont présentes dans la cathédrale, et plusieurs milliers à l'extérieur. Des personnalités politiques sont présentes également. « Notre assemblée ce soir a pour premier but de partager la peine de leurs proches, de leurs amis, de prier pour eux », a déclaré le cardinal de Paris, André Vingt-Trois au début de la cérémonie.

    20h20 : à Paris, les équipements publics rouvriront lundi. « L'essentiel des équipements publics parisiens rouvrira ses portes lundi : les crèches, les écoles, les collèges et lycées municipaux, les équipements sportifs, les établissements culturels, les monuments ou encore les espaces verts  », a annoncé la ville de Paris dans un communiqué. Les manifestations revendicatives et festives resteront interdites jusqu'au 19 novembre. 

    20h00 : entre 15 000 et 20 000 personnes sont réunies ce soir à Copenhague.

    Le Premier ministre danois, présent parmi la foule, a affirmé son soutien aux victimes et la nécessité de faire front face au terrorisme. « Quelle est la réponse la plus forte à apporter ? C'est de continuer à vivre. Ne pas se laisser intimider. Si nous n'osons plus nous installer à une terrasse de café, alors nous avons perdu. Nous insistons sur la démocratie et la joie de vivre. »

    19h50 : le calme est revenu dans le centre de Paris, théâtre de mouvements de panique dans certains des lieux où les Parisiens se sont rassemblés pour rendre hommage aux victimes. Sur la place de la République, un mouvement de foule est survenu après des bruits d'explosions. « Des pétards », ou « l'explosion d'un chauffage sur une terrasse », selon des sources policières citées par l'Agence France-Presse. Les rumeurs ont ensuite provoqué un vent de panique en d'autres points de la capitale.

    19h25 : [bilan inchangé : un nouveau bilan faisant état de 132 victimes s'est révélé erroné, les hôpitaux de Paris ayant évoqué des blessés morts dans les premières heures suivant l'attentat]. Le communiqué de presse de ce dimanche soir de l'Assistance Publique Hôpitaux de Paris faisait état de trois des 80 blessés hospitalisés en urgence absolue décédés. 42 personnes sont toujours en service de réanimation. « 35 personnes ne relèvent pas ou plus aujourd'hui d'une surveillance intensive en service de réanimation », ajoutent les services hospitaliers. En tout, 415 personnes ont été prises en charge par les hôpitaux de Paris, pour des blessures, mais également des traumatismes psychologiques suite aux attentats.

    18h49 : la place de la République à Paris, où une foule s'était rassemblée spontanément pour rendre hommage aux victimes des attentats, s'est subitement vidée. Un mouvement de panique dont l'origine n'est pour l'instant pas identifiée. Le calme est ensuite revenu rapidement sur la place, où les gens ont recommencé à affluer.

    18h38 : les corps de trois kamikazes ont été identifiés, a annoncé le parquet de Paris. Leurs identités n'ont pas toutes été dévoilées.
    Deux d'entre eux résidaient en Belgique avant de commettre les attentats, selon la justice française.
    Le premier, âgé de 20 ans, a commis une attaque suicide près du Stade de France. Le second, âgé de 31 ans, s'est fait exploser au restaurant Comptoir Voltaire sans faire de victime.
    L'un des terroristes identifés fait partie d’une fratrie de trois dont l’un a été placé en garde à vue à Bruxelles. Le troisième est introuvable. Il pourrait être en fuite ou être l’un des kamikazes dont les corps n’ont pas été identifiés.
    Pour rappel, on connaît l'identité de l'un des trois kamikazes identifiés. Il s'agit de Omar Ismaïl Mostafaï, qui faisait l'objet d'une fiche S" des services de renseignements français.

    18h26 : La police judiciaire française a lancé dimanche soir un appel à témoin pour retrouver un homme « susceptible d'être impliqué dans les attentats ». Il s'agit d'un dénommé Abdesalam Salah, âgé de 26 ans et né en Belgique. L'individu fait l'objet d'un mandat de recherche émis par les services français.

    18h04 : François Hollande veut que l’état d’urgence dure trois mois (sources parlementaires). Selon des sources parlementaires citées par l’Agence France-Presse, le président français veut demander au Parlement qui doit se réunir en Congrès ce lundi d’étendre la durée de l’état d’urgence, décrété vendredi soir.

    L’entourage de François Hollande avait affirmé que celui-ci souhaite « refixer le périmètre » et la « durée » de l’état d’urgence. 

    17h48 : la France et la Belgique demandent un renforcement du contrôle des armes au sein de l'Union européenne. Les ministres français et belge de l’Intérieur ont tenu une conférence de presse commune à Paris. Bernard Cazeneuve a demandé « à ce que l'Union Européenne lutte plus efficacement contre le trafic d'armes qui contribue à rendre possible ces attentats ». Le ministre français de l'Intérieur a également confirmé que « les attentats ont été préparés à l'étranger et ont bénéficié de complicités en France » et que « les auteurs des attentats, pour un très grand nombre d'entre eux, n'étaient pas connus des services français ».

    17h38 : Le corps d’un deuxième kamikaze a été identifié mais son identité n'a pas été dévoilée. Il serait de nationalité française ou belge, selon deux sources proches de l’enquête non concordantes citées par l’Agence France-Presse.
    L’individu identifié fait partie d’une fratrie de trois dont l’un a été placé en garde à vue à Bruxelles, avant d'être libéré, selon une source proche de l'enquête [libération plus tard démentie par le parquet fédéral belge]. Le troisième est introuvable. Il pourrait être en fuite ou être l’un des kamikazes dont les corps n’ont pas été identifiés.

    17h25 : le corps d’un deuxième kamikaze français a été identifié, selon l'Agence France-Presse, qui cite des sources proches de l'enquête. 

    17h10 : le Parlement est « à la disposition du gouvernement pour examiner dans des délais contraints toutes les initiatives », a assuré Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale française (PS) à l'issue d'une réunion à l'Elysée.

    16h50 : Trois frères seraient impliqués dans les attaques de vendredi, dont l'un pourrait être toujours en fuite, selon une source proche de l'enquête citée par l'Agence France-Presse.

    16h40 : la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, « appelle à la retenue devant les amalgames entre le terrorisme et les réfugiés ». La ministre allemande a aussi insisté sur le fait que, selon elle : « Le terrorisme est organisé de telle manière qu'il ne se risquerait pas sur les routes pénibles des réfugiés, qui incluent des traversées en haute mer aux risques mortels. »

    16h05 : la coordination militaire va se renforcer entre les Etats-Unis et la France dans le cadre des frappes aériennes menées en Syrie et en Irak contre le groupe Etat islamique. « Nous allons clairement continuer à travailler en étroite collaboration avec les Français en terme de partage de renseignements, et aussi au niveau de leur réponse militaire en Syrie. Les Français sont avec nous en Syrie et en Irak et conduisent des frappes aériennes. Nous voulons continuer à intensifier cette coordination », a délcaré le conseiller adjoint de Barack Obama, Ben Rhodes, sur la chaîne de télévision ABC.

    15h52 : en Belgique, les enquêtes sont toujours en cours pour savoir si les sept personnes interpellées sont liées aux attentats de Paris, selon le parquet fédéral belge. 

    15h45: Les chefs d'Etat et ministres rassemblés pour le G20 à Antalya, en Turquie, ont observé une minute de silence en hommage aux 129 personnes tuées lors des attentats de Paris et des attentats suicide du mois dernier à Ankara.

    15h30: deux Français ayant résidé en Belgique figurent parmi les auteurs des attentats. Les deux hommes, dont l'un a résidé dans le quartier de Molenbeek, sont « décédés sur place », à Paris. Par ailleurs, les deux voitures immatriculées en Belgique retrouvées par les enquêteurs français ont été louées « en début de semaine dans la région bruxelloise », précise le parquet fédéral belge.

    14h30 : plusieurs Etats ont communiqué à la France des renseignements sur des menaces d'attaques en France, il y a plusieurs mois. L'Irak, d'abord, avant les attentats de vendredi. Interrogé sur la nature de ces renseignements et s'ils contenaient des informations sur les attentats à Paris, le porte-parole du ministère irakien des Affaires étrangères, Ahmed Jamal, a seulement souligné qu'ils concernaient plusieurs pays, surtout en Europe, mais aussi Etats-Unis et Iran, menacés d'attaques par le groupe jihadiste Etat islamique (EI). Israël a de son côté fait savoir ses services de renseignement avaient fourni des informations aux autorités françaises, cette fois dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Paris.

    14h : les autorités annoncent que le nombre de militaires déployés sur l'ensemble du territoire hexagonal sera porté à 10 000 d'ici à mardi soir dans le cadre du plan Sentinelle.

    13h : Politique française. Des intentions prêtées sur l'organisation de la COP21, à la fin du mois à Paris, à Nicolas Sarkozy sèment la confusion. L'AFP rapporte que le président des Républicains aurait demandé un « report » de « six à huit mois » de la conférence climat, rendez-vous majeur de cette année 2015. L'agence mentionne des « sources proches de la formation ». Mais dans le même temps, et officiellement, « l'entourage » de l'ancien président dément cette prise de position. Et en effet, Nicolas Sarkozy n'en a pas fait mention devant la presse après son entretien avec François Hollande. L'information a été reprise par de nombreux médias. Quoi qu'il en soit, Manuel Valls a répliqué en affirmant que « reporter la conférence serait céder face à la violence. »

    12h40 : Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, a demandé la tenue d'un conseil extraordinaire des ministres de l'Intérieur de l'Union européenne.

    L'Allemagne renforce la sécurité des centres d'hébergement de réfugiés après les attentats de Paris.

    Les cinémas parisiens rouvrent progressivement à Paris, à l'exception de ceux du réseau Pathé-Gaumont. A l'instar de nombreux commerces et lieux publics (universités, écoles, tour Eiffel...), ils avaient fermé samedi par mesure de sécurité.,

    12h10 : Le Premier ministre Manuel Valls annonce que 103 corps ont été identifiés.

    11h30 : Hommages. Près de 3000 personnes sont rassemblées à Tokyo ce dimanche (après-midi pour la capitale japonaise), en hommage aux victimes des attentats de Paris.

    11h20 : Enquête. L'enquête (nos développements ici) s'est rapidement étendue en France, puis à l'échelle européenne. Les enquêteurs sont en effet à la recherche des complices qui ont permis à cette série d'attaques coordonnées et qualifiées de « très complexes » par les spécialistes de l'antiterrorisme.

    La piste française : plusieurs fusils d'assaut kalachnikov, du même type que ceux utilisés dans les fusillades à Paris, ont été découverts dans la voiture noire de marque Seat retrouvée à Montreuil, dans la banlieue est de la capitale. Pendant ce temps, sept personnes sont en garde à vue. Elles font partie de l'entourage familial du kamikaze identifié post mortem sur le site du Bataclan, Omar Ismaïl Mostefaï. Des premiers éléments sur ce premier terroriste identifié ont été dévoilés hier.

    La piste belge : des perquisitions et des arrestations se sont déroulées hier soir en Belgique, dans la banlieue populaire de Molenbeek-Saint-Jean, à Bruxelles. Cinq personnes sont aux mains de la police, a précisé la bourgmestre de la commune. L'homme qui avait loué la Polo retrouvée au Bataclan a été interpellé en banlieue de Bruxelles avec deux autres personnes, les trois hommes avaient fait l'objet d'un contrôle routier samedi matin alors qu'ils entraient dans le pays. Après les attentats de janvier, il y avait déjà eu des arrestations dans cette commune, connue pour la radicalisation d'une partie de sa communauté.

    Dans les Balkans : le titulaire du passeport syrien découvert sur l'un des sites des attentats de Paris est entré le 7 octobre en Serbie où il a demandé l'asile, selon les informations communiquées par le ministère serbe de l'Intérieur.

    11h20 : Politique française. François Hollande reçoit les leaders des partis politiques, ceux représentés au Parlement, mais aussi le Front national dirigé par Marine Le Pen. Mais pas seulement, puisqu'il doit recevoir au total 34 personnalités, précise notre journaliste présente à l'Elysée. Objectif : recevoir leurs propositions pour organiser la riposte sur les plans intérieurs et européens.
    Nicolas Sarkozy a été le premier reçu par le chef de l'Etat. L'entretien a duré plus d'une heure.L'ancien président a réitéré les déclarations qu'il avait tenues la veille devant la presse. « Nous sommes en guerre », a-t-il martelé, invitant le gouvernement à des « inflexions majeures » et des « modifications drastiques » de la politique de « sécurité » de l'actuel exécutif. « Nous avons besoin de tout le monde pour exterminer Daech », notamment « des Russes », a-t-il dit à la sortie du palais de l'Elysée.

    11h11 : G20. La France veut des « mesures concrètes » contre le financement du terrorisme au G20, qui s'ouvre ce dimanche à Antalya, a expliqué Michel Sapin à l'AFP. Le chef de l'Etat turc, Recep Tayyip Erdogan, promet que le G20 exprimera sa fermeté à l'égard du terrorisme. Barack Obama s'est de son côté engagé à « redoubler » d'efforts pour éliminer l'organisation de l'Etat islamique, rapporte notre envoyée spéciale sur place, Dominique Baillard.
    Le président du Conseil européen Donald Tusk n'a quant à lui pas pris de pincettes pour demander que « l'intervention militaire russe en Syrie doit se concentrer plus sur l'organisation Etat islamique parce qu'on ne peut pas accepter une action contre l'opposition modérée ».
    Quant à Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, il rappelle à ceux qui croient que Shengen (l'espace de libre-circulation européen) est responsable des attentats que « ceux qui ont organisé ces attentats et ceux qui les ont perpétrés sont exactement ceux que les réfugiés fuient. Par conséquent, il n'y a pas lieu de revoir la politique européenne en matière de réfugiés » .

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.