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    VIH/Sida : les hauts et les bas de trente ans de lutte

    media Trente ans après sa découverte, le virus du sida contamine encore 7000 personnes chaque jour dans le monde. REUTERS/Antony Njuguna

    En 1981, le 5 juin, quand les premiers cas de sida ont été signalés aux Etats-Unis bien peu de personnes ont su ou ont eu l’intuition que venait de se déclarer une guerre qui allait mobiliser comme jamais, chercheurs, médecins et très vite les associations regroupant de plus en plus de malades. Trente plus tard, on sait comment prévenir le sida, le dépister, le traiter mais toujours pas le guérir.

    Tous les anniversaires sonnent un peu comme le moment de faire le bilan. En trente ans, l’épidémie mondiale de sida a tué 30 millions de personnes alors que quelque 34 millions d’individus dans le monde vivent actuellement avec le virus, estime le Programme commun des Nations unies pour le VIH/sida (Onusida). Mais face à ces chiffres, la riposte s’est organisée et la dernière décennie montre que les gens ont fini par adopter des comportements sexuels à moindre risque, résultat des efforts menés dans la prévention du virus du sida et pour une meilleure connaissance de la maladie.

    Les pauvres restent sous-traités

    D’abord réservés aux malades des pays riches, les traitements antirétroviraux se sont peu à peu diffusés là où résidaient la majorité des personnes contaminées, dans les pays les plus pauvres et singulièrement en Afrique. Aujourd’hui on évalue à 6,6 millions le nombre de personnes sous traitement antirétroviral dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, à la fin de 2010 alors qu’un million de femmes enceintes séropositives ont pu recevoir des antirétroviraux pour prévenir la transmission du VIH à leurs enfants. On mesure le chemin parcouru quand on sait que cela représente près de 22 fois le nombre de malades traités en 2001. Malgré cette avancée certaine, il n’en reste pas moins que 9 millions de personnes infectées demeurent toujours sans traitement et qu’à peine 28% des enfants reçoivent un traitement antirétroviral contre 36% des adultes.

    Les mobilisations internationales ont fini par payer et, grâce à des levées de fonds, les investissements ont presque décuplé passant de 1,6 milliard de dollars en 2001 à près de 16 milliards en 2009. C’est beaucoup, mais c’est loin d’être suffisant d’autant qu’à partir de 2008, sous les coups portés par la crise financière, les donateurs se sont montrés moins généreux. L’objectif d’« accès universel » à la prévention, au diagnostic et aux traitements, fixé pour la fin 2010, n’est pas encore à portée de main mais devrait devenir une réalité d’ici à 2015. Et selon Onusida, ce sont 22 milliards de dollars qui seront alors nécessaires en 2015, six de plus que ce dont nous disposons aujourd’hui. Si on réalise cet investissement, explique Michel Sidibé, le directeur exécutif d’Onusida, on pourra prévenir 12 millions de contaminations et éviter 7,4 millions de décès d’ici 2020. 

    Pour Bill Clinton, infatigable militant de la cause antisida, il convient maintenant d’éliminer les gaspillages pour rendre la lutte contre le virus plus efficace en ces temps d’économies… C’est sans doute dans cet esprit qu’a été révélée le 3 juin 2011 l’inculpation de l’ancien ministre de la Santé du Mali pour « crime d’atteinte aux biens publics ». Ibrahim Oumar Touré est impliqué dans une affaire de détournement de fonds destinés à la lutte antisida se montant à plusieurs milliards de francs CFA qui avaient été mis à la disposition du Mali par le Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose. Environ 100 000 personnes sont touchées par le virus du sida au Mali.  

    Circoncision et antirétroviraux
     

    Force est de le constater, même si la prévention porte ses fruits et améliore la situation, l’épidémie ne recule pas et le sida reste une priorité sanitaire mondiale. « C’est un problème, majeur, majeur, majeur », a martelé Michel Sidibé en présentant le rapport d’Onusida : Déjà 30 ans de sida : les nations à la croisée des chemins. Malgré un recul de 25% du taux d’incidence (nouveaux cas) au niveau mondial, chaque jour 7 000 personnes sont encore contaminées par le virus du sida, rappelle Onusida. Et sur les 34 millions de personnes qui le sont dans le monde, la moitié l’ignore et par conséquent risque de n’utiliser aucun moyen pour éviter de contaminer leur partenaire. 

    Entre hauts et bas, l’épidémie résiste toujours. Mais de récentes préconisations en matière de prévention devraient contribuer à en ralentir le rythme. Ainsi, les résultats d’un essai publié début mai ont montré qu’une personne atteinte par le VIH et sous traitement antirétroviral efficace, pouvait réduire de 96% le risque de contaminer son ou sa partenaire non contaminé(e). La circoncision fait maintenant aussi partie officiellement de la panoplie préventive du virus du sida. A condition d’être pratiquée dans de bonnes conditions d’hygiène, la circoncision réduirait, de 60% selon Onusida et l’OMS (Organisation mondiale de la santé), le risque de contracter le sida. Les deux organismes mettent en garde cependant contre le sentiment de fausse sécurité que cela pourrait induire ; le fait d’être circoncis ne dispense pas de l’usage du préservatif, précisent-ils.   

    Toujours selon Onusida, les inégalités entre les sexes sont encore un obstacle majeur pour faire reculer le sida. Le virus est la première cause de décès chez les femmes en âge de procréer et plus du quart des nouvelles infections dans le monde touchent des femmes entre 15 et 24 ans. Autre point de résistance, la discrimination envers les malades ne cède guère de terrain, tant dans les pays développés qu’ailleurs dans le monde.
     

    On a avancé sur la connaissance du virus (...) sur les médicaments mais sur l'image même du VIH, on n'a pas avancé... Il y a toujours autant de réactions de rejet

    Jean-François Delfraissy, directeur de l'Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS) 04/06/2011 Écouter
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