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    France

    Cinq jours après les attentats de Paris, où en est l'enquête?

    media La police scientifique, rue de Charonne, le 14 novembre 2015 au lendemain des attentats de Paris. AFP PHOTO / LOIC VENANCE

    Cinq jours après les attentats du 13 novembre à Paris, on en sait un peu plus sur les terroristes et leur mode opératoire. Ils semblent plus nombreux qu'envisagé au départ. Les trois équipes étaient sans doute très coordonnées et la genèse du projet est à chercher en Syrie. Le point sur l'enquête en trois questions.

    ■ Qui sont les auteurs ?

    Parmi les responsables des attaques du 13 novembre, sept assaillants, peut-être un ou deux tueurs en fuite, et plusieurs complices présumés.

    L'attaque du Bataclan a été menée par trois kamikazes, qui ont tous enclenché leur ceinture d'explosifs pendant l'assaut des forces de l'ordre : Omar Ismaïl Mostefaï, 29 ans, Samy Amimour, 28 ans, et un troisième assaillant non identifié. Ils sont arrivés dans la salle de concert à bord d'une Polo noire, avant de faire feu sur les 1 500 personnes présentes dans le public, faisant 89 morts.

    On sait aussi que « l'équipe des terrasses » était composée au minimum des deux frères Abdeslam : Brahim et Salah. Le premier a activé sa ceinture d'explosifs dans un café boulevard Voltaire. Le second est toujours activement recherché par les autorités, qui ont perdu sa trace à la frontière franco-belge. Une troisième personne était très probablement présente dans le véhicule, une Seat noire retrouvée à Montreuil samedi avec trois kalachnikovs à l'intérieur.

    Les trois kamikazes qui se sont fait exploser au Stade de France sont Bilal Hadfi, 20 ans, et deux inconnus. Le premier était apparemment muni d'un passeport syrien retrouvé près de son corps, sans doute une fausse identité. Elle correspondrait en effet à celle d'un soldat mort de Bachar el-Assad. Il avait été contrôlé début octobre en Grèce, selon ses empreintes, parmi les migrants fuyant la Syrie. Le second n'a pas encore été identifié.

    Retrouvez les portraits des assaillants sur notre article : Qui sont les assaillants identifiés ?

    L'enquête s'est rapidement orientée vers le quartier bruxellois de Molenbeek, haut lieu du jihadisme belge, où sont notamment passés Mehdi Nemmouche, principal suspect de l'attentat au Musée juif de Bruxelles en mai 2014, et Ayoub El Khazzani, l'auteur en août de l'attaque du Thalys Amsterdam-Paris.

    Hamza Attou et Mohammed Amri, âgés respectivement de 20 et 27 ans, ont été arrêtés samedi 14 novembre à Molenbeek et mis en examen lundi pour « attentat terroriste » par la justice belge. Tout deux sont soupçonnés d'avoir exfiltré Salah Abdeslam de Paris samedi matin. Le frère de Brahim et Salah, qui vit à Molenbeek, a également été arrêté samedi puis relâché. Enfin, Abdelhamid Abaaoud, figure du jihadisme belge, membre important de l'organisation Etat islamique, est soupçonné d'être le coordinateur des attaques. Il était visé par l'assaut de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) ce mercredi 18 novembre, mais la présence sur place de cet homme de 28 ans n'est pas confirmée pour l'heure.

    ■ Quelle était la logistique des attentats ?

    Deux « planques » utilisées par les auteurs des attentats ont été localisées et perquisitionnées en Ile-de-France, a-t-on appris mardi de source proche du dossier.
    Il s'agit d'une maison louée à Bobigny (Seine-Saint-Denis) la semaine dernière par Brahim Abdeslam et de deux chambres louées dans un appart-hôtel à Alfortville (Val-de-Marne) par Salah Abdeslam, comme l'a révélé Le Point.

    Seuls des téléphones « encore emballés » et un morceau de tissu ont été saisis à Bobigny, tandis qu'aucune saisie significative n'a été faite à Alfortville, a-t-on appris de source proche du dossier. La propriétaire de la maison de Bobigny, louée à trois hommes pour une semaine, jusqu'à ce mardi, s'est dite choquée mardi. « Ils n'ont rien laissé apparaître, c'est des gens sympas, corrects, bien habillés », a-t-elle déclaré sur Europe 1. Aucune autre « planque » n'a été identifiée à ce stade.

    Une Renault Clio noire avec une plaque d'immatriculation belge a par ailleurs été retrouvée mardi dans le XVIIIe arrondissement de Paris, a-t-on appris de source policière. Un périmètre de sécurité a été mis en place dans le quartier et des analyses sont en cours. Mais aucune arme n'a été retrouvée dans l'habitacle, d'après une source judiciaire.

    Arrivé de Belgique par l'autoroute A1 quelques jours avant les attentats, ce véhicule était recherché par la police, a-t-on précisé. D'après une source proche du dossier, il avait été loué par Salah Abdeslam et il a pu être utilisé par l'un des commandos de Paris et Saint-Denis. Trois autres voitures avaient par ailleurs été saisies auparavant : une Polo noire utilisée par les assaillants du Bataclan, une Seat noire utilisée par les auteurs des fusillades et une Golf grise utilisée par Hamza Attou et Mohammed Amri pour récupérer Salah Abdeslam à Paris.

    Les enquêteurs cherchent par ailleurs à déterminer les moyens de communication utilisés par les jihadistes pour coordonner et préparer leurs attaques, en vérifiant s'ils n'ont pas eu recours à des moyens cryptés.

    ■ Comment les attaques ont-elles été coordonnées ?

    Du Stade de France au Bataclan, huit attaques ont été menées de 21h20 à 21h53 vendredi 13 novembre. Grâce à quelle coordination ? Y a-t-il eu des échanges téléphoniques ? Un message de l'extérieur donnant un feu vert aux actions quasi simultanées ? Selon une source proche de l'enquête, il y a eu des échanges avant les attaques, un point en cours de vérification. Selon le site d'informations Mediapart (abonnés), les enquêteurs ont découvert un SMS dans un téléphone retrouvé près du Bataclan, qui dirait en substance « on y va ».

    Le scénario d'une attaque préparée en Syrie prend corps. Au-delà du kamikaze passé par la frontière grecque, deux hommes du Bataclan, Omar Ismail Mostefaï, Samy Amimour, et un autre kamikaze du Stade de France, Bilal Hadfi, ont séjourné dans ce pays en guerre, dont toute une zone est contrôlée par le groupe EI. C'est très probablement aussi le cas de Brahim et Salah Abdeslam, selon une source proche de l'enquête. Et Abaaoud est un personnage important au sein de la légion des jihadistes francophones.

    Daech a revendiqué les attaques, notamment dans un enregistrement audio lu par Fabien Clain, un Français de 37 ans, qui s'y trouve aussi et est également une figure de cette mouvance.

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