La Glasnost gagne Google - Culture - RFI

 

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Andreas Lubitz a caché qu’il était en arrêt de travail le jour du crash de l’A320 de la Germanwings, a annoncé le parquet allemand vendredi. Les enquêteurs qui procèdent à des perquisitions au domicile du copilote ont trouvé ce vendredi un arrêt de travail déchiré valant pour le jour du crash.

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La Glasnost gagne Google

media Google

Traditionnellement le moteur de recherche Google publie son « rapport sur la transparence », notamment en ce qui concerne les requêtes gouvernementales : des demandes d’information sur des internautes, des souhaits de suppressions de liens… Une nouveauté cette année : le rapport est détaillé pays par pays.

Dans son « rapport sur la transparence » Google a décidé de « changer de format pour qu’on puisse voir les données pays par pays », explique Matt Braithwaite, un responsable de « l’unité transparence ». Le moteur de recherche qui subit la fronde de nombreux opposants à la politique parfois obscure de la firme américaine a décidé de s’appliquer une certaine Glasnost (une politique de transparence) à la manière de l’URSS sous Mikhaïl Gorbatchev en 1985.  « Chaque fois que nous recevons une demande, nous vérifions d’abord si elle respecte à la fois l’esprit et la lettre de la loi avant d’y répondre » puis « quand c’est possible, nous prévenons les internautes concernés », commente M. Braithwaite. « Notre but est de permettre à nos utilisateurs de trouver un accès à l’information et aussi de respecter la confidentialité de leurs informations. »

La France a fait 1021 demandes au moteur de recherche
 
Les Etats-Unis dominent le classement de demandes d’informations sur des internautes avec 4601 demandes, dont 94% ont reçu une réponse. Le Brésil est deuxième avec 1804 demandes, dont 76% ont reçu une réponse partielle ou complète, suivi de l’Inde avec 1699 demandes (79% de réponses), la Grande-Bretagne avec 1162 demandes (72% de réponses) et la France avec 1021 demandes (56% de réponses).
 
Des demandes de retrait de liens ou vidéos
 
La Grande-Bretagne apparaît en tête des pays ayant fait le plus de demandes de retrait de liens ou vidéos entre juillet et décembre 2010: 93518, dont 93360 ont effectivement abouti à la suppression de liens sur demande des autorités, dans le but d’éliminer les publicités mensongères. La Corée du Sud a soumis 32000 demandes, essentiellement pour éviter la divulgation d’un numéro d’identité national (RNN). Dans un contexte plus politique, en Italie, la police a demandé à Google de supprimer une vidéo sur YouTube qui critiquait le chef du gouvernement Silvio Berlusconi et simulait son assassinat. Au Brésil, la justice a demandé la suppression de liens à contenu politique durant la campagne électorale, et aux Etats-Unis Google a supprimé 1100 contenus qui diffamaient un homme et sa famille. En revanche, au Vietnam, le moteur de recherche a refusé de supprimer des résultats de recherche sur « un mot particulier qui générait des commentaires présumés peu flatteurs d’anciens dirigeants » du pays.

 

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