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    Général

    Wikileaks : les pays arabes ont peur de l’Iran

    media Les révélations de Wikileaks,publiées dimanche soir 28 novembre sur le site internet du «Monde». lemonde.fr

    Cinq grands journaux, (Le Monde en France, le New York Times aux Etats-Unis, le Guardian en Grande-Bretagne, le Spiegel en Allemagne et El Païs en Espagne), ont commencé à publier des extraits des documents officiels secrets américains. Ces documents leur ont été communiqués par le site internet Wikileaks. Il s’agit de 250 000 télégrammes diplomatiques échangés entre le département d’Etat américain et ses ambassades dans le monde, essentiellement, entre 2004 et 2010. Dans ces documents, on apprend par exemple que la République islamique a acquis auprès de la Corée du Nord des missiles lui permettant de frapper l'Europe occidentale ou encore que le roi d'Arabie Saoudite a appelé les Américains à attaquer l'Iran pour mettre fin à son programme nucléaire. La Maison Blanche condamne d'ores et déjà ces publications affirmant que des vies sont menacées par ces informations.

    Il nous a paru (...) essentiel de protéger l'identité de certaines personnes.

    Nathalie Nougayrèdes

    Journaliste au quotidien «Le Monde»

    29/11/2010 Écouter

    Le quotidien Le Monde fait partie des journaux qui ont eu l’occasion d’examiner et publier certains documents obtenus par le site internet Wikileaks. Dès dimanche soir le journal français a publié sur son site lemonde.fr une partie de ces documents.

    Un des documents publiés par Le Monde relate une conversation fin décembre 2009 entre la sous-secrétaire d’Etat américain, Ellen Tauscher, et Amos Gilad, directeur des affaires politico-militaires au ministère israélien de la Défense, à propos du programme nucléaire iranien. Ce document révèle que « Gilad dit qu'il n'est pas certain que l'Iran ait décidé de fabriquer une arme nucléaire, mais que l'Iran est "déterminé" à avoir l'option d'en construire une ». Et l’Israélien de continuer : la diplomatie du président Barack Obama, « l'engagement stratégique avec l'Iran », « c'est une bonne idée mais il est bien clair que cela ne marchera pas ».

    Dans un autre document toujours publié par Le Monde on peut lire des propos du roi d’Arabie Saoudite en mars 2009 devant un conseiller de la Maison Blanche pour l’antiterrorisme. « On ne peut pas faire confiance aux Iraniens », dit le roi Abdallah. « L'objectif de l'Iran est de causer des problèmes », l'Iran est « aventurier dans un sens négatif », « que Dieu nous préserve de leurs péchés ». Par ailleurs le souverain saoudien invite les Etats-Unis à « couper la tête du serpent », auquel il compare l'Iran.

    « En se basant sur 30 années d'expérience avec les Iraniens, l'émir conclut la réunion en disant qu'il ne faut croire qu'un mot sur cent qu'ils prononcent », note un document américain daté du 14 février 2010 citant l’émir du Qatar qui donne un conseil au sénateur américain John Kerry. Tandis que pour le Premier ministre qatari les relations avec l’Iran se résume à « ils nous mentent, et nous leur mentons ».

    Dans un autre document étudié par Le Monde, le président de l'Egypte, Hosni Moubarak, « éprouve une haine viscérale pour la République islamique », écrit un diplomate basé au Caire, en février 2009, « il les traite de "menteurs" », et prévient : « ne croyez pas un seul mot qu'ils prononcent ».

    En avril 2009, le président de la Chambre haute du Parlement jordanien, « prédit que le dialogue avec l'Iran ne mènera nulle part », dit un document. Zeid Rifai prévient  : « bombardez l'Iran ou vivez avec un Iran nucléaire, les sanctions, les carottes, les incitations, n'ont pas n'ont pas d'importance ».

    Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

    A en croire le The Guardian, le gouvernement britannique va devoir se ronger les sangs pendant quelques jours encore avant que les révélations les plus embarrassantes pour le Royaume-Uni ne soient publiées. Le quotidien a en effet l’intention de distiller chaque jour de nouveaux documents et a prévu de se concentrer sur Londres un peu plus tard dans la semaine.

    Néanmoins pour maintenir le suspense, les journalistes ont déjà annoncé qu’on pourrait lire dans ces fuites une critique sévère des opérations menées par l’armée britannique en Afghanistan, les diplomates américains semblent également se plaindre du comportement inapproprié d’un membre de la famille royale, mais le Guardian a pour l’instant refusé de livrer le moindre nom.

    Enfin le personnel de l’ambassade américaine à Londres n’aurait pas eu une très haute opinion de David Cameron, en tout cas avant qu’il ne devienne Premier ministre en juin dernier… Des bribes d’informations qui pour l’instant n’ont suscité aucun commentaire de la part de Downing Street. Seul le Foreign Office a tenu à souligner : « Nous avons une relation très forte avec le gouvernement américain. Et cela continuera ».

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