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    Vu de Corée du Sud : les défis du cinéma en «4D»

    media La 4D offre de nouvelles sensations aux spectateurs. Un hélico s’envole ? Le siège vibre. Le héros entame un pas de danse ? Le fauteuil se met à onduler. Il tombe dans l’océan ? De l’eau est vaporisée. 4DX

    Le cinéma en « 4D » ajoute à la 3D classique des odeurs et des mouvements du fauteuil, afin d’accroître l’immersion du spectateur dans le film. Au-delà de l’effet de nouveauté, le concept a-t-il un avenir ? Reportage dans un studio sud-coréen de conversion des films au format 4D.

    Le film vient à peine de commencer, et déjà les sièges tressautent. Pendant deux heures, les spectateurs sont emportés dans un maelström d’effets sensoriels : leur fauteuil monte, redescend, tangue, roule et vibre (deux zones de vibration prévues : dans le dos et sous les fesses) ; des bruits explosent près de leurs oreilles, des éclairs stroboscopiques éclatent dans leur dos, de l’eau, de la fumée, du vent et diverses odeurs leur cinglent le visage. Mieux vaut arrimer votre pop-corn avant de vous assoir…

    « Nous avons même un système qui permet de chatouiller les chevilles des spectateurs ! C’est très efficace pour les films d’horreur », précise fièrement Young Choi, directeur artistique de 4DX, l’entreprise basée à Séoul qui commercialise cette technologie et qui convertit les blockbusters hollywoodiens au format « 4D ».

    4DX est une filiale de CJ, un conglomérat coréen, producteur et distributeur de films. Sa croissance est explosive : première salle en Chine en 2010, 113 écrans dans 27 pays mi-2014, et objectif de 300 écrans fin 2015. « La 4D est une réponse à la désaffection graduelle du public pour les films en 3D ; elle offre aux exploitants de salles des revenus beaucoup plus élevés », assure Brendon Choi, directeur marketing de la société. Ses plus gros marchés sont pour le moment la Chine, la Corée du Sud et le Mexique. Fin juin, l’ouverture d’une première salle en Californie a rencontré un grand succès public. Le ticket d’entrée coûte environ deux fois celui d’un film en 3D.

    Et si un personnage émet une flatulence à l’écran ?

    Dans son studio situé dans le centre historique de Séoul, dans un bâtiment choisi pour la solidité de ses fondations, les équipes de 4DX reçoivent en avance les films (des grosses machines telles que Tortues Ninjas ou Transformers), décident des effets sensoriels à appliquer à chaque scène, puis les testent patiemment dans de mini-salles obscures bardées d’électronique. A chaque film sont assignés deux directeurs artistiques : l’un est en charge des effets environnementaux, l’autre des mouvements des sièges. « Nous ne nous contentons pas de balancer nos effets. Nous trouvons pour chaque personnage une texture et une vibration qui lui est propre », explique savamment Young Choi.

    Et si un personnage émet une flatulence à l’écran, quelle est l'odeur diffusée dans la salle ? « C’est délicat, admet le directeur artistique. Parce que nous ne voulons pas non plus incommoder les spectateurs. A la place d’une odeur de pet, on a donc choisi un parfum de café. Ca fait rire les gens ! » Ce long travail de conversion (58 films en 2013) se déroule sous le contrôle attentif des maisons de productions américaines : « satisfaire les gens de Hollywood, ce n’est pas facile… » 

    La technologie reste expérimentale. Le fauteuil secoue son occupant dans les moments les plus incongrus, et lui inflige à l’occasion des vibrations désagréables dans les côtes. Un hélico s’envole ? Le siège vibre. Le héros entame un pas de danse ? Le fauteuil se met à onduler. Il tombe dans l’océan ? De l’eau est vaporisée sur les spectateurs.

    Certains râlent : « Tout ça me donne le mal de mer. Ça m’empêche de me concentrer. Au lieu de me plonger dans le film, j’en sors », regrette Hyewon Kim, responsable de production et d’achat au sein de Panda Média, petite agence de production basée à Séoul. La jeune Coréenne tempère : « Dans le milieu du cinéma, beaucoup disent que la 4D n’est pas terrible… Mais ils disaient déjà cela lors des débuts de la 3D ! »

    Hyewon Kim croit au succès du concept, à condition que sortent des films qui tireront le maximum du nouveau format : « Il faudra des bons films pour que ça décolle vraiment. Des long-métrages qui feront pour la 4D ce qu’a fait Avatar, Life of Pi ou Gravity pour la 3D ». Lors d’un récent festival au Mexique, le réalisateur de Gravity, Alfonso Cuaron, a d’ailleurs déclaré s’intéresser de près aux possibilités offertes par le nouveau format, qualifié de « très amusant ».

    « Certes, l’expérience du spectateur n’est pas toujours très confortable, mais ça peut s’arranger », conclut Hyewon Kim. Un bouton sur l’accoudoir permet déjà de désactiver les brumisateurs d’eau, et l’exploitant de la salle peut lui-même régler l’intensité des mouvements de ses sièges.

    A Séoul, dans le studio de 4DX, les équipes ne cessent de réfléchir à améliorer le concept, toujours dans l’idée d’accroître l’immersion du spectateur : « Nous avons beaucoup d’idées de nouveaux effets. Comme par exemple utiliser des écrans différents, ou utiliser les portables des spectateurs… Mais nous ne pouvons pas tout révéler », confie Young Choi. Brendon Choi, son collègue du marketing, rajoute : « Nous proposons aussi des publicités au format 4DX ! Notre technologie permet de rendre les pubs plus immersives, donc plus efficaces ». Il prévoit 22 millions de tickets vendus d’ici la fin de l’année.

    A chaque film sont assignés deux directeurs artistiques : l’un en charge des effets environnementaux, l’autre des mouvements des sièges. 4DX

     

    Pour en savoir plus

    Vidéo promotionnelle Youtube

    Le site web de l’entreprise

    Article du Hollywood Reporter sur la première ouverture d’une salle 4DX aux Etats-Unis

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