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    Hebdo

    Gabon: retour sur la polémique autour du livre de Pierre Péan

    media Ali Bongo, aux obsèques de son père à Libreville, le 16 juin 2009. Photo AFP

    La parution du dernier livre du journaliste français Pierre Péan, Nouvelles affaires africaines, a suscité un vif débat au Gabon - autant sur la corruption que sur le maintien au pouvoir de la famille Bongo. Appels sur l’actualité revient sur l'aspect le plus polémique, à savoir la filiation du président Ali Bongo. Libreville a immédiatement balayé les affirmations du journaliste français en parlant de « rumeurs ». L’enquête de Pierre Péan, sous-titrée Mensonges et pillages au Gabon, se penche sur la fin de règne du défunt président Omar Bongo et sur les modalités d'accession au pouvoir de son fils Ali, à sa mort en 2009. L’auteur accuse notamment l'actuel chef de l'Etat d'avoir falsifié de nombreux documents, de son acte de naissance à ses diplômes. Pierre Péan a déjà révélé quelques grandes affaires, mais ses livres, parfois très controversés, lui ont valu de nombreux procès, notamment lorsqu’il a contredit l'histoire du génocide rwandais.

    Dans son dernier livre, Pierre Péan accuse le président gabonais Ali Bongo d’avoir falsifié son acte de naissance. Quelles preuves le journaliste français avance-t-il ?
    Des témoignages. L'essayiste français s'appuie notamment sur un livre de souvenirs, Kala Kala, publié en 1986 par l'ex-ambassadeur de France Maurice Delauney. Au moment de la guerre du Biafra, en 1967-1968, cet ancien agent des réseaux Foccart raconte comment plusieurs centaines d'orphelins biafrais ont été transportés du Nigeria au Gabon, pour y être adoptés. Delauney n'en dit pas plus, mais Péan affirme, à partir d'un témoignage anonyme, celui d'un ancien cadre français du secteur pétrolier, que l'un de ces orphelins a été adopté par le tout jeune président Omar Bongo, et que c'est cet enfant qui serait devenu Alain Bongo, puis Ali Bongo, après sa conversion à l'islam.

    Pourquoi Ali Bongo ne fournit-il pas une preuve de sa filiation ?
    A Libreville, la sœur aînée d'Ali Bongo, Pascaline Bongo, vient de sortir de son silence pour démentir formellement cette affirmation. Quand on connaît les rapports orageux entre le frère et la sœur, cela mérite d'être souligné. Pascaline affirme donc qu'Ali est bien le fils d'Omar Bongo et de Patience Dabany, et qu'il est né en 1959 à Brazzaville, qui était à l'époque la capitale de l'AEF [Afrique équatoriale française, ndlr] et la ville où le jeune fonctionnaire Albert-Bernard Bongo - le futur Omar Bongo - travaillait. Autre contre-témoignage, celui de Delphine Ayo Mba, l'une des filles de Léon Mba, le premier président du Gabon indépendant. Elle affirme que, bien avant la guerre du Biafra, bien avant 1967, elle jouait dans les jardins du palais présidentiel de Libreville avec Alain Bongo, le futur Ali Bongo.

    Pierre Péan a-t-il des documents contradictoires ?
    En fait, le seul document, ou contre-document, sur lequel s'appuie Péan, c'est l'acte de naissance qui a été produit par le candidat Ali Bongo juste avant la présidentielle d'août 2009. Sur cet acte de naissance, il est écrit qu'Ali Bongo Ondimba est né en 1959 à Brazzaville. Or, bien évidemment, le jour de sa naissance, l'enfant ne pouvait pas s'appeler Ali Bongo Ondimba, pour la simple raison que cet enfant se prénommait Alain et que son père n'avait pas encore ajouté le patronyme Ondimba derrière le patronyme Bongo. Il est donc clair que cet acte de naissance n'a pas été fait le jour de la naissance d'Ali Bongo. Et Pierre Péan propose donc au président Ali Bongo de produire son véritable acte de naissance, qui se trouve peut-être dans les archives de l'état-civil de Brazzaville ou dans celles de Nantes, la ville française où sont réunies ces archives pour les anciennes colonies françaises. Réponse d'Alain Claude Billie By Nze, le porte-parole de la présidence gabonaise : « Si une question se pose, qu'on la pose à l'officier d'état-civil qui a rédigé cet acte de naissance. Celui qui estime que cet acte n'a pas été élaboré et retranscrit dans les formes s'en prend à l'officier d'état-civil et non à la personne concernée ». Sous-entendu : à Libreville, il y a un fonctionnaire de mairie qui risque d'avoir quelques soucis à se faire...

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