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Article publié le : mercredi 10 octobre 2012 à 09:22 - Dernière modification le : mercredi 10 octobre 2012 à 13:04

Dix ans de combat pour l'abolition de la peine de mort

Une chambre d'exécution dans une prison de l'Ohio aux Etats-Unis.
Une chambre d'exécution dans une prison de l'Ohio aux Etats-Unis.
Wikipedia

Par RFI

A ce jour, 141 Etats l'ont abolie de fait, dont 97 pour tous les crimes. La France veut être le fer de lance de l'abolition de la peine capitale et tenter de rallier de nouveaux Etats à une résolution pour un moratoire universel sur les exécutions à l'ONU.

Ce mardi 9 octobre, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a donné le coup d'envoi de cette campagne pour l'abolition de la peine de mort dans le monde. Il a réuni à son ministère des représentants d'ONG, des avocats de condamnés à morts de plusieurs pays, des étudiants et des diplomates : «  Ensemble nous sommes décidés à porter ce combat au-delà de nos frontières. Et c'est une nécessité

Laurent Fabius

Chef de la diplomatie française

Nous proposons aux responsables, chefs d'Etats et de gouvernement, parlementaires, dirigeants d'organisations internationales militants les arguments et les outils permettant d'atteindre le plus rapidement possible une abolition effective dans le monde entier.

 

10/10/2012 par RFI

L'artisan de l'abolition en France en 1981, l'ancien ministre de la justice Robert Badinter soutient l'initiative, et se montre plutôt optimiste : « Disons-le franchement. Les choses sont allées plus loin, plus vite que je n'osais l'espérer. Nous sommes devenus, nous abolitionnistes, très largement majoritaires dans les Nations unies. Je ne dis pas que c'est fini. Je ne dis pas que la Chine, l'Iran et des islamistes radicaux n'existent pas. Je ne dis pas qu'il n'y a pas encore des problèmes aux Etats-Unis. Le combat n'est pas fini. »

Ahmed Haou

Ex-condamné à mort qui a passé 15 ans dans les couloirs de la mort sous Hassan II

Mon combat aujourd'hui est pour que les droits de l'homme soient respectés et que l'abolition de la peine de mort soit établie et pour qu'il y ait une vraie démocratie.

 

10/10/2012 par RFI

L'objectif est de tenter de rallier les quelque 57 Etats et territoires qui pratiquent encore le châtiment ultime. Pour Jean-Marie Burguburu, ancien bâtonnier du Barreau de Paris, l'abolition universelle n'est pas pour tout de suite : « Non, pas immédiatement ! C'est possible et c'est le but qu'il faut poursuivre. Mais, soyons réalistes, ce n'est pas immédiat. »

Le travail sera de longue haleine. En 2011, Amnesty International a recensé 676 exécutions. Parmi les pays qui figurent en tête, la Chine, l'Arabie Saoudite, l'Iran, les Etats-Unis et l'Irak où encore dimanche dernier, onze personnes ont été exécutées.

tags: Arabie Saoudite - Chine - Droits de l’homme - Etats-Unis - Justice internationale - Laurent Fabius - Maroc
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