par Claire Vuillemin
Article publié le 15/10/2007 Dernière mise à jour le 15/10/2007 à 14:33 TU
Les cours de cuisine orchestrés par des chefs professionnels s’inscrivent dans une logique de bien-être. Non seulement manger mieux, mais prendre du plaisir à concocter des petits plats. Le message est simple : il est aussi rapide et facile de préparer un repas savoureux que de plonger dans le bac à surgelés…
Le partenaire culinaire du quotidien
«Notre métier, est de réapprendre aux gens à cuisiner, mais avec des produits simples. Nous souhaitons être le partenaire culinaire des gens au quotidien» insiste François Bergerault, Directeur Général de « l’Atelier des chefs ». Dès la naissance du concept, il a choisi comme chef exécutif un ancien du Ritz, restaurant gastronomique réputé de la capitale. Les chefs choisis pour transmettre leur savoir sont de très haut niveau mais ils sont aussi de fins pédagogues. Les gens qui se rendent à l’Atelier des chefs veulent apprendre avec des mots et des gestes simples, dans une ambiance décontractée.
« On aime poser cette question : oserez vous apprendre ? C’est un peu notre image de marque. C’est vrai qu’entre 3 et 18 ans ou plus, on va à l’école, on prend des cours de solfège, de danse ou d’anglais… à l’age adulte, on est beaucoup moins sollicité et disposé à retourner sur les bancs de l’école. Pourtant il n’y a pas de honte à apprendre, au contraire ! ».
S’il faut se nourrir au moins deux fois par jour, autant le faire bien et avec plaisir. « On voudrait réapprendre aux gens à utiliser des produits du quotidien pour en faire des recettes de qualité. La personne qui rentre du travail, homme ou femme, doit être capable, avec une simple tranche de jambon et un paquet de pâtes, d’en faire un plat savoureux. Mais faut-il encore avoir l’idée de le préparer d’une certaine façon, de l’agrémenter d’épices, de fromage ou d’une ou deux tomates. Quand les bases auront été acquises, l’apprenti chef pourra acheter et cuisiner un chapon, des truffes et même se lancer dans la préparation d’un foie gras. Et là, on pourra dire que l’atelier des chefs a gagné son pari ».
Une formule phare en 30 minutes
L’ « easy-cooking » ou le « cuisiner-simple » fait recette, auprès des femmes, mais aussi des hommes. Les quatre sites parisiens de l’Atelier des chefs, accueillent chaque jour environ deux cents « apprentis », auxquels sont proposés plusieurs formules de cours, selon la disponibilité, le souhait et le budget de chacun.
La formule phare est « l‘en cas » qui consiste à cuisiner en 30 minutes un plat qui sera ensuite dégusté sur place autour de la table d’hôtes. Idéal pour la pause déjeuner chronométrée de la plupart des personnes qui travaillent. Au menu ce jour là : brochettes d’agneau, semoule « verte ». A leur entrée en cuisine – tablier enfilé, mains lavées – les élèves, deux hommes et cinq femmes, trouvent à leur place, au « piano », les ingrédients : un morceau de gigot d’agneau, de la semoule précuite, des feuilles d’épinards, de menthe, une marinade, un petit sachet de cinq épices, une bouteille d’huile d’olive, sans oublier les pics à brochettes.
Le chef donne ses instructions. Chacun écoute attentivement, puis s’exécute avec sérieux, car les minutes sont comptées. Une demi-heure après le début du cours, on explique comment dresser l’assiette, après avoir pris soin de nettoyer sa place. L’heure est alors à la dégustation, tous ensemble, à la table d’hôtes.
« C’est moi qui l’ai fait ! »
Autre formule testée : préparer en 1h30 un repas pour 4 personnes. Par exemple : lapin confit, fondue de poireaux et pêches gratinées. Cette fois les élèves sont quatre, trois femmes et un homme. D’emblée, le chef rassure son auditoire, car il n’est pas question de rater le repas que l’on va ensuite rapporter à la maison ! « Je vais vous prouver qu’on n’a pas besoin d’être chef pour régaler sa famille ou ses amis, juste besoin d’être organisé et de se redonner un peu confiance ». Une jeune femme avouera à la fin de la séance : «j’ai toujours eu peur de casser un œuf pour séparer le blanc du jaune… là, devant les autres et sous le regard du chef, j’ai bien été obligée de me lancer ! Le geste n’est finalement pas si compliqué ».
Le chef enseigne les gestes, mais aussi les termes employés à chaque étape de la préparation, sans parler des noms parfois cocasses des ustensiles de cuisine. On apprendra ainsi qu’un « chinois » est une passoire à fond pointu, un « cul de poule » ou une « madeleine », un ustensile pour couper très finement les légumes. On découvre les secrets de la « brunoise », d’une « julienne » ou d’un « roux », et apprend à barder un gibier, lever un poisson ou trousser une volaille. Et si l’on sait bien sûr ce qu’est le zeste d’un citron, on saura aussi que le « zist » est la partie blanche entre le zeste et la pulpe.
Qui n’a pas été fier un jour de proclamer « c’est moi qui l’ai fait » devant une tablée de copains ou lors du repas dominical en famille. Incontestablement, les créateurs de l’Atelier des chefs ont réussi leur pari : il suffit de voir l’engouement du public pour les différents ateliers proposés.
Et, bien sûr, l’Atelier des chefs, se met à l’heure de la Semaine du Goût du 15 au 21 octobre, avec des cours spéciaux et animations en boutique. Chaque jour sera consacré à une denrée spécifique : lundi, l’huile ; mardi, le poivre ; mercredi, le sucre ; jeudi, le vinaigre ; tandis que vendredi et samedi seront consacrés au chocolat : Salon du Chocolat oblige, dont la 13ème édition a lieu du 19 au 22 octobre, à Paris. L' Atelier des chefs sera également présent du 26 au 28 octobre au salon Cuisinez, avec des stands tapas, sushis, makis, œufs toqués, etc… Une entrée en matière avec l’atmosphère conviviale des ateliers.