COP21: revivez la journée d'ouverture - France - RFI

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COP21: revivez la journée d'ouverture

media François Hollande lors de son discours à l'ouverture de la COP21 ce 30 novembre au Bourget, près de Paris. REUTERS/Jacky Naegelen

C'est une réunion hors norme : 10 000 délégués, 150 chefs d'Etat et de gouvernement, des milliers de journalistes et spécialistes. La Conférence sur le climat (COP21) s'est ouverte officiellement ce lundi au Bourget, dans le nord de Paris, une capitale endeuillée par les attaques terroristes du 13 novembre. Cette 21e conférence climatique de l'ONU doit accoucher d'un accord mondial historique, pour limiter notamment à 2°C la hausse des températures, faute de quoi les spécialistes annoncent de graves difficultés pour la planète.

  L'ESSENTIEL

 • Le parc d'expositions du Bourget est transformé en forteresse après les attentats jihadistes du 13 novembre. Environ 2 800 policiers et gendarmes sont affectés à la sécurité du site même, en plus des 6 300 policiers, gendarmes et forces mobiles déployés par ailleurs pour sécuriser Paris. Une minute de silence a été observée par les 150 dirigeants en hommage aux victimes des récents attentats de Paris.

 • Le coup d'envoi de la COP21 a été officiellement donné vers 10h, avec la nomination de Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, comme nouveau président de la conférence de l'ONU sur le climat.

 • Vous pouvez retrouver notre dossier spécial et notre dernier webdocumentaire consacrés à la COP21.


 LE DIRECT

Les horaires sont donnés en heure de Paris (TU +1)

19:25 : «  Nous ne pouvons pas imposer la fin des énergies conventionnelles », a déclaré le Premier ministre indien Narendra Modi.

19h15 : Le philanthrope Bill Gates a lancé une initiative pour favoriser le secteur des énergies propres, rapporte une de nos envoyées spéciales au Bourget, Anissa el-Jabri. Souvent de la recherche fondamentale à la commercialisation il y a un fossé. Bill Gates l’appelle « la vallée de la mort ». Une formule pour décrire ce phénomène assez connu des idées, des innovations qui foisonnent, mais sans concrétisation sur le marché. L’ex-PDG de Microsoft a donc créé un fonds d’investissement privé totalement dédié aux énergies propres. Parmi le groupe de 27 investisseurs réunis par Bill Gates dans sa « Breakthrough Energy Coalition », le cofondateur de Facebook ou encore le PDG d’Amazon.

19:00 : Edition spéciale sur RFI, en direct du Bourget, de 19h à 20h (heure de Paris)

18:30 : L'ouverture de la COP21 fait la Une de la presse sur le continent américain.

17h50 : Le président du Sénégal, Macky Sall, s'exprime sur les conséquences néfastes du changement climatique.

Nul besoin de démonstration scientifique sur les conséquences néfastes du changement climatique, nous les vivons déjà...
Macky Sall 30/11/2015 - par RFI Écouter

Macky Sall au micro d'Anne-Cécile Bras et de Christophe Boisbouvier au Bourget, le 30 novembre 2015 RFI/Pierre René-Worms

16h10 : Muhammadu Buhari, le president du Nigeria a pris la parole. Sont attendus également Paul Biya, le président camerounais et Idriss Deby Itno, le président du Tchad.

Robert Mugabe, le président du Zimbabwe, Idriss Deby Itno, le président du Tchad, et Thomas Boni Yayi, président du Bénin posent pour la photo officielle de la COP21 au Bourget, le 30 novembre 2015. Reuters

Alassane Ouattara était lui aussi à la tribune de la COP21 pour souligner le rôle prépondérant de l'Afrique dans les négociations sur le climat : «L'accord qui se dessine ne se réalisera pas sans l'Afrique». Il s'est rendu également au studio de RFI, installé sur place. 

Le président ivoirien Alassane Ouattara au micro de RFI à la COP21. RFI/Pierre René-Worms

Pour le président nigérien, Mahamadou Issoufou, intervenu un peu plus tôt, l'exigence de limiter le réchauffement climatique à deux degrés est insuffisante. Au Niger, les paysans sont en effet confrontés à une baisse drastique de leurs récoltes, conséquence des changements climatiques. Voir l'article ci-dessous : Niger: les paysans victimes des conséquences du changement climatique

Culture de mil au Niger. Getty Images/Daniel Berehulak

16h00 : Fin de l'intervention de Mahmoud Abbas à la tribune de la COP21. Le président palestinien a été aperçu, serrant la main du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, un peu plus tôt dans la journée.

Benyamin Netanyahu et Mahmoud Abbas échangent au Bourget, ce 30 novembre 2015. REUTERS/Martin Bureau/Pool

15h45 : Le président du Bénin s'est adressé en premier lieu au peuple français et a présenté ses condoléances pour les actes terrosristes. Pour Thomas Boni Yayi, «il est impérieux de répondre aux difficultés rencontrées par l'Afrique».

15h30 : Les discours des chefs d'Etat ont repris dans les deux salles. A la tribune le président du Mexique, Enrique Pe­ña Nieto, puis Tomislav Nikolić, le président serbe. Dans l'autre séance pleinière, Recep Tayyip Erdogan, le président turc a rappelé que «les principales responsabilités doivent être supportées pas les pays développés».

Une rencontre entre Vladimir Poutine et Barack Obama a bel et bien eut lieu comme l'annonçaient les agences de presse russes. Cette entrevue s'est déroulée à huis clos. Reuters

15h02 : Il n’y a pas que les chefs d’Etat et de gouvernement qui ont pris leurs quartiers à la COP21. RFI a aussi installé son studio, où se succèderont journalistes et invités pendant toute la durée de la conférence. Chaque jour, vous pourrez également retrouver le Journal de COP21.

Le studio RFI, au Bourget. RFI/ Pierre René-Worms

14h45 : La COP21 fait la Une de tous les journaux français avec cette question : la conférence de l'ONU sur le climat peut-elle aboutir à un accord fort et contraignant ? Retrouvez la revue de presse française de RFI.

13h55 : Les discours sont suspendus, le temps d'un déjeuner, et devraient reprendre vers 14h45. Ce déjeuner est préparé par cinq chefs étoilés : Yannick Alléno, Alexandre Gauthier, Nicolas Masse, Marc Veyrat et Christelle Brua pour les pâtisseries.

13h40 : Après la chancelière allemande Angela Merkel, c'est au tour de Vladimir Poutine de s'exprimer à la tribune. Le président russe a dit souhaiter un « accord, global, efficace et égalitaire ».

13h30 : Le déjeuner des 150 chefs d'Etat a été concocté par 5 grands chefs français et mettra en avant «l'excellence environnementale» et «l'excellence gastrononomique française», selon les mots de Laurent Fabius. Au menu, soupe de navet, suprême de volaille, risotto aux herbes fraîches et Paris-Brest...

13h10: Discours du président chinois, Xi Jinping: «l'accord de Paris doit nous permettre de mutualiser nos efforts face au réchauffement climatique». «L'accord ne devrait pas priver les pays en développement d'améliorer les conditions de vie de leur population».

Photo officielle de la COP21. Reuters

12h50 : L'intervention de Barack Obama a débuté par un message de solidarité au peuple français. «Nous aimerions saluer le peuple de Paris d'avoir insisté pour que cette conférence essentielle ait lieu à Paris. Ce faisant nous défions les terroristes». Le président américain, a ensuite, dans un discours assez long, mis en avant les initiatives américaines pour lutter contre le changement climatique et a reconnu la responsabilité de son pays : «En tant qu'une des premières économies du monde, je suis tout à fait conscient que nous sommes à la source du problème». Il a cité Martin Luther King : «Il n'est jamais trop tard». «En ce qui concerne le changement climatique, il est presque trop tard, certes... mais peut-être pourrons nous inverser la tendance» et a appelé à être «à la hauteur» des enjeux. Dans une autre salle, le président de l'Equateur, Rafael Correa s'exprimait en faveur d'un tribunal international de l'environnement.

 12h30 : La réussite de la COP21 va reposer sur les efforts que chaque pays sera prêt à consentir. Beaucoup ont rendu publique leur contribution. Vous pouvez les retrouver sur le site de la COP21.

 12h10 : Pourquoi est-ce qu’on a fixé cette barre de 2°C ?

Réponse de Valérie Masson Delmotte, paléoclimatologue française, sur RFI : « C’est un choix politique qui émane d’un Conseil des ministres européens au milieu des années 90, qui a examiné les aspects dangereux d’un changement climatique non maîtrisé. Par exemple, les aspects de sécurité alimentaire, les aspects liés aux évènements extrêmes, les aspects liés aux risques de pertes d’écosystème comme les récifs de corail, les aspects irréversibles liés à la montée du niveau des mers. Sur ces éléments, [on] a fixé ces objectifs de limiter l’ampleur de réchauffement à 2°C et ensuite, ça a été inscrit dans le traité sur le climat issu de l’accord de Copenhague en 2009. »

  12h00 : Fin de la cérémonie d'ouverture. Les chefs d'Etat et de gouvernement doivent se retrouver pour une photo de groupe « historique », avant de se répartir dans deux salles distinctes, où chacun d'entre eux doit prononcer un discours.

 11h50 : Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères et président de la COP21, a rappelé à la tribune : « 2014 a été l'année la plus chaude enregistrée, et 2015 sera pire encore. »

 11h40 : Ban Ki-moon s'est adressé un court instant en français à l'assemblée. « Vous avez la responsabilité morale et politique vis-à-vis du monde entier et des générations futures », a déclaré le secrétaire général des Nations unies.

 11h20 : Le président français s'est exprimé à la tribune. François Hollande a rappelé que cette conférence de l'ONU sur le climat était porteuse d'« un immense espoir que nous n'avons pas le droit de décevoir ». Le chef de l'Etat a ajouté : « il s'agit de décider ici à Paris de l'avenir même de la planète ».

  11h16 : Les quelque 150 chefs d'Etat et de gouvernement réunis pour la COP21 ont observé une minute de silence, en hommage aux victimes des attentats qui ont frappé Paris et sa proche banlieue, vendredi 13 novembre.

 11h11 : Pékin et Washington, les deux plus gros pollueurs, disent être conscients de leur « responsabilité ». « En tant que principaux émetteurs de carbone, nous sommes convenus qu'il est de notre responsabilité d'agir », a déclaré Barack Obama lors d'une rencontre avec son homologue chinois Xi Jinping.

 10h35 : Le prince de Galles, Charles s'est exprimé à la tribune de la COP21, peu après Christina Figueres, la secrétaire générale de la Convention climat de l'ONU. Celle-ci a déclaré : « Votre objectif est d'ouvrir une voie avec des objectifs clairs, des jalons, et un calendrier précis, qui soit à la hauteur de l'urgence du défi. Jamais auparavant, une responsabilité si importante a été confiée à un si petit nombre de personnes. »

 10h25 : Laurent Fabius a pris la parole, déclarant notamment que « le succès [n'était] pas encore acquis, mais à notre portée ».

 10h10 : Ouverture officielle de la COP21. Manuel Pulgar-Vidal, le ministre péruvien de l'Environnement, président de la précédente Conférence climat a pris la parole et a passé le relais à Laurent Fabius. Le ministre français des Affaires étrangères est officiellement nommé à la tête de la conférence de l'ONU sur le climat.

« Le monde fait face à deux menaces terribles, le terrorisme et le changement climatique », a déclaré l'ex-président de la COP, Manuel Pulgar-Vidal.

 10h05 : L’Afrique n’émet que 4 % des gaz à effet de serre de la planète, mais elle est pourtant la principale victime des effets du réchauffement climatique. Six des dix pays les plus vulnérables à ce phénomène se trouvent sur le continent africain. C'est dire si les 54 pays du continent réunis au sein du groupe Afrique attendaient la COP21 avec impatience. Lisez notre article.

 9h50 : Après avoir accueilli en personne un certain nombre de chefs d'Etat et de gouvernement, le président français s'est éclipsé pour animer des rencontres bilatérales en marge de la grande conférence. Il doit ainsi s'entretenir dans la matinée avec les présidents palestinien Mahmoud Abbas et égyptien Abdel Fattah al-Sissi, avant d'autres rencontres.

Pierre Radanne. RFI/ Pierre René-Worms

 9h35 : Dans le studio RFI du Bourget, Pierre Radanne, expert des questions énergétiques et climatiques : « La difficulté pour les gens, c’est d’arriver à situer ce parcours [écologique] dans leur destin, dans leur vie. C’est-à-dire, quand on nous dit : "il faut en France diviser par 4 nos émissions de gaz à effet de serre, il faut que l’on divise au moins par 2 au niveau mondial", c’est très difficile à le [transposer] dans sa vie. On a encore un énorme travail de culture collective, de culture populaire sur ces questions-là. Comment nos vies vont bifurquer ? Il faut que l’on sache le raconter comme une histoire pour chacun. »

 9h25 : Le président américain, Barack Obama, est arrivé au Bourget, suivi de son secrétaire d'Etat, John Kerry. Ils ont été accueillis par François Hollande, Ségolène Royal, Laurent Fabius, Ban Ki-moon et la responsable climat de l'ONU, Christiana Figueres.

 9h00 : François Hollande, Ban Ki-moon ainsi que le chef de la diplomatie française Laurent Fabius et la ministre française de l’Environnement Ségolène Royal ont commencé à accueillir les différents dirigeants, venus participer à la COP21. Parmi eux, le Premier ministre italien Matteo Renzi, son homologue irlandais, Enda Kenny, l'Australien Malcolm Turnbull, le Canadien Justin Trudeau ou encore le Néo-zélandais John Key, sont d'ores et déjà arrivés sur place.

 8h45 : Au Niger, comme dans d’autres pays d’Afrique, les agriculteurs subissent de plein fouet les conséquences des changements climatiques. Lisez notre reportage.

 8h10 : La circulation est fluide pour le moment en région parisienne. Il y a une heure, on comptabilisait 9 kilomètres de ralentissement au total, c'est 11 fois moins que d'habitude, précise notre envoyé spécial à la gare du Nord, Raphaël Reynes.

Certains tronçons d'autoroute, notamment au nord de Paris, sont pourtant fermés pour permettre à toutes les délégations de rejoindre Le Bourget. Les Franciliens avaient été prévenus des éventuelles difficultés de circulation. Certains ont donc pris leur disposition : partir plus tôt, être patients ou prendre une journée de repos, comme le suggérait la préfecture de police de Paris. Du côté du réseau ferroviaire, le nombre de train a été augmenté et les transports en commun sont gratuits toute la journée, de quoi fluidifier un peu le trafic. 

 7h50 : Le président français François Hollande est arrivé au Bourget. Lui et le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, commencent à accueillir personnellement les 150 chefs d’Etat et de gouvernement, à constater notre envoyée spéciale, Anissa El Jabri. Sont notamment attendus l'Américain Barack Obama, le Chinois Xi Jinping, le Russe Vladimir Poutine, l'Indien Narendra Modi.

 Cette nuit : Arrivé dimanche dans la capitale parisienne meurtrie par les attentats terroristes, Barack Obama a rejoint dans la nuit François Hollande devant le Bataclan, l'un des lieux des attaques. Les deux hommes se sont recueillis en silence. Un peu plus tôt, le Premier ministre canadien Justin Trudeau, le chef du gouvernement britannique, David Cameron, ou encore la présidente chilienne Michelle Bachelet et le Premier ministre japonais s'étaient également rendus sur place à tour de rôle.

Le président américain Barack Obama (D) s'est recueilli dans la nuit de dimanche à lundi devant le Bataclan, aux côtés de François Hollande (C) et Anne Hildago, maire de Paris, pour rendre hommage aux victimes des attentats du 13 novembre. REUTERS/Philippe Wojazer

Ce week-end, plus de 2 000 marches dans le monde ont été organisées pour réclamer un accord fort. De Sydney à Londres, en passant par Berlin, Madrid, New Delhi, Ouagadougou (Burkina Faso), Katmandou (Népal) ou Rio de Janeiro (Brésil), des centaines de milliers de manifestants se sont réunis en arborant des pancartes comme : « Il n'y a pas de planète B », « Etat d'urgence climatique ». A Paris, un rassemblement a été émaillé de violences place de la République. Au total, 341 personnes ont été interpellées dont 317 placées ensuite en garde à vue.

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