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    Hebdo

    « IAM Africa », nouveau magazine d’art féminin

    media La couverture du magazine IAM Africa numéro 1. Fragment. IAM Africa

    La photographe camerounaise Angèle Etoundi Essamba, 52 ans, lance un magazine féminin de luxe, centré sur l’art, la mode et l’architecture.

    Défrichant un terrain artistique foisonnant, IAM Africa donne une visibilité aux créatrices du continent et de la diaspora. Semestriel bilingue, anglais et français, c’est une sorte de Revue noire pour les femmes.

    L’idée du magazine est venue à Angèle Etoundi Essamba, installée depuis longtemps à Amsterdam, de sa propre expérience. « Je suis une photographe à la base, dit-elle, et j’éprouve le besoin de ce type de plateforme pour des artistes en mal de visibilité. Je voulais montrer leurs rêves et la façon dont elles brillent ».

    IAM Africa part du simple constat de ce manque pour « toute une génération d’artistes qui a déjà transformé l’image de l’art africain et qui rivalise enfin avec les plus grands créateurs du monde occidental ». Souvent peu visible, le rôle joué dans cette mutation par les femmes, artistes ou professionnelles du monde de l’art, est pourtant « indiscutable », affirme la photographe.

    Pour cette artiste reconnue dont les travaux célèbrent la femme africaine, la réflexion qui sous-tend son projet coule de source : il s’agit de rendre visible tout le pan noir et féminin de la création contemporaine. Encore fallait-il avoir un certain sens du partage et surtout, s’en donner les moyens.

    Angèle Etoundi Essamba, fondatrice du magazine IAM Africa. Angèle Etoundi Essamba

    Une aventure menée sur fonds propres

    Elle mène cette aventure sur fonds propres, avec ses deux associées françaises basées à Amsterdam, Céline Séror, son agent artistique et Françoise Mouly, une juriste passionnée par l’art. L’équipe est soutenue par le fabriquant néerlandais de tissus Vlisco, mais aussi par la Fondation Blachère en France. Elle attend d’autres sponsors encore frileux, qui demandent d’abord à voir.

    La photographe, qui vend ses tirages aux prix du marché de l’art, entre 3 000 et 4 000 euros, a tout investi dans le premier numéro du magazine, dont la rédaction en chef a été confiée temporairement à Ayoko Mensah, ancienne responsable de la revue Afriscope, et qui travaille désormais à la communication des programmes de coopération culturelle Afrique-Caraïbes-Pacifique (ACP) de l’Union européenne.

    Son titre, IAM Africa, évoquera à certains un vieux groupe de rap marseillais, en fait assez éloigné des préoccupations du public cible de ce magazine : artistes, galeristes, collectionneurs et musées. « I am » en anglais, c’est ce que je suis, rappelle la directrice de publication. Nous avons longtemps réfléchi au titre, mais il n’y a pas mieux pour nous. Ces trois mots très courts veulent tout dire ».

    IAM Africa veut parler de ces fortes personnalités qui créent ou travaillent dans les arts, comme la commissaire d’exposition camerounaise Koyo Kouoh, basée à Dakar, qui était présente lors du lancement du magazine à Londres, le 17 octobre, à l’occasion de la foire artistique « 1:54 » (d’après les 54 pays du continent), un rassemblement de galeristes africains.

    Un premier numéro sur le Cameroun

    Une partie de cette revue de 136 pages, vendue 25 euros sur abonnement, va porter sur des pays précis – comme le faisait en son temps la Revue noire – et une autre partie traite des actualités panafricaines de ces dames. Les hommes n’auront la parole que dans une seule rubrique, à condition que leur travail s’intéresse aux femmes.

    IAM Africa

    Le premier numéro porte sur le Cameroun, le pays qu’Angèle Etoundi Essamba connaît le mieux. On y retrouve les pionnières de l’art contemporain comme la styliste Ly Dumas, l’architecte Danièle Diwouta-Kotto ou la directrice de centre d’art Marilyn Douala Bell, mais aussi celles qui se trouvent à l’avant-garde : les plasticiennes Kristine Tsala, Aza Mansongi, les stylistes Ann Ngann Yonn et Carm del Praia...

    Dans la partie internationale, on découvre les portraits illustrés de larges photos de Bibi Silva, directrice de la galerie CCA à Lagos (Nigeria), Marie-Cécile Zinsou, présidente de la Fondation Zinsou à Cotonou (Bénin), Touria El Glaoui, fondatrice de la foire artistique 1:54 à Londres, ou encore des créatrices de mode Loza Maléombho à Abidjan ou Mimi Plange à New York.

    Au-delà du monde de l’art, le public visé comprend toutes les femmes noires en mal de miroirs qui ne soient pas déformants. IAM Africa, qui dispose déjà d’un site Internet alimenté par des rédactrices issues du continent, fait le pari de les montrer en taille réelle, telles quelles : fortes, déterminées et occupant déjà une place de premier plan.

    www.iam-africa.com

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