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    France

    France: démission de la garde des Sceaux Christiane Taubira

    media Christiane Taubira quitte l'Elysée, le 13 mars 2014. Reuters/Jacky Naegelen

    La ministre de la Justice Christiane Taubira a remis sa démission à François Hollande ce mercredi 27 janvier. C’est le député du Finistère, Jean-Jacques Urvoas qui la remplace. Manuel Valls a « salué » l'action de Mme Taubira au ministère de la Justice, sans développer davantage.

    La garde des Sceaux Christiane Taubira a remis, ce mercredi 27 janvier, sa démission au président de la République François Hollande, qui l'a acceptée. Le président français et Christiane Taubira « ont convenu de la nécessité de mettre fin à ses fonctions au moment où le débat sur la révision constitutionnelle s'ouvre à l'Assemblée nationale en commission des Lois », explique l'Elysée dans un communiqué.

    « Le président de la République a exprimé à Christiane Taubira sa reconnaissance pour son action, poursuit le communiqué. Elle aura mené avec conviction, détermination et talent la réforme de la Justice et joué un rôle majeur dans l'adoption du mariage pour tous. »

    Opposée au projet

    Christiane Taubira a répété récemment son opposition au projet, porté par le chef de l'Etat, de déchéance de la nationalité des personnes condamnées pour des actes terroristes. Christiane Taubira était donc opposée à la déchéance, et contrairement à plusieurs ministres, elle l’avait dit publiquement, à plusieurs reprises. Elle avait même cru que le président renonçait à la mesure, elle l’avait dit à Alger avant d’être démentie le lendemain. Un premier camouflet, qu’elle avait accepté sans broncher publiquement. Second camouflet ensuite, quand il avait été décidé que ce serait le Premier ministre et non pas elle, la ministre de la Justice, qui conduirait la révision constitutionnelle à l'Assemblée.

    Christiane Taubira s'était emmurée dans le silence. Beaucoup de ses proches, politiquement, ne comprenaient pas son attitude. D'autres l'accusaient même de renoncer à ses valeurs pour conserver son ministère. Christiane Taubira a donc mis fin à cette schizophrénie en démissionnant.

    Une démission actée samedi dernier

    La démission de la garde des Sceaux a été actée dès samedi 23 janvier, avant même le départ de François Hollande pour une visite officielle en Inde, selon l'entourage du chef de l'Etat : « Le président de la République, le Premier ministre et la garde des Sceaux en étaient arrivés samedi, avant le départ du chef de l'Etat pour l'Inde, à la conclusion commune et partagée que la cohérence devait conduire à son départ du gouvernement. »

    Un proche de Manuel Valls pour la remplacer

    François Hollande a nommé le député socialiste Jean-Jacques Urvoas pour la remplacer, a annoncé la présidence de la République. Proche de Manuel Valls, il est l'actuel président de la Commission des lois de l'Assemblée nationale. Il était à ce titre chargé d'une mission pour trouver une solution à la réforme constitutionnelle de la déchéance de nationalité.

    Il « portera, aux côtés du Premier ministre, la révision constitutionnelle et préparera le projet de loi renforçant la lutte contre le crime organisé et la réforme de la procédure pénale », indique l'Elysée.

    A gauche, Benoît Hamon, ancien ministre PS et proche de Christiane Taubira, a exprimé son « respect pour les convictions » de l'ex-ministre. Cécile Duflot a elle « salué chaleureusement la décision de courage et de conviction » de Mme Taubira.

    Du côté des Républicains (LR), les réactions n'ont pas tardé sur Twitter. Pour le député Guillaume Larrivé, « Taubira aura été le pire ministre de la Justice de la Vème République ».« La démission de Taubira est logique, elle n'était plus en cohérence avec le gouvernement », a déclaré le député Hervé Mariton.

    Au Front national (FN), Florian Philippot, vice-président du FN, s'est félicité de la démission de la ministre de la Justice, « symbole du laxisme et du mépris des victimes », selon Steeve Briois, autre vice-président du parti.

    Pour François Bayrou, président du MoDem et maire de Pau, « cette démission est la conséquence inéluctable d'un violent affrontement au sein du gouvernement. Mme Taubira affirme ainsi que la fracture est irréparable et cette fracture va se répercuter sur l'ensemble de la gauche. Tout ceci était prévisible et l'incroyable est que ce processus n'ait pas été maîtrisé et que le problème n'ait pas été traité avant. Rédiger le texte à la dernière minute avant le Conseil des ministres prouve l'état d'improvisation dans lequel toutes ces choses sont proposées. Les conséquences politiques seront bien entendu très importantes. »

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