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Bilan des Objectifs du millénaire pour le développement - 
Article publié le : jeudi 16 septembre 2010 à 17:03 - Dernière modification le : mercredi 22 septembre 2010 à 17:51

Objectif n°8 : Un partenariat mondial qui se fait attendre

L’accès aux technologies de l’information et des communications (TIC) s’étend mais de façon très inégale : seulement 6% des gens ont accès à internet en Asie du Sud, en Océanie et en Afrique Subsaharienne.
L’accès aux technologies de l’information et des communications (TIC) s’étend mais de façon très inégale : seulement 6% des gens ont accès à internet en Asie du Sud, en Océanie et en Afrique Subsaharienne.
C.Morin-Gibourg

Par Claire Morin-Gibourg

L’OMD 8 est le seul objectif qui s’adresse aux pays du Nord. Les Nations unies ont déterminé cinq priorités qui doivent permettre un développement mondial plus équitable. Malgré leur accord en 2000, suivi de nombreux G8/G20 où les promesses d’aides publiques ont été réitérées, les pays en développement sont loin de pouvoir atteindre leurs objectifs en 2015.

Les belles promesses du Nord

A quelques jours du Sommet des Nations unies pour le bilan des OMD, un rapport tire le signal d’alarme. « Quand bien même les pays du Sud atteindraient tous leurs objectifs, il est nécessaire de changer les règles du jeu dans les pays riches, affirme Fabrice Ferrier, le coordinateur France de la Campagne du Millénaire des Nations unies, notamment dans les domaines du commerce, de l’aide et de la dette ». Le retard pris par les pays du Nord fut tel que l’ONU a créé un groupe de réflexion regroupant 20 agences onusiennes mais aussi le FMI, l’OCDE, la Banque mondiale et l’OMC pour pointer les disfonctionnements.
 

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Objectifs du millénaire : 10 ans, l'heure du bilan
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L’Aide Publique au Développement (APD) tout d’abord. En dépit de la crise financière, ses montants sont de plus en plus élevés mais restent insuffisants et bien en deçà de ce qui avait été promis notamment au sommet de Gleneagles en 2005. L’Afrique est la plus durement touchée : sur les 25 milliards de dollars prévus pour 2010, il en manquera 16, soit une réduction de 64% ! Un problème récurrent puisque la décision de consacrer 0,7% du produit national brut des pays développés à l’APD date de l’assemblée de l’ONU d’octobre 1970. La moyenne actuelle atteint seulement 0,31% sauf dans cinq pays qui atteignent ou dépassent leurs quotas (Danemark, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège et Suède).
 
Le commerce international toujours inégalitaire
 
La mise en place d’un système commercial et financier plus équitable n’est pas non plus une réussite, les négociations du cycle de Doha sont au point mort. Pas de réduction significative des barrières douanières ; subsides agricoles des pays développés qui continuent de faire baisser les prix et les revenus des agriculteurs du Sud ; et même si les aides en faveur du commerce ont augmenté, elles n’ont pas profité aux PMA (Pays les Moins Avancés).
 
André Pouillès-Duplaix, directeur adjoint des opérations à l’Agence Française de Développement (AFD) tempère ces échecs : « L’APD est intrinsèquement confrontée à des aléas, les différentes et récentes crises financières, alimentaires, immobilières, et autres nous l’ont démontré. Nous travaillons sur la promotion de financements innovants du développement, comme la taxe sur les billets d’avion lancée il y a quelques années ou la parafiscalité sur les énergies fossiles développée de façon nationale par la Norvège ». Ces financements complémentaires qui ne viendraient pas se substituer à l’APD existante. L’ONU va profiter du sommet des 20, 21 et 22 septembre pour mettre en place un calendrier d’échéances à respecter pour les pays du Nord. « Les pays pauvres ne doivent pas payer le plus lourd tribut de cette crise économique. Il faut développer les montants de l’aide, véritables investissements pour un meilleur équilibre économique mondial » souligne Fabrice Ferrier.
 
Un équilibre chahuté par l’arrivée de l’Inde, du Brésil et de la Chine. L’allègement de la dette à hauteur d’environ 82 milliards de dollars accordé à 35 des pays les plus pauvres s’est révélé insuffisant, 27 états font encore face à un surendettement massif… Probablement en raison de nouveaux prêts contractés sans beaucoup de transparence auprès des nouvelles puissances émergentes.

 


Francis Dogo
DR

Les TIC au service du Développement
Francis Dogo, de l’ONG Development Gateway

« Les nouvelles technologies doivent être partagées par tous, au Nord comme au Sud, c’est d’ailleurs l’un des indicateurs de l’OMD8. C’est le cœur de métier de notre ONG Development Gateway qui, depuis plus de 10 ans, aide les pays en voie de développement à bien utiliser et gérer les différents financements de l’aide internationale à travers des formations mais aussi travers l’installation de plateformes informatiques et de logiciels. Cela permet d’accroitre l’appropriation de l’aide mais aussi son efficacité avec une meilleure coordination, et tout ca en temps réel. Bien évidemment, c’est un gage de transparence pour de futurs bailleurs de fonds. La coopération Sud-Sud est renforcée grâce à l’échange et le partage des expériences réussies dans chaque pays. Nous travaillons dans une vingtaine de pays dont le Niger, la RDC, le Malawi, le Liberia ou le Sud-Soudan… toujours dans un esprit de renforcement des capacités locales. »

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tags: Coopération et Développement - Objectifs du millénaire - ONU
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